(Temps de lecture: 5 - 9 minutes)
1 1 1 1 1 Rating 5.00 (6 Votes)

Je suis désolé, on revient là-dessus, mais Mc Kinsey, BlackRock, Vanguard et l'Europe c'est central pour comprendre, aussi je suis désolé, mais je ne lâcherai rien... Car ces cabinets de conseil conseillent à la France depuis 15 ans, et font le job des fonctionnaires, et vous avez vu le résultat ? Ils retirent 50€ d'APL aux gens, mais ne payent pas d'impôts en France depuis 10 ans, tout ceci est un véritable scandale...

Mais ne croyez pas que ce soit isolé à Mc Kinsey, nous avons appris (entre autres) de Mme Christine Deviers Joncour que la corruption a été élevée (en 50 ans) au rang de modèle de fonctionnement pour notre pays, une explication détaillée de Jean Michel Laisné a même sauté (ils ne veulent PAS que vous compreniez, alors on va essayer de la récupérer). Bref, j'espère que les gens comprendront que la corruption (même à l'Europe) est le CANCER qui ronge notre pays, la Dette, l'Europe, les Lobbys, etc., et nous en PAYONS le prix TOUS LES JOURS que Dieu fait...

Alors SVP, réfléchissez-y (je vous ai mis toute l'audition au Sénat ci-dessous) et demandez des comptes (notamment sur les résultats par rapport aux coûts, et sur la souveraineté des données), et n'oubliez pas qu'ils on aussi des projets plus sombres.

Merci, ; )

Amitiés,

f.

Dans un rapport rendu jeudi, la commission d’enquête du Sénat sur le recours par l’État aux cabinets de conseil a notamment dénoncé le « phénomène tentaculaire » de leur présence dans la sphère publique.

Gestion de la crise sanitaire, réformes des aides personnalisées au logement (APL), de la formation professionnelle, organisation de colloques : la commission d’enquête du Sénat sur le recours par l’Etat aux cabinets de conseil a dénoncé dans son rapport publié jeudi 17 mars, le « phénomène tentaculaire » de leur présence dans la sphère publique.

Le rapport sénatorial se risque pour la première fois à livrer un chiffre, bien qu’imparfait : les sénateurs ont dénombré 945 missions de conseil. Le Monde, qui a enquêté parallèlement, en a recensé des centaines d’autres, arrivant à un total de près de 1600 contrats depuis 2015, pour un montant estimé à près de 2 milliards d’euros – des chiffres probablement inférieurs à la réalité.

Lire aussi :  Explorez les 1600 missions des cabinets de conseil pour l’Etat recensées par « Le Monde »

Le rapport sénatorial dévoile également que le cabinet de conseil américain McKinsey & Company n’a payé aucun impôt sur les sociétés en France depuis dix ans. Des révélations qui ont fait réagir plusieurs candidats à l’élection présidentielle, qui accusent le chef de l’État et son gouvernement d’avoir eu recours trop fréquemment à ces structures. « Emmanuel Macron doit s’expliquer », a immédiatement exigé sur Twitter la candidate LR, Valérie Pécresse : « Comment pouvait-il ne pas le savoir ? Le président sortant doit rendre des comptes », a-t-elle écrit. Et Xavier Bertrand, un de ses conseillers, d’interroger : « Comment le gouvernement a pu confier une cinquantaine de missions à un cabinet qui ne paye pas d’impôts sur les sociétés depuis dix ans ? Pourquoi n’a-t-il pas procédé à ces vérifications ? Pourquoi faut-il attendre que le Sénat s’en saisisse ? »

Lire : Article réservé à nos abonnés Le cabinet de conseil McKinsey accusé d’évasion fiscale en France

« Dérive totale »

En marge d’un événement au Comité olympique français, jeudi, le candidat écologiste, Yannick Jadot, a dénoncé devant la presse « une dérive totale de la place des cabinets de conseil, y compris américains, qui sont au cœur des politiques publiques françaises », et les liens d’Emmanuel Macron avec « les lobbys ». « Décidément ce gouvernement est pris dans le pot de miel des cabinets d’experts américains et de l’évasion fiscale », a-t-il ajouté. Le président par interim du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé de son côté qu’« entre [les] prestations douteuses [du cabinet], ses liens étroits avec la Macronie et son optimisation fiscale, il s’agit d’un énième scandale d’État ». « Copinage au plus haut sommet de l’État, scandaleuse optimisation fiscale : le scandale McKinsey illustre à merveille l’affaiblissement et le désarmement de l’État par Emmanuel Macron », a déploré pour sa part Eric Zemmour.

Lire aussi Article réservé à nos abonnés McKinsey, un cabinet dans les pas d’Emmanuel Macron

Invité de Franceinfo vendredi matin, le député communiste, Fabien Roussel, a lui aussi dénoncé « un scandale d’Etat » et un « scandale fiscal ». « Je souhaite que la fraude fiscale soit au cœur de cette élection présidentielle, que l’on s’attaque à ces multinationales qui payent 4% à 5% d’impôt, voire zéro, comme McKinsey, alors que nos PME ou nous, simples citoyens, nous devons payer rubis sur ongle », a-t-il poursuivi, proposant « le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales ». Il reproche notamment au gouvernement d’avoir versé près de quatre millions d’euros au cabinet McKinsey pour une mission de deux ans sur la réforme des APL. Une mission qui n’empêcha pas l’apparition de bugs informatiques en série au déploiement de la réforme, au début de 2021.

La sénatrice communiste Eliane Assassi, rapporteuse de la commission sénatoriale, a, elle, estimé qu’il était « temps que l’État reprenne en main ses politiques publiques ». Elle a aussi dit espérer présenter « à l’automne » une proposition de loi transpartisane sur le sujet des cabinets de conseil.

Lire notre enquête - Article réservé à nos abonnés Des « gilets jaunes » aux grandes réformes, les consultants en première ligne du quinquennat Macron

Le Monde avec AFP

 

Source : LeMonde.fr

Informations complémentaires :

Mc Kinsey Senat