Voilà la vision du chef de l’État qui se concrétise, alors qu’il se rends justement en Algérie avec 90 patrons issus d'une délégation pléthorique de 200 personnes !
Certes, Carlos Ghosn, le patron de Renault n’en faisait pas partie mais le constructeur français va signer, lors de cette visite, un accord avec l’Etat algérien pour construire une usine, près d’Oran, qui produira 75.000 véhicules par an.
Ça doit être la façon dont le chef de l’État entend réindustrialiser notre pays, pas étonnant qu'il n'ait plus besoin des ouvriers d'ArcelorMittal…

Le site algérien, pour sa part, alimentera dans un premier temps surtout le marché local, qui a connu un bond de 57% cette année sur les dix mois de janvier à octobre. Sur onze mois, à fin novembre, la marque Renault y est leader avec une part de marché de 27%.
Renault cherchait depuis longtemps à conforter cette position en devenant le premier constructeur à se doter d'un site industriel en Algérie, puisque le pays ne dispose que d'une activité de montage de véhicules industriels.
Le groupe avait signé fin mai un protocole d'accord et discutait depuis des détails du projet, notamment du choix du site, avec les autorités algériennes.
La concrétisation de ce projet intervient moins d'une semaine après des rumeurs sur une possible entrée de l'Algérie au capital du concurrent PSA Peugeot Citroën, numéro deux du marché algérien grâce à la marque Peugeot.
La marque Peugeot affiche sur les dix mois de janvier à octobre 2012 une part de marché de 14%, Hyundai et Dacia venant respectivement en troisième et quatrième position.
Renault, qui envisage également de construire une usine au Venezuela et en Chine, poursuit parallèlement en France ses discussions avec les syndicats pour améliorer la compétitivité de ses sites français. Il espère parvenir à un accord d'ici la fin janvier.
En Bourse à midi, l'action Renault reculait de 2,69% à 40,675 euros, s'inscrivant comme la plus forte baisse de l'indice CAC 40 (-0,14%) et sous-performant aussi l'indice des valeurs automobiles européennes (-0,06%).
L'accord en Algérie étant anticipé par le marché, des intervenants notent que le titre subit des prises de bénéfice alors qu'il évoluait lundi autour de ses plus hauts touchés en septembre et avant cela en mars, autour de 42 euros.
Bernstein a en outre abaissé sa recommandation sur le titre Renault, de "surperformer" à "performance en ligne", et revu aussi à la baisse son objectif de cours, passant de 50 à 45 euros.
Avec Raoul Sachs, édité par Dominique Rodriguez
par Gilles Guillaume
Source : Reuters
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