5.0 of 5 (1 Vote)
Temps de lecture : 5 min

tigre_20_02_2014.jpg

La Terre se dirige tout droit vers une sixième extinction massive d’espèces animales. On pointe la déforestation, des altérations du sol, le changement climatique, comme causes probables, mais c'est l’acidification des océans qui en serait le facteur principal. C'est ce qu'affirme Elizabeth Kolbert, experte du changement climatique pour la revue américaine The New Yorker, et auteure du livre « The Sixth Extinction: An Unnatural History », dans une interview qu'elle a donnée avec le journaliste Brad Plumer du Washington Post, au quotidien The Independent.

Notre planète a connu cinq extinctions de masse d’animaux dans son histoire et elle est sur le point d’en vivre une sixième à grande échelle, et cette fois, ce ne sera pas à cause d’un astéroïde ou d’un nouvel âge de glace. La plus importante, l'extinction Permien-Trias, la plus massive ayant affecté la biosphère a eu lieu il y a 250 millions d’années. Durant celle-ci, 96% des espèces marines et 70% des espèces terrestres vivant sur tous les continents ont disparu et il nous a fallu des millions d’années pour nous en remettre, rappelle le quotidien britannique. Retrouver un niveau de diversification équivalent a pris beaucoup plus de temps que pour les autres extinctions massives.

Selon plusieurs scientifiques, l'extinction Permien-Trias trouverait son origine dans un long événement volcanique qui a libéré beaucoup de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. C'est assez inquiétant étant donné qu’actuellement nous libérons beaucoup de CO2 dans l’atmosphère, et les experts établissent de plus en plus de parallèles entre cet évènement et ce qui se passe aujourd’hui, affirme Elizabeth Kolbert.

De nos jours, la chasse d’espèces en voie d’extinction, la déforestation de forêts tropicales, les modifications dans l’exploitation du sol, le déplacement des habitats naturels sur d’autres continents, la diffusion de milliards de tonnes de dioxyde carbone dans l’atmosphère et dans les océans et le changement climatique sont autant de facteurs qui font que les espèces sont déjà en train de disparaitre à un rythme anormalement rapide et élevé.

« Je pense qu’il faut se rendre compte que normalement, on ne devrait pas être en mesure de voir ce qui est en train de disparaitre au cours d’une vie humaine. Le taux d’extinction normal est très lent (…) Ce n’est évidemment pas ce qui est en train de se dérouler. Tout naturaliste sur le terrain a vu quelque chose s’éteindre ou proche de l’extinction. Même les enfants peuvent nommer des choses qui ont déjà disparu », ajoute Kolbert.

Elizabeth Kolbert précise qu’actuellement plusieurs études considèrent que 20 à 30% des espèces sont menacées d’extinction si la température de la planète se réchauffe de 2 °C. Toutefois, d’autres scientifiques pensent que ces estimations sont erronées.

« Il y a encore beaucoup de choses que nous ignorons. La vie est incroyablement complexe (…) Même dans des moments extrêmes, certains organismes se développent. On appelle cela les « organismes pionniers » (disaster taxa). Après la fin de l'extinction Permien-Trias, le lystrosaurus, un reptile préhistorique de la taille d’un porc, s’en est très bien sorti. On en trouve des fossiles partout. Et pourquoi cela s’est-il bien passé pour lui ? Nous ne savons absolument pas. Certaines choses vont prospérer, certaines choses vont prospérer dans un océan acidifié parce que toutes les autres espèces abandonneront. Il y aura sans doute des surprises ». « Je n’ai pas encore rencontré quelqu’un qui ne me dise pas que nous nous dirigeons vers une simplification importante de la toile de la vie », conclut la scientifique.

 

Source : Express.be

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

 

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sciences

Obésité : la flore intestinale responsable ?

Sites ami(e)s