Russie : les inquiétants mystères du site nucléaire de Sarov

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Il est vraisemblable que, si ce sont les installations qui ont vues naître les premières bombes atomiques russes, elles doivent abriter bien d'innommables déchets de la guerre froide.... Vous n'avez plus qu'à chercher la base sur la carte !


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Pour les imbéciles qui prétendent qu'il ny'a pas d'armes nucléaires. Quant à ceux qui prétendent qu'il n'y a pas de danger à balancer des bombes nucléaires dans le feu .....
Vous pouvez pas aller écrire vos conneries ailleurs ?

Un nouveau foyer d'incendie s'est déclaré près du centre nucléaire militaire de Sarov, provoqué par la foudre qui s'est abattue sur un pin», a annoncé mercredi soir la direction du centre. La situation dans ce site sensible semble pour le moins complexe. De quoi inquiéter d'autant que d'autres sites nucléaires sont aussi menacés par les flammes.

Plus tôt mercredi, le ministère des situations d'urgence déclarait se préparer à porter «un coup massif» contre le feu près du centre militaire et de recherches nucléaires Arzamas 16, à 60 km de Sarov. Dimanche pourtant, le gouvernement avait annoncé qu'«il n'y avait plus de foyers de feux», l'armée avait creusé un canal pour empêcher les flammes de progresser et abattu le 6 août de nombreux arbres autour de ce site. Lundi, étrangement, plus de 800 hommes luttaient toujours (à nouveau ?) contre les incendies. Deux militaires y ont d'ailleurs trouvé la mort.

Mercredi soir, le directeur du centre, Valentin Kostioukov, a demandé au ministère des Situations d'urgence «de suspendre le retrait des troupes de Sarov et de renforcer les unités avec des équipements lourds».

Cet acharnement contre le feu, s'explique-t-il seulement par le sauvetage des infrastructures et du matériel de recherche ? Ou y a-t-il d'autres dangers ? Les autorités n'ont cessé de répéter qu'il n'y avait aucun risque dans ce centre où les premières bombes atomiques soviétiques ont été conçues : tous les matériaux radioactifs avaient été évacués vers le 3-4 août. Ne reste-t-il pas de déchets toxiques, comme l'envisageait l'association Robin des Bois.

Pour Roland Desbordes, président de la Criirad, «évacuer les armes nucléaires, ce qui est relativement facile, car elles sont mobiles». Mais il s'interroge aussi sur le sort «des déchets nucléaires, des matériaux radioactifs entreposés dans des cuves, piscines ou fosses plus ou moins sécurisés», sans pouvoir apporter de réponses.

Le feu près d'un centre où avait déjà eu lieu une explosion

Combien de sites sensibles sont-ils encore exposés aux flammes. Difficile à dire. A Snejinsk, l'autre centre militaire nucléaire de Russie où s'effectuent aussi de la recherche serait hors de danger, l'incendie a été maîtrisé et la «surveillance du site a été levée», selon le ministère des Situations d'urgence ce mercredi. Aucune information n'a été donnée au sujet du centre de retraitement de déchets nucléaires de Maïak, dans l'Oural, où l'état d'urgence avait été décrété lundi.

Concernant les centrales elles-mêmes, le physicien explique : «Un incendie, en détruisant des lignes de haute tension, peut interrompre l'alimentation électrique d'un site, mettant en péril son système de refroidissement. Des groupes électrogènes doivent alors prendre le relais, mais peuvent-ils résister à un incendie?» Qui plus est, poursuit-il «le risque incendie dans les centrales nucléaires est généralement évalué par anticipation d'un feu qui vient de l'intérieur, plutôt que de l'extérieur».

«Si le système de refroidissement d'une cuve tombe en panne, on peut avoir un accident très grave. L'explosion d'une cuve de stockage de déchets hautement radioactifs, justement à Maïak en 1957, a provoqué le plus grave accident sur un site nucléaire en dehors de Tchernobyl: les cultures ont été interdites sur plus de 100 000 hectares, des centaines de milliers de personnes contaminées et une trentaine de villages rasés», explique encore Roland Desbordes.
Parisien


Source :
Le Blog des Enculuminés