Ce n'est pas Joseph Goebbels qui disait qu'à force de répéter quelque chose à quelqu'un, il finissait par en être persuadé ? Eh bien, interrogez les Français sur la réforme de la retraite à 62 ans... Ils sont pour... Magistral ! J'avoue que je suis soufflé....

Retraites : Mailly (FO) réclame «le retrait» de la réforme
Reprenant grosso modo le voeu formulé, ce mercredi matin par Eric Woerth, d’une réforme des retraites «responsable et juste», l’UMP a, sans surprise, applaudi des annonces «fortes, réalistes et justes». Mais alors que la droite salue le dispositif sur la pénibilité, la taxation des hauts revenus, le rapprochement public-privé, la gauche concentre ses attaques sur le report de l’âge légal de départ en retraite que le ministre du Travail propose de fixer à 62 ans en 2018. Et au lendemain de la journée d’action de FO, son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, interrogé par l’AFP, réclame, lui, carrément «le retrait» de l’avant-projet de loi, «injuste socialement et inefficace économiquement».
Dans un communiqué, le porte-parole du parti majoritaire, Frédéric Lefebvre vante une réforme «forte et réaliste parce qu’elle permet de sauver le système de retraite et d’être à l’équilibre en 2018 sans qu’aucune recette ne soit surévaluée». L’objectif du gouvernement étant, comme l’a rappelé Eric Woerth, «un déficit zéro dès 2018». Lefebvre voit aussi une réforme «juste parce que la pénibilité et le travail très jeune sont protégés, parce que les hauts revenus et le capital participent à l’effort et parce que la convergence entre le privé et le public est poursuivie.»
«Une grande réforme»
En écho sur France Info, le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, se réjouit d’«une grande réforme» qui, selon lui, joue sur les deux tableaux, «besoins de notre système de retraites» et «attentes des Français». Et de renvoyer l’opposition à son contre-projet de réforme : «On voit bien que notre projet n’a rien à voir avec celui du Parti socialiste, qui était uniquement basé sur des taxes, des impôts, des cotisations.»
En attendant la réponse de Martine Aubry, cet après-midi en conférence de presse à Solferino, c’est son prédécesseur à la tête du PS, François Hollande, qui a réagi sur Canal+. Il regrette qu’en décidant de relever l’âge légal de la retraite, Nicolas Sarkozy ait opté pour «la réforme la plus injuste». Choix qui consiste, selon le socialiste, à «faire payer les pauvres et ceux qui ont commencé à travailler tôt». «Les catégories les plus modestes» vont supporter «40 % de l’effort demandé», chiffre Hollande, qui relativise la taxation prévue par ailleurs sur les hauts revenus et le renforcement de la taxation sur les retraites chapeau: «Les plus favorisés vont donner le moins à la réforme.»
Comme Hollande qui dénonce la volonté de l’Elysée d’«envoyer un signal aux marchés et aux partenaires européens», le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, sur RTL, retient du projet de réforme annoncé par Woerth «le signe aux marchés financiers qui font la loi».
«De jeunes retraités en vieux chômeurs»
Mais c’est avant tout la fin de la retraite à 60 ans, héritage du premier septennat de François Mitterrand, qui fait réagir la gauche, ce mercredi. «Mesure profondément injuste qui va toucher les ouvriers», «ceux qui commencent jeunes, ceux qui travaillent dur», pour Ayrault. «La fin du droit à une retraite heureuse», «un véritable plan d’austérité qui ne dit pas son nom», renchérit Martine Billard, députée du Parti de gauche, alors que Jean-Luc Mélenchon, président du PG, parle de «la fin d’un monde» et d’un «jour de tristesse et de colère». «Un acte de brigandage pour dépouiller les futurs retraités», dégaine aussi Lutte ouvrière. Le gouvernement va «transformer de jeunes retraités en vieux chômeurs», prédit le député PS Claude Bartolone sur France Info.
Le Modem s’attarde sur la modification annoncée d’une autre borne, passée plus inaperçue : «le déplacement» de l’âge auquel on peut faire valoir ses droits à la retraite sans décote. Aujourd’hui fixé à 65 ans, l’âge du taux plein sera relevé à 67 ans. Par cette option, «le gouvernement a malheureusement fait le choix d’une réforme dure, rapide et qui comporte ainsi certains éléments d’injustice», estime l’eurodéputé centriste et économiste, Robert Rochefort, sur France info.
Guère surpris par ces annonces, le numéro 2 du PCF, Pierre Laurent, selon lequel «le gouvernement avait prévu ces mesures depuis le début», donne rendez-vous pour les prochaines mobilisations: «la bataille n’est pas terminée» après la présentation du projet de réforme, espère-t-il sur RTL, «car on voit bien que l’opinion publique est très largement opposée à ça».
Source : Libération.fr
Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.
Terms & Conditions
Subscribe
Report
My comments