
Même si le préjudice est certainement réel, le BSA se ridiculise encore une fois, et fait encore office d'épouvantail en extrapolant des chiffres bidonnés.
Le piratage informatique coûterait, selon la BSA, des milliards d´euros à l´État Français. Fichtre, la Business Software Alliance (BSA), filiale lobbyiste de grands groupes comme Microsoft, Adobe ou encore 
La BSA exploite l'emploi dans la quasi totalité de ses "enquêtes". Aux USA, d'ailleurs, la méthode a été montrée plus d'une fois du doigt et de la souris. En 2008, les entreprises, la BSA, le Congrès américain, le FBI, ... annonçaient tous deux chiffres : 750.000 emplois et 200/250 milliards de dollars perdus aux USA en raison du piratage de logiciels. Plusieurs journaux, dont Ars Technica ont tenté de trouver la source de cette information. Réponse ? les entreprises, la BSA, le Congrès américain, le FBI, ... se sont renvoyés la balle. C'est pas moi, c'est lui. Bilan, les chiffres n’ont aucun sens et sentent bon le mensonge. Aux USA, 750.000 personnes représentent 8 % du nombre total de chômeurs aux États-Unis. 250 milliards de dollars dépassent les chiffres d’affaires 2005 des industries cinématographique, musicale, du logiciel et du jeu vidéo. CA cumulés.
Neil MacBribe, l'ancien vice-président anti-piratage et directeur juridique de la Business Software Alliance (BSA), a été nommé en 2009 par Barack Obama, le Président des États-Unis d'Amérique, au département américain de la Justice. MacBribe est connu pour avoir appelé le journaliste américain Mike Masnick, de TechDirt "commenter des statistiques publiées par la BSA sur l’impact du piratage et insisté sur le fait que le piratage représente une perte, et non la fin d’un business model."
En mai dernier, un groupe de 70 parlementaires américains s'était contenté de montrer de la matraque cinq pays via le Congressional International Anti-Piracy Caucus. Dans la liste, point de français mais la Chine, la Russie, le Canada, l'Espagne et le Mexique. Des pays à surveiller car ne respectant pas ou peu le droit à la propriété intellectuelle. L'un des parlementaires, le sénateur Whitehouse expliquait alors que « le piratage (...) affaibli une partie de notre économie qui a longtemps entretenu l'innovation et la création d'emplois aux États-Unis. Ce piratage doit s'arrêter, et vite ». Le CIAPC parlait, il y a cinq mois d'un un manque à gagner de 25 milliards de dollars.
Bref, un chiffre parle le langage qu'on veut bien lui approprier.
Source : Zataz.com
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