5.0 of 5 (6 Votes)
Temps de lecture : 5 min

Bon, il y a des militaires américains qui se sont fait avoir aussi, mais franchement, il faut pas être très malin quand même, ce qui peut être gênant pour des ... Espions ...

Pied nickele DGSE 23 02 2018
Un officier de sécurité au QG de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), à Paris le 4 juin 2015
afp.com/MARTIN BUREAU

L'application, qui géolocalise les parcours des courses de ses utilisateurs, a permis d'identifier des espions français, leur lieu de travail et leurs planques en opération.

L'état-major français des armées avait déjà pris le "problème Strava" au sérieux, mais il n'avait peut-être pas mesuré l'étendue des dégâts. En janvier dernier, les cartes issues des données de l'application de course à pied ou vélo, Strava, qui permet notamment de géolocaliser les courses des joggeurs, ont été mises en ligne. Depuis, ces données ont révélé que des soldats américains en zone de conflit, mais aussi des soldats français, faisaient leurs footings autour de leurs bases, parfois secrètes, révélant ainsi leur position.  

LIRE AUSSI >> Géolocalisation et appli sportive : l'armée française rappelle ses troupes à l'ordre

L'armée française, si elle s'était montrée rassurante en affirmant "qu'aucune installation secrète n'a été révélée", avait tout de même rappelé à ses soldats imprudents que la "désactivation des fonctions de géolocalisation et de GPS" était une règle de sécurité élémentaire. Mais selon le Canard enchaîné, dans son édition du 21 février, l'état-major n'a apparemment pas été assez clair. 

La course du pied nickelé

Certains militaires auraient choisi d'ignorer ces avertissements. Parmi eux, certains agents de la très secrète Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), qui ont pu être identifiés et suivis à la trace, rapporte l'hebdomadaire satirique. "Certains espions sont benoîtement restés branchés" après les avertissements du ministère de la Défense, et "vu les tracés cartographiques ultra-précis de l'application, il était alors facile de repérer les joggeurs qui, le midi, quittaient et regagnaient en petites foulées des sites appartenant à la DGSE", écrit le Canard.

Et si ces espions ont cru qu'utiliser un pseudo sur Strava protégerait, ils ont fait preuve d'une naïveté incompréhensible de la part d'agents dont la paranoïa est normalement un art. Comme l'explique l'hebdomadaire, certains enregistraient tous leurs footings, même ceux accomplis lors de compétitions officielles, comme le marathon de Paris, auxquelles ils s'inscrivaient sous... Leur vrai nom. 

La planque irakienne (et secrète) de l'espion joggeur

Et comme les résultats de ces épreuves sont disponibles sur Internet, il suffisait de les comparer avec les données publiques de Strava pour découvrir qui se cache derrière quel pseudo. "Ce n'est pas Le bureau des légendes, mais OSS 117", se moque Le Canard Enchaîné, qui a pu identifier "un agent qui a pris comme couverture le nom d'un personnage de dessin animé".  

Grâce à l'exploitation des informations laissées en ligne - notamment sur Facebook - sous son vrai nom et ses informations géolocalisées laissées en ligne par Strava, les journalistes du Canard ont pu reconstituer "l'environnement familial et professionnel" de cet espion imprudent. L'identité de sa femme, très loquace sur Facebook, a été trouvée, le footing autour du domicile de sa mère a permis d'identifier son adresse, comme ceux effectués le week-end à laisser deviner son domicile en Île-de-France.  

Pire encore, l'agent en question, visiblement avide de suivre ses performances sportives en toutes circonstances, s'est servi de son application Strava alors qu'il était en mission en Irak. "Un mois durant, sa planque dans un bâtiment en Irak était aisément géo-localisable", alerte l'hebdomadaire. Heureusement pour lui, les terroristes de Daech n'ont apparemment pas été aussi assidus que le Canard. 

 

Source : Lexpansion.lexpress.fr

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires  :

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s