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Pour info, ici, dans mon petit village à 30km au sud de Paris, 15 jours pour avoir un RDV avec le généraliste (dans l'AM si réelle urgence), 365 jours pour l'ophtalmologue, et quant aux gynécologues, c'est simple, ils ont tous déserté sans prévenir, LOL ! D'après les inputs que j'ai, c'est parce qu'il y a 20 ans, l'État a décidé de réduire le numerus clausus pour qu'il y ait moins de médecins et donc moins de ... prescriptions... Ceci, alors que la population augmente et vieillit (voir vidéo dans l'article). Nos dirigeants sont des charlatans, et le pire, c'est que ce n'est pas maintenant, en augmentant le numerus clausus qu'il y aura plus de places en facultés ou autres. Résultat, de plus en plus de médecins et de personnels médicaux étrangers, dont les diplômes ne sont pas équivalents aux médecins français. Bon, certains médecins étrangers sont très biens. Je vois la cardiologue de ma mère, qui est d'origine roumaine, rien à redire. Quant aux déserts médicaux, la solution est simple, imposer un lieu d'exercice aux jeunes médecins, pendant disons 3 ou 4 ans, ça évitera qu'ils se retrouvent tous sur la Côte d'Azur ou à Paris. Quant aux nombres d'heures travaillées, il est vrai que les jeunes médecins n'ont pas le même dévouement à leur métier et à leur clientèle que les anciens. Résultat des courses, comme il n'y a pas de médecins disponibles, tous les gens vont aux urgences... CQFD...

Praticiens 29 11 2018
Alors que la densité d'ophtalmo va encore se réduire de 20% d'ici 2030, il faut augmenter le nombre d'internes
autorisés à passer leur diplôme estime le syndicat des ophtalmos. François BOUCHON/Le Figaro

S'il faut être très patient pour rencontrer certains spécialistes, la moitié des rendez-vous chez le généraliste sont obtenus en deux jours, révèle une étude du ministère de la Santé. Les zones rurales et les petites villes sont les moins bien loties.

Avec les déserts médicaux, l'allongement des délais d'attente pour obtenir un rendez-vous chez le médecin est l'autre difficulté liée au déficit de praticiens. La palme revient aux ophtalmologues, où il faut attendre 80 jours en moyenne avant d'obtenir une date de consultation. Il faut également patienter 61 jours en moyenne avant de pouvoir se rendre chez un dermatologue, 50 jours chez un cardiologue, un mois et demi chez un gynécologue et un rhumatologue, un mois chez un chirurgien-dentiste et 3 semaines chez un pédiatre ou un radiologue, selon une étude publiée ce lundi par le service statistique du ministère de la Santé (Drees). Le délai chez un généraliste est de 6 jours en moyenne. Mais dans 49% des cas, le rendez-vous est obtenu en moins de deux jours.

Délais moindres en cas d'urgence

Toutefois, les délais sont bien moindres, quel que soit le professionnel contacté, lorsque la demande de rendez-vous est liée à l'apparition ou l'aggravation de symptômes, rassure la Drees. Ainsi, chez le généraliste, la moitié des prises de contact aboutissent à un rendez-vous le jour même en cas d'urgence, contre 6 jours pour un contrôle périodique (renouvellement d'ordonnance, etc.).

Bien sûr, tous les Français ne sont pas logés à la même enseigne. Ceux qui habitent à la campagne, dans les couronnes rurales des grandes villes, et dans les périphéries des petites et moyennes villes devront patienter plus longtemps. Alors que le délai d'attente chez un ophtalmo est de 29 jours à Paris, il faut attendre 71 jours à la campagne, 76 jours dans les communes des grands pôles ruraux, 97 jours dans les communes des petits et moyens pôles.

La Cour des Comptes veut faire appel aux orthoptistes et opticiens

Or le délai d'attente chez l'ophtalmo risque bien de s'allonger dans les années à venir, car la densité d'ophtalmo devrait encore se réduire de 20% d'ici 2030, a souligné la Cour des Comptes la semaine dernière dans son rapport annuel sur la Sécurité Sociale. Pour pallier cette difficulté, les magistrats financiers recommandent de réorganiser la filière des soins visuels, en élargissant la délégation de tâches aux orthoptistes et aux opticiens. «Des mesures en total décalage avec la réalité du terrain, a réagi lundi Thierry Bour, Président du Syndicat national des ophtalmologistes de France (SNOF). Elles ne tiennent pas compte de la complexité du diagnostic médical et risquent de conduire à des retards de diagnostic. Par exemple, il faut revoir plusieurs fois le patient avec divers examens avant de pouvoir diagnostiquer un glaucome. Et dans un parcours où trois professionnels interviendraient en autonomie, le patient risque de s'y perdre, avec aussi une inflation probable des coûts pour les organismes sociaux.»

Selon le SNOF, la solution réside plutôt dans la nécessaire augmentation du nombre de jeunes ophtalmos, alors que le nombre actuel d'internes autorisés à passer leur diplôme est largement insuffisant. C'est d'ailleurs la raison principale des délais d'attente.

 

Source : Le Figaro.fr

 

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