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Toutes nos pensées vont vers ces femmes qui ont été flouées.... Encore une fois, on peut souligner l'excellent travail de Médiapart.

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Le site d'informations Mediapart a fait état, mardi 1er octobre, d'un rapport interne très critique de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM, ex-Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé – Afssaps) sur l'absence d'alerte concernant les prothèses PIP, qui aurait été dissimulé à l'époque à Xavier Bertrand, le ministre de la santé. Le document date du premier trimestre 2012, et  a été saisi lors d'une perquisition au siège de l'ANSM.

"La direction de l'agence n'a pas divulgué ce document interne dont elle avait connaissance, mais a diffusé un rapport officiel, remis à Xavier Bertrand en février 2012, expurgé des informations les plus gênantes pour l'Afssaps", écrit Mediapart, qui estime que "l'augmentation des ruptures pour les prothèses PIP est amorcée dès 2006" et que "l'Afssaps aurait dû réagir dès 2007 et au plus tard en 2008", alors que la recommandation d'un retrait préventif pour toutes les femmes a été annoncé par les autorités sanitaires françaises à la fin de 2011.

Plus de 16.000 femmes se sont fait retirer leurs prothèses mammaires PIP contenant un gel de silicone frauduleux, selon le dernier bilan arrêté à la fin du mois de mai par l'ANSM. Le taux de "défaillance" constaté sur les implants PIP retirés est "à ce jour de 25,4 %", avec 7 186 implants défectueux sur les 28 276 retirés chez 16 426 femmes.

"INEXACT D'ALLÉGUER QUE LE RAPPORT OFFICIEL AURAIT ÉTÉ EXPURGÉ"

Le professeur Dominique Maraninchi, patron de l'ANSM, "dément toute dissimulation". Selon lui, "le document évoqué a été écrit par un salarié deux mois après la remise du rapport officiel rendu public", le 1er février 2012.

"Ce n'est que deux mois après la remise publique du rapport officiel qu'un salarié de l'ANSM a remis de sa propre initiative à la direction générale une analyse personnelle et rétrospective établie sur la base des mêmes données toxicologiques et de matériovigilance que celles figurant dans le rapport remis au ministre de la santé d'alors le 1er février 2012.

Il est donc inexact d'alléguer que le rapport officiel rendu public deux mois plus tôt aurait été expurgé des éléments contenus dans ce document. Une instruction judiciaire étant ouverte sur ce dossier, l'Agence a spontanément remis au juge en charge de l'instruction le document élaboré par son salarié."

Lire aussi : "Prothèses mammaires PIP : chronologie d'un scandale"

JUGEMENT ATTENDU À LA FIN DE L'ANNÉE

Me Philippe Courtois, avocat des victimes PIP, juge que l'agence n'a "rien fait pendant deux ans. Avec un tel rapport, la mise en examen de l'agence doit être opérée rapidement. On est exactement dans la même situation que le Mediator".

Le nombre de femmes porteuses de prothèses PIP en France est estimé à environ trente mille. Les retraits préventifs avaient commencé après la suspension de la commercialisation de ces implants en mars 2010. Ils se sont accélérés à partir du début 2012, à la suite de la décision du ministère de la santé de proposer des explantations même en l'absence de signe clinique de détérioration de l'implant.

Un procès s'est déroulé en mai devant le tribunal correctionnel de Marseille contre le fondateur et patron de PIP, Jean-Claude Mas, qui nie la dangerosité de ses produits. Le jugement doit être rendu le 10 décembre.

Lire le compte-rendu du procès sur le blog de Pascale Robert-Diard : Procès PIP : "On m'avait dit que c'était la Rolls des prothèses."

 

Source : Lemonde.fr

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Information complémentaire :

Crashdebug.fr : Mediator : l'Agence du médicament mise en examen pour « homicides involontaires »

 

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