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Bon, bah ! Ce n'est pas mal tout ça, enfin c'est moins pire que prévu, mais ça reste dans le cadre de l'€uro. Pour la fibre optique, je suis confronté au problème. En fait, par chez moi (même si la maire l'a promis), les acteurs privés ne veulent pas investir, le département non plus, et la commune pas plus. Donc, avec ça je suis mal barré pour dépasser les 360kb de ma connexion ADSL. Eh oui ! La campagne pour ça, ça tue....

Bref, c'est bête, parce que tout ça c'est du PIB facile, les infrastructures sont les clefs, et on se repose sur des lauriers qui sont franchement défraîchis... Enfin, c'est un peu comme le réseau ferré de la SNCF, si je puis me permettre.

Enfin, apparemment, ça va changer...

Pour le reste, un peu de baume au cœur donc, avec ce discours d'Arnaud  Montebourg, mais même si les lignes bougent, il faut aller largement plus loin. Surtout, encore et toujours, en matière d'évasion fiscale, car ce sont 92 milliards de manque à gagner pour l'État par... an... qui permettraient de relancer notre économie sans toucher aux classes moyennes ni aux protections sociales.

Plus loin que ça en amont, de leur aveu même, la régulation financière, notamment des banquiers qui spéculent sur notre dette, mettrait fin à ces hérésies de politiques d'austérité.

Sans oublier les salaires qui doivent être augmentés, pour faire face à la réalité des dépenses mensuelles, et ainsi relancer la consommation puis, de facto, la production et les embauches. Il faut que les actionnaires comprennent qu'il en va de la viabilité du système, et qu'ils lâchent un peu de leurs faramineuses marges de bénéfices qui étouffent les entreprises, au point qu'elles ne peuvent même plus investir dans la recherche et le développement, ou restituer une part normale de salaire aux employés.

Là aussi, la volonté doit être politique et imposée par la base, car vous savez bien que « Les promesses n'engage que ceux qui les reçoivent... » C. Pasqua ; )

Bonne journée ; )

Montebourg 11 07 2014
Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg lors de son discours à Bercy le 10 juillet 2014. (AFP)

Le ministre de l'Economie a appelé les chefs d'entreprise à créer de l'emploi et entreprend de s'attaquer aux professions réglementées.

Le ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, a exposé jeudi à Bercy sa feuille de route du redressement économique de la France pour les trois années à venir. Lors de son discours, il a annoncé qu’il présentera à la rentrée un projet de loi comprenant une trentaine de mesures pour «restituer six milliards d’euros aux Français». Le ministre a également plaidé pour affecter le produit des efforts budgétaires selon une «règle des trois tiers» entre réduction des déficits et baisses d’impôts pour les entreprises et les ménages.

«Un tiers serait affecté à la réduction du déficit public, garantissant notre sérieux budgétaire et la poursuite de l’assainissement des comptes publics», a-t-il détaillé. «Un tiers serait affecté à la baisse des prélèvements obligatoires sur les entreprises […] Un dernier tiers serait affecté à la baisse de la pression fiscale sur les ménages afin d’améliorer leur pouvoir d’achat», a-t-il ajouté.

«Cette règle des trois tiers est de nature à soutenir la croissance, permettant par un autre chemin le rétablissement de nos comptes publics. Et nous pourrions de la sorte nous remettre à créer de l’emploi et cesser enfin d’en détruire», a-t-il défendu.

Parmi les mesures du projet de loi annoncé pour la rentrée, Arnaud Montebourg a précisé qu’il allait s’attaquer aux professions réglementées, comme les huissiers ou les avocats.

A lire aussi : Arnaud Montebourg, de l’art du faux départ

Le ministre de l’Economie et du Redressement productif a par ailleurs renouvelé ses critiques à l’encontre de la Banque centrale européenne en appelant celle-ci à lutter plus vigoureusement contre l’euro fort et à racheter de la dette publique.

«Dans un contexte où l’inflation est historiquement faible» (0,5% en juin), il a jugé «inévitable que la BCE aille encore plus loin dans les politiques monétaires non conventionnelles en procédant enfin à l’achat de titres de dette publique si l’euro ne baisse toujours pas et si la croissance ne repart pas dans la zone euro.»

Arnaud Montebourg a également demandé aux chefs d’entreprise de «créer de l’activité» en «contrepartie» du «sacrifice» réalisé par les Français. «Je lance un appel aux patrons, petits et grands […], les Français vous soutiennent en faisant le sacrifice historique de 40 milliards de baisse d’impôts et d’allégements de cotisations. […] Donnez aux Français en contrepartie à voir votre sens patriotique en créant de l’activité en France, en embauchant autant que vous le pouvez et en investissant dans votre appareil productif», a-t-il déclaré.

Développer l'investissement dans les infrastructures

Autre point abordé lors de ce discours,l’investissement dans les infrastructures en France. Citant les ports, la fibre optique, le tourisme ou encore la construction de barrages, Arnaud Montebourg a proposé de dynamiser la réalisation des infrastructures.

«Les investissements dans les infrastructures génèrent les emplois d’aujourd’hui et les biens communs de demain», a-t-il déclaré. «Je vous propose que nous reprenions la réalisation d’infrastructures qui nous seraient profitables comme la construction de barrages sur nos fleuves en France.»

«Ces barrages nouveaux peuvent devenir le moyen de réaliser les objectifs ambitieux de montée de la production d’électricité d’origine renouvelable», a-t-il ajouté. Par ailleurs, «pour remonter l’activité de nos ports, l’investissement dans l’amélioration des dessertes ferroviaires du port de Marseille et du Havre doit être accéléré», a aussi souhaité le ministre.

Il a également souhaité pêle-mêle l’accélération de «l’équipement des 30 millions de foyers en fibre optique en inscrivant désormais cette obligation pour les opérateurs dans la loi de croissance et de pouvoir d’achat à l’automne», la mise «à disposition des biens du Domaine public en vente [...] pour amener des investisseurs hôteliers touristiques internationaux», et l’investissement «dans les infrastructures du savoir de la révolution numérique».

Enfin, après PSA et Alstom, le ministre souhaite utiliser «les milliards des participations de l’Etat pour investir [...] dans les nouvelles entreprises de santé qui s’attaquent aux grandes maladies».

 

Source(s) : Liberation.fr avec Afp

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