Pacte de responsabilité : ce que demande le Medef à François Hollande...

Bonjour, j’espère que vous allez bien. Ce matin on pourrait vous parler du challenge qui attend François Hollande à 16 h ce soir, mais je ne pense pas que cela soit la priorité. Car, comme on l’avait déjà noté en septembre 2013, Pierre Gattaz (dont j’avais, dès le départ, noté le fort potentiel) revient à la charge. Vous savez qu’initialement ils voulaient 100 milliards d’allégements de charges, alors que l’on vient de leur donner 20 milliards d'euros en décembre 2012 avec le « pacte pour la compétitivité ». On ne parlera même pas de l’ANI ou des CDII. Bref, hélas, il faut se rendre à l'évidence, le Medef dirige la France…

Par contre, là où je voudrai vous alerter, c’est que nous n’avons « que » 394,8 milliards qui rentrent dans les caisses en impôts chaque année. Alors, si l’on dépense tout pour sponsoriser les patrons, c’est tout simplement stupide.

Comprenez bien que si l'on verse 80.000.000.000 (80 milliards) au Medef en allégement de charges, il faudra bien prendre l’argent quelque part non ? Si cela crée 1.000.000  emplois, cela veut dire que chaque emploi sera sponsorisé à hauteur de 80.000 € avec un salaire de 2500 €, ça fait environ 32 mois payés à 50% par l’État, et après vous pensez qu’ils vont faire quoi ????

Bref, si vous payez par vos impôts vos propres emplois, cela revient à travailler quasiment gratuitement… Non ? Sérieusement, il faut dire les choses. En plus, on sait que 60 % des bénéfices des entreprises sont reversés directement aux ACTIONNAIRES, pas aux employés, ou même pour financer la recherche (ça aussi, c’est vous qui payez avec le CICE). Grosso modo, ce sont encore EUX qui vont tout vampiriser, et ceci alors qu’ils doivent des dizaines de MILLIARDS à l’État en TVA et diverses évasions fiscales…

Rappelez-vous, hélas, leur maxime : « Socialisation des pertes et surtout... privatisation des profits... » (Grosso modo, c’est une sorte de gros aspirateur à bénéfices...)

Mais ce qu’ils n’ont, hélas, pas compris (ou font semblant d’ignorer), c’est que dans toute société il faut un minium de redistribution des gains, ou malheureusement…

Je vous laisse réfléchir à la fin de la phrase… ; )

Amitiés,

Update 16.01.2014 : Coût du travail : le Medef pas rassasié...

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Du "pacte de confiance" demandé par Pierre Gattaz cet été, au "pacte de responsabilité" proposé par François
Hollande cet hiver, le Medef et l'Elysée semblent jouer sur les mots. - AFP

"L'engagement du Medef, avec tous les chefs d'entreprises, c'est de dire que nous sommes capables de créer un million d'emplois dans les cinq prochaines années".

A la veille du rendez-vous de François Hollande avec la presse, le patron du Medef, Pierre Gattaz, maintient la pression. Si à son "pacte de confiance" évoqué l'été dernier, François Hollande a répondu en écho par un "pacte de responsabilité", le président du Medef entend bien pousser son avantage.

Lors d'une conférence de presse organisée ce lundi en fin d'après-midi à Lille, il lance une grande mobilisation de "démonstration de force" commente-t-on au Medef. Il est en effet entouré de 1 200 patrons nordistes, qui, symboliquement, "vont prendre des engagements précis" en échange d'une baisse des charges et du coût du travail. Mais qu'offre concrètement l'organisation patronale ?

"L'engagement du Medef, avec tous les chefs d'entreprises, c'est de dire que nous sommes capables de créer un million d'emplois dans les cinq prochaines années". A la veille du rendez-vous de François Hollande avec la presse, le patron du Medef, Pierre Gattaz, maintient la pression. Si à son "pacte de confiance" évoqué l'été dernier, François Hollande a répondu en écho par un "pacte de responsabilité", le président du Medef entend bien pousser son avantage.

Lors d'une conférence de presse organisée ce lundi en fin d'après-midi à Lille, il lance une grande mobilisation de "démonstration de force" commente-t-on au Medef. Il est en effet entouré de 1 200 patrons nordistes, qui, symboliquement, "vont prendre des engagements précis" en échange d'une baisse des charges et du coût du travail. Mais qu'offre concrètement l'organisation patronale ?


En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/pacte-de-responsabilite-ce-que-demande-le-medef-a-francois-hollande_423632.html#kKCGg31JyQ74QZha.99
Du "pacte de confiance" demandé par Pierre Gattaz cet été, au "pacte de responsabilité" proposé par François Hollande cet hiver, le Medef et l'Elysée semblent jouer sur les mots.
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TVA ou CSG, Hollande devra (encore) trancher

"Un million d'emplois en cinq ans ", ce n'est pas "un engagement juridique" que prend Pierre Gattaz ce lundi 13 janvier, mais davantage "un objectif" qu'il pense pouvoir remplir. Selon lui cela reviendrait à faire baisser le taux de chômage de 11% à 8%. Pour ce faire, le patron du Medef interrogé ce matin su Europe1, affirme pouvoir "créer des poches de 50.000 à 100.000 emplois à la condition qu'un certain nombre de chantiers s'ouvrent. S'il ne précise pas les secteurs, il pose en revanche comme condition l'ouverture de 5 chantiers . Parmi eux, trois ont déjà été lancés (la baisse de la fiscalité sur les entreprises; la baisse du coût du travail; les démarches de simplification). Un quatrième correspond à un engagement de longue date du gouvernement (la baisse de la dépense publique), mais avec des ambitions patronales plus élevées. Enfin le Medef ajoute sur la table "la suppression des obstacles à l'emploi dans le cadre d'un dialogue social renouvelé", en clair, un assouplissement du contrat de travail.

Quoi qu'il en soit, les principales doléances du Medef demeurent la baisse des charges. En l'occurrence : une baisse massive de la fiscalité (50 milliards d'euros) et du coût du travail (50 milliards d'euros). Cent milliards auquel on peut tout de même soustraire les 20 milliards d'euros déjà débloqués pour le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE). Pour le patronat, "les cotisations familiales qui pèsent aujourd'hui sur le coût du travail doivent être transférée sur autre chose", comme le demande Pierre Gattaz.

Pour financer ces baisses de charges, sa recette miracle réside "idéalement en baisse de dépense publique". Faute de quoi il évoque "une petite hausse de la TVA avec un coup de pouce aux salaires nets". Mais comment faire passer cette "petite hausse" de 100 milliards alors même que le financement du CICE (20 milliards d'euros) a nécessité une hausse de la TVA (1,6 point en moyenne) au 1er janvier dernier ?

Si François Hollande n'a pas voulu de la "TVA sociale" du gouvernement Sarkozy, il a longuement hésité à augmenter la CSG quand il fut question de financer le CICE. En janvier 2012 sur France2, le candidat Hollande déclarait ne pas vouloir "que les Français soient affligés de trois ou quatre points de TVA". C'est pourtant ce que lui suggère le Medef. A moins qu'il ne reconsidère sa position sur la CSG...
 

Source : Lexpansion.lexpress.fr

TVA ou CSG, Hollande devra (encore) trancher

"Un million d'emplois en cinq ans ", ce n'est pas "un engagement juridique" que prend Pierre Gattaz ce lundi 13 janvier, mais davantage "un objectif" qu'il pense pouvoir remplir. Selon lui cela reviendrait à faire baisser le taux de chômage de 11% à 8%. Pour ce faire, le patron du Medef interrogé ce matin su Europe1, affirme pouvoir "créer des poches de 50 000 à 100 000 emplois à la condition qu'un certain nombre de chantiers s'ouvrent. S'il ne précise pas les secteurs, il pose en revanche comme condition l'ouverture de 5 chantiers . Parmi eux, trois ont déjà été lancés (la baisse de la fiscalité sur les entreprises; la baisse du coût du travail; les démarches de simplification). Un quatrième correspond à un engagement de longue date du gouvernement (la baisse de la dépense publique), mais avec des ambitions patronales plus élevées. Enfin le Medef ajoute sur la table "la suppression des obstacles à l'emploi dans le cadre d'un dialogue social renouvelé", en clair, un assouplissement du contrat de travail.

Quoi qu'il en soit, les principales doléances du Medef demeurent la baisse des charges. En l'occurrence : une baisse massive de la fiscalité (50 milliards d'euros) et du coût du travail (50 milliards d'euros). Cent milliards auquel on peut tout de même soustraire les 20 milliards d'euros déjà débloqués pour le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE). Pour le patronat, "les cotisations familiales qui pèsent aujourd'hui sur le coût du travail doivent être transférée sur autre chose", comme le demande Pierre Gattaz.

Pour financer ces baisses de charges, sa recette miracle réside "idéalement en baisse de dépense publique". Faute de quoi il évoque "une petite hausse de la TVA avec un coup de pouce aux salaires nets". Mais comment faire passer cette "petite hausse" de 100 milliards alors même que le financement du CICE (20 milliards d'euros) a nécessité une hausse de la TVA (1,6 point en moyenne) au 1er janvier dernier ?


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