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Nous ne relatons que ce que nous savons, mais ce que je note c'est que ce type de procédé est utilisé depuis des années dans le monde de la banque, et beaucoup, beaucoup, beaucoup de banquiers ont 'sauté' de leur balcon, étonnant non ? Est-ce là aussi le début d'une série ? Est-ce que par hasard certains seraient désireux de soulager leur conscience ? (S. Eimer était alsacien, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça signifie quelque chose, comme des VALEURS....) ? Alors, n'oubliez pas que les gens impliqués dans la crise covid sont TOUT sauf des enfants de chœur...

Amitiés,

f.

Stephane Eimer Assasine
Stéphane Eimer était le fondateur de Biogroup LCD.

Stéphane Eimer est décédé mercredi 22 juin. Son corps a été retrouvé tôt le matin au pied de l’hôtel Royal Monceau, à Paris, laissant supposer d’une chute depuis un balcon. Une enquête a été ouverte notamment pour déterminer les causes de la mort de l'homme de 52 ans.

D'après les informations de nos confrères du Parisien, les enquêteurs auraient retrouvé une lettre du PDG de Biogroup évoquant "une situation conflictuelle" avec son épouse. Un élément qui tend à conforter la piste du suicide, mais aucune déclaration officielle n'est venue confirmer les informations du quotidien.

Stéphane Eimer faisait partie des grandes fortunes françaises et avait fait quelques apparitions médiatiques avec l'épidémie. Retour sur le parcours de ce docteur en pharmacie devenu homme d'affaires. 

De la petite affaire alsacienne à la multinationale 

D'après le Parisien, la success story de Stéphane Eimer a commencé dans une vieille maison de Wittelsheim, près de Mulhouse, dans le Haut-Rhin. "Quand j’ai commencé en 1998 en Alsace, j’avais deux collaborateurs", expliquait le président et fondateur de Biogroup au Monde des grandes écoles. Vingt-quatre ans plus tard, Biogroup est devenu le premier groupe de biologie médicale en France et l'entreprise s'exporte.

Le spécialiste de la biologie médicale compte quelque 11.000 collaborateurs, répartis dans plus de 1500 laboratoires en France, Belgique, Grande-Bretagne, Espagne, Portugal, Suisse et au Luxembourg. Résultat, en 2021, le magazine Challenges avait estimé les actifs du chef d’entreprise à 600 millions d’euros, et l'avait placé à la 167e position de son classement des plus grandes fortunes de France.

Une fortune renforcée par la crise sanitaire. L'homme d'affaires a eu le nez creux et a investi massivement dans les tests PCR. Un pari gagnant puisque Stéphane Eimer expliquait en 2021 que son entreprise réalisait "1 test virologique sur¡4 en France". Fin 2021, le chef d'entreprise affirmait au Figaro vouloir continuer sur la lancée des tests et les développer "sur d’autres pathologies, comme la grippe ou les papillomavirus, avec une meilleure qualité de diagnostic". 

"Je peux témoigner de la force de travail, de l’audace et de la vision de Stéphane"

À 52 ans, Stéphane Eimer revenait sur son parcours dans Le Monde des grandes écoles pour attirer de nouveaux managers. Il disait être "un boss à l’écoute, impliqué dans la théorie, mais aussi dans l’opérationnel". "J’ai toujours été présent pour mes équipes, précisait-il en expliquant que ce ne sont pas les grands meetings qui comptent, mais les contacts humains réguliers."  Pour lui, un bon manager devait être "bosseur, à l’écoute des autres, travailler en équipe et avoir de l’humilité… tout en étant sympathique !". 

Sur Twitter, ces collaborateurs le saluent. "J’admirais cet homme qui est parti de rien et a construit un empire. Sincères condoléances à la famille. Je fais partie du groupe", "RIP patron", ont commenté certains sous le tweet du communiqué de Biogroup annonçant la mort de leur "président-fondateur".

Le président du syndicat des biologistes, François Blancotte, s'est exprimé à travers un communiqué : "Nous exprimons tout notre soutien à son épouse, sa famille et ses proches. Pour ma part, mon laboratoire faisant partie de Biogroup, je peux témoigner de la force de travail, de l’audace et de la vision de Stéphane. Nous lui sommes reconnaissants d’avoir eu l’intuition et la volonté de constituer un groupe piloté et développé par et pour les biologistes médicaux."

L'homme de 52 ans, chef d'entreprise, docteur en pharmacie, était également père de famille comme on l'apprend par une employée des Hauts-de-Seine interrogée par le Parisien. "Je l’ai vu deux ou trois fois, la dernière fois c’était à une convention il y a deux ans. Il était avec sa femme et son fils d’une dizaine d’années."

 

Sofia Mazhar

 

Source : Ladepeche.fr

 

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