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J'ai vu qu'en augmentant de 0,20 € le prix des vêtements faits dans ces usines, on pouvait en bout de chaîne augmenter par deux le salaire de ces ouvrier(e)s... Je ne dis pas que c'est une solution, car le problème, c'est la mondialisation. Mais je pense qu'une si petite hausse serait négligeable pour la plupart des consommateurs américains ou européens, mais, a contrario, constituerait un grand pas pour ces personnes. Quant à ces grandes enseignes qui jouent sur les mots pour ne pas indemniser les victimes, je ne dirai même pas ce que j'en pense...
 
Encore une fois, ce qu'il faudrait, c'est produire en France... Mais les patrons préfèrent faire du chiffre que de faire marcher l'économie locale (et les Français(es) veulent des prix toujours plus bas...)
 
Alors, il faut bien comprendre qu'à ce petit jeu l'économie s'asphyxie... Les devises partent à l'étranger, ou il n'y a pas de réglementation, pas de sécurité sociale, et où l'on peut exploiter les gens jusqu'à la mort....
 
C'est ce que l'on appelle le dumping social... Niveler toutes les économies, par le bas... Pour que le coût du ch'it ouvrier soit le même partout dans le monde...
 
Comme le disait Étienne Chouard : la logique finale du Capitalisme c'est Dachau...
 
Amicalement,
 
F.
 
Auchan 24 04 2014
(Photo Philippe Huguen. AFP)

Trois associations accusent l'enseigne de pratiques trompeuses et de violations de l'éthique vis-à-vis de ses sous-traitants au Bangladesh.

Les associations Sherpa, Peuples solidaires et le collectif Ethique sur l’étiquette ont porté plainte contre le distributeur Auchan auprès du parquet de Lille pour pratiques commerciales trompeuses, un an après la catastrophe du Rana Plaza au Bangladesh, a-t-on appris jeudi auprès de l’une d’entre elles.

«La plainte est partie hier soir au parquet de Lille par lettre recommandée avec avis de réception et ce matin par télécopie», a expliqué jeudi Me William Bourdon, président de l’association Sherpa pour «la défense des populations victimes de crimes économiques». Le parquet de Lille n’était pas en fin de matinée en mesure de confirmer réception de la plainte. Une enquête menée par les associations «a permis de démontrer que des étiquettes In Extenso d’Auchan avaient été retrouvées dans les gravats de l’immeuble», a souligné Me Bourdon, qui confirmait une information du Parisien-Aujourd’hui en France.

Le 24 avril 2013, l’effondrement de l’immeuble Rana Plaza avait tué 1138 ouvriers et blessé plus de 2000 autres, mettant en lumière les conditions de sécurité déplorables dans les ateliers et les salaires et conditions de travail misérables des salariés.

La plainte porte sur des pratiques commerciales trompeuses et se fonde sur les engagements éthiques d’Auchan sur le respect des droits du travail. «La base de la plainte est qu’Auchan s’engage à respecter scrupuleusement les grands textes de l’OIT, de l’OCDE et les principes de l’ONU pour les multinationales, qui ne sont par ailleurs pas contraignants. Elle devrait être très vigilante sur toute sa chaîne de production», a expliqué à l’AFP Marie-Laure Guislain, responsable du contentieux chez Sherpa.

«On ne peut pas d’un côté se targuer d’être une entreprise très responsable, de faire la différence même par rapport à d’autres grandes enseignes sur les valeurs qu’on respecte, et de l’autre ne pas connaître les sous-traitants avec qui on travaille», a-t-elle poursuivi. «Ce fondement ne paraît pas le plus logique, mais à l’heure actuelle, on ne peut pas poursuivre Auchan pour les victimes des activités du sous-traitant de son fournisseur», a précisé de son côté Fanny Gallois, de Peuples Solidaires, lors d’un rassemblement d’associations devant le ministère de l’Economie à Paris.

Contacté par l’AFP, Auchan, qui a rappelé avoir pris une série de mesures en réponse à la situation de la filière au Bangladesh, n’a pas souhaité se prononcer sur le contenu de la plainte qu’il n’a pas pu consulter.

 

Source(s) : Liberation.fr avec Afp

Information complémentaire :

Crashdebug.fr : Maurice Allais : Les effets destructeurs de la Mondialisation