
Et voici certainement le jour qui marquera l'entrée en guerre de la France contre Al-Qaïda... Accrochez vous, ça va tanguer...En tous cas on sait pourquoi Michel Germaneau est mort maintenant...
Parmi les nombreuses réactions à l'exécution de l'otage français par Al-Qaïda au Maghreb islamique, les Etats-Unis, l'ONU et l'Union africaine ont dénoncé un acte odieux.
Un acte «barbare, odieux», visant «un homme de bien», «victime innocente qui aidait les populations locales». Dans une courte déclaration à la presse, lundi à 10h30, le président de la République a confirmé le décès de Michel Germaneau, l'otage français retenu au Niger puis au Mali, au lendemain de la revendication par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Nicolas Sarkozy a assuré que «le crime commis contre Michel Germaneau ne resterait pas impuni».
Le chef de l'Etat quittait le «conseil restreint de défense et de sécurité» réuni en urgence à l'Elysée pour faire le point sur l'affaire.
Dans un enregistrement sonore diffusé dimanche par la chaîne Al-Jazira, le chef de l'Aqmi, Abou Moussab Abdel Wadou, avait justifié la mort de l'otage par sa volonté de «venger» celle des combattants tués jeudi lors d'une opération menée au Mali par la Mauritanie et la France contre une de leurs bases. La France a authentifié cette revendication, ce qui a contribué à établir sa mort, a affirmé dans l'après-midi une source au ministère de la Défense.
Les ravisseurs refusaient tout dialogue
Détenu depuis avril, Michel Germaneau était sous le coup d'un ultimatum s'achevant lundi à minuit et les Français avaient toutes les raisons de croire qu'il allait être exécuté, s'il n'était pas déjà mort. «Cet ultimatum émanait d'un groupe qui avait assassiné le 31 mai (2009) un malheureux otage britannique (Edwin Dyer), et n'a jamais été précédé du moindre début de dialogue avec des autorités françaises ou locales», a affirmé Nicolas Sarkozy. Revenant sur les conditions du raid mené jeudi avec des militaires maliens, la France avait le «devoir» de le mener pour tenter de sauver Germaneau, a-t-il assuré. Le Français ne se trouvait pas sur le lieu de l'opération.
En déplacement au Vietnam, le ministre de la Défense, Hervé Morin, a lui aussi indiqué que la France n'avait pas pu négocier avec les ravisseurs de Michel Germaneau. «Nous n'avons jamais eu de revendications précises. Ils ont même refusé toute discussion pour permettre l'acheminement de médicaments dont Michel Germaneau avait besoin pour ses problèmes cardiaques», a déclaré le ministre sur France Inter.
Michel Germaneau aurait été décapité
Hier, dimanche, le chef d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait annoncé l'exécution de l'otage français, âgé de 78 ans, dans un enregistrement sonore diffusé dimanche soir par la chaîne Al-Jazira. Une réponse, expliquait-il, à la mort de six de ses membres lors d'un raid mauritanien mené jeudi avec le «soutien technique» de la France.
«Nous annonçons avoir exécuté l'otage français dénommé Michel Germaneau samedi 24 juillet pour venger nos six frères tués dans la lâche opération de la France», aux côtés des forces mauritaniennes, a déclaré le chef de l'Aqmi, Abou Moussab Abdelwadoud, dans cet enregistrement.
Un élu malien, sous couvert d'anonymat, affirmait à l'AFP que Michel Germaneau avait été «décapité sous les yeux du chef de l'unité de l'Aqmi qui le détenait». «Il était bien vivant lors du raid, mais caché dans une zone montagneuse dans la région de Kidal, vers la frontière avec l'Algérie».
«Aucune preuve de vie de l'otage» depuis mai
Samedi, une source au ministère français de la Défense avait reconnu n'avoir «aucune preuve de vie» de l'otage, capturé en avril dans le nord du Niger, et avait confirmé que le raid mauritanien mené jeudi contre une unité d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) visait bien à libérer Michel Germaneau.
Dimanche, au Mali, des sources au sein de services de sécurité et de renseignement avaient assuré que l'inquiétude était à son comble sur le sort du Français, impliqué dans l'action humanitaire. «Les nouvelles de Germaneau ne sont pas bonnes», disait l'une d'elles. «On est très inquiet au moment où de folles rumeurs et des informations lugubres circulent sur son sort».
Originaire de Marcoussis (Essonne), cet ingénieur à la retraite, passionné d’Afrique, multipliait les voyages depuis 2006 au nord du Niger pour construire une école dans le village de In-Abangharet, en collaboration avec deux petites associations baptisées Enmilal et Tanemert.
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Source: Le Parisien.fr
Informations complémentaires :
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