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Bonne chance, bon point il propose la fin du CICE et le RIC.

Le président de l'Union Populaire Républicaine, qui avait obtenu 0,92% des voix en 2017, brigue une deuxième fois la présidence de la République.

«Rendre aux Français leur liberté de choix». C'est ainsi que François Asselineau résume son programme pour 2022. L'ancien conseiller de Paris officialise ce mardi matin sa candidature, au siège de son parti, dans le 11e arrondissement. Pas de drapeau européen dans la salle, bien sûr, mais un drapeau français et un cadre contenant la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Pour le candidat, «le principe même de l'Union européenne est de décrédibiliser le niveau des États nations». Il entend donc en sortir.

François Asselineau présente cette fois-ci un programme en «27+1» engagements, le 28e étant un engagement à tenir ses 27 promesses de campagne. Un clin d'œil au nombre d'États membres de l'Union européenne, réduit à 27 depuis le départ du Royaume-Uni en 2020.

Sortir de l'euro, de l'UE et de l'OTAN

Le candidat du «Frexit» avait obtenu 0,92% des suffrages en 2017 et 1,17% des voix aux élections européennes de 2019. Pour autant, sa proposition de sortir la France de l'Union européenne, d'abord perçue comme «farfelue» lors de la fondation de l'UPR en 2007, serait «maintenant dans tous les esprits» selon lui. Le haut fonctionnaire souligne que depuis la création de l'UPR en 2007, plusieurs évènements sont venus crédibiliser ses propositions, notamment la crise des migrants, «qui a montré l'irréalisme de l'espace Schengen».

Dans son programme pour 2022, François Asselineau reprend plusieurs éléments de ses précédentes campagnes, notamment la sortie de la France de l'euro, de l'Union Européenne et de l'OTAN. «Nous voulons que la France sorte de l'Union Européenne en bonne intelligence avec ses voisins», précise cependant le candidat, pour qui certaines propositions à droite sur la primauté du droit français sur le droit européen impliquent de «rester dans le club sans en appliquer les règles.»

Supprimer les régions

L'ancien conseiller de Paris propose également des mesures d'économie, en réduisant le nombre de députés et de sénateurs, en supprimant les régions, et en mettant fin au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) pour les grandes entreprises.

Sur les questions internationales, le prétendant souligne son «refus de l'assujettissement diplomatique et militaire de la France» et sa volonté d'un retour «à la sagesse gaullienne» qui implique selon lui de reconnaître la seule légitimité des États, et non pas des régimes.

François Asselineau promet par ailleurs de modifier la Constitution pour faire adopter par les Français un référendum d'initiative citoyenne (RIC). Il s'oppose au passe sanitaire qu'il rattache à une «société de surveillance» laissant présager la mise en place d'un «crédit social à la chinoise».

Le candidat relève cependant ses différences avec le président des Patriotes Florian Philippot, figure de proue des manifestations anti-passe sanitaire de cet été, dont il dénonce les «propos extrémistes».

Mis en examen pour harcèlement

Interrogé sur sa mise en examen pour harcèlement et agressions sexuelles, le candidat réfute de nouveau ces accusations et insinue qu'il s'agit d'une tentative pour le salir. «J'ai un casier judiciaire vierge», précise-t-il, en ciblant sans le nommer Éric Zemmour, condamné en 2020 pour injure et provocation à la haine.

Quant aux 500 parrainages d'élus, sésame indispensable pour pouvoir se présenter à l'élection, François Asselineau explique avoir «bon espoir» de parvenir à les réunir, sans pour autant donner le nombre actuel de ses promesses de soutien. Celui-ci serait cependant plus élevé «qu'à la même époque en 2016».

 

Source : Lefigaro.fr

 

Information complémentaire :

Asselineau 2022