5.0 of 5 (4 Votes)
Temps de lecture : 6 min

Ils ont voulu faire un exemple, mais j'avoue que c'est un jugement qui ne manque pas de sel, quand on connaît les accointances du gouvernement français envers les groupes terroristes islamistes en Libye, en Syrie, etc., et ce depuis 1985, et le fait que l'on cache à Interpol des terroristes islamistes sur notre sol. Sans oublier que la France arme et entraîne ces derniers depuis des années, qu'est-ce que vous en pensez vous ? Quand est-ce que Nicolas Sarkozy et François Hollande seront jugés pour crime contre l'humanité pour leur déstabilisation de républiques souveraines en vue de faire exploiter leurs richesses naturelles par nos multinationales ? Hum !... Égoïsme et cynisme, passivité de la population française, pas étonnant que des gens aient envie de mettre des bombes...

djihadiste 06 09 2017

Paris - Dix-huit mois d'emprisonnement ont été requis dans la nuit de mardi à mercredi à Paris à l'encontre de la mère d'un jihadiste présumé mort en Syrie, accusée d'avoir financé son dessein jihadiste en lui envoyant de l'argent, ce dont elle se défend.

Le procès de Nathalie Haddadi, conseillère commerciale en Alsace, s'est déroulé jusqu'à 04H00 du matin mercredi dans une atmosphère tendue, devant la 16ème chambre du tribunal correctionnel de Paris. 

Le procureur a requis un mandat de dépôt à son encontre, c'est à dire son incarcération immédiate.

Le jugement sera rendu le 28 septembre. 

Si ce type de procès est rare, "ce n'est pas la première fois" qu'un parent de jihadiste comparaît pour financement du terrorisme, avait précisé le représentant de l'accusation en début d'audience.

Cette femme de 43 ans est accusée d'avoir payé des billets d'avion pour l'Algérie à son fils Belabbas Bounaga, qui y avait rejoint son père début novembre 2015 alors qu'il était visé par une interdiction de sortie du territoire français à l'issue d'une peine d'emprisonnement. 

Il est reproché à la prévenue, musulmane non pratiquante, de lui avoir ensuite payé d'autres billets d'avion et fait parvenir de l'argent alors qu'il voyageait en Malaisie. 

De Malaisie, il avait rejoint l'organisation Etat islamique en Syrie via le Golfe et, en août 2016, elle avait reçu un appel lui annonçant sa mort, à 21 ans. 

Avant l'ouverture de l'audience, Mme Haddadi, cheveux bruns et escarpins, avait dénoncé "une double peine", la perte d'un fils et ce procès. 

Quand cet enfant délinquant, radicalisé derrière les barreaux, était sorti de prison en juillet 2015, "j'avais peur" qu'il aille en Syrie, a-t-elle expliqué à la barre, voix fluette. "J'aurais pu sauver mon fils si j'avais eu de l'aide". 

Elle a raconté l'avoir envoyé chez son père pour "le sauver" puis lui avoir adressé quelque 2.800 euros, notamment pour l'aider après une agression en Malaisie, mais à "aucun moment" n'avoir envoyé d'argent en Syrie ou financé son projet. 

Pour le procureur, qui a déploré les "mensonges" et revirements de Mme Haddadi dans ce dossier, "elle était au courant des aspirations de son fils" lorsqu'elle lui a envoyé l'argent, mais a malgré tout aidé cet aîné "hypervalorisé" car "tout ce qu'il faisait était nécessairement bien". 

Un an d'emprisonnement, dont six mois avec sursis, a été requis à l'encontre du frère cadet de Belabbas Bounaga, accusé de lui avoir fait parvenir de l'argent - issu du trafic de drogue. Pour la même raison, trois ans d'emprisonnement avec mandat de dépôt ont été requis contre le meilleur ami du jihadiste. 

Contre Belabbas Bounaga, jugé par défaut en l'absence de certitude sur sa mort, le procureur a demandé 10 ans de prison et un mandat d'arrêt. 

Le tribunal n'avait commencé à examiner le fond de l'affaire que vers 21H30 et l'ambiance s'était fortement tendue en fin de soirée lorsque l'avocat de Mme Haddadi, Me Hervé Denis, avait accusé la présidente Isabelle Prévost-Desprez de se montrer "odieuse" avec sa cliente, qui avait alors quitté la salle en sanglots, bégayant: "J'ai perdu la chair de ma chair". 

"La plupart des parents, on est victimes de la radicalisation", a plaidé à la barre Véronique Roy, dont le fils Quentin est présumé mort en Syrie, citée comme témoin. "C'est ça qu'il faut combattre, c'est pas les parents".

 

Source : L'Express.fr

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

Crashdebug.fr :

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s