CrashDebug - L'Actualité sans Détours "Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire." A. Einstein
Écoutez, je ne veux pas faire mon rabat-joie face aux nouvelles technologies, mais concernant les nanotechnologies en particulier, je ne peux que vous mettre en garde. Je tiens à vous rappeler le projet d'HP qui voulait lancer dans la nature des sonde nano qui pouvaient tout capter sur le vivant, et ainsi renseigner d'énormes bases de données. Les appplications dans ce domaine sont prodigieuses (informations complémentaires), et notamment les nano-robots pouvant produire d'autres nano- robots, et là je ne voie pas si vous voyez le piège... Enfin bref, toute technologie a son revers, le tout est de savoir les anticiper avant qu'il ne soit trop tard.
Cela fait des années que la journaliste de Grist Twilight Greenaway garde un œil sur l'introduction des nanotechnologies dans la nourriture. Pourtant, dit-elle, après lecture d'une enquête de The Environmental Magazine, "ce qui m'a le plus surprise, c'est d'entendre combien de produits alimentaires contiennent déjà des nanoparticules". On y apprend ainsi qu'elles "sont utilisées pour purifier l'eau, comme agent anti-agglomérant et gélifiant, et dans les emballages pour protéger contre les UV, éviter la multiplication des microbes ou détecter une éventuelle contamination".
Dans le seul domaine des emballages, cette technologie en plein essor devrait rapporter 20 milliards d'euros d'ici à 2020, selon l'enquête de The Environmental Magazine. Dans l'industrie alimentaire, elle est aussi utilisée pour fournir nutriments et vitamines, ou encore comme conservateur, épaississant, colorant... Le dioxyde de titanium, par exemple, sert de colorant blanc "dans des dentifrices et de nombreux produits transformés, comme les Mentos, les chewing gums Trident et Dentyne, les M&Ms, la crème chantilly glacée de Betty Crocker...", liste The Environment Magazine.
Aliments contenant des nanoparticules de dioxyde de titanium.
En attendant, on ne comprend pas encore grand-chose à l'effet des nanoparticules fabriquées en laboratoire sur l'environnement et sur la santé des êtres vivants. L'auteur rappelle qu'elles se mesurent en milliardième de mètre - si une nanoparticule était un ballon de foot, un globule rouge aurait la taille d'un stade, explique-t-elle. Or c'est justement du fait de leur taille infinitésimale, de ce changement d'échelle, que leurs propriétés peuvent être différentes, et qu'elles peuvent facilement s'infiltrer dans nos organes.
Parmi les rares études sur le sujet, The Environmental Magazine note qu'en 2011, "des chercheurs ont trouvé qu'inhaler des nanotubes de carbone (utilisé dans le plastique et les puces informatiques) peut abîmer les poumons de la même manière que l'amiante, et ainsi augmenter les risques de cancer. Ingérer des nanoparticules pourrait avoir des effets néfastes plus subtils - comme absorber en excès une vitamine ou un minéral, à un degré toxique". Grist évoque de son côté une étude de l'université de Cornell qui, en février, montrait que les nanoparticules modifiaient la structure des parois de l'intestin des poulets qui y étaient exposés.
Dénonçant un sérieux manque de transparence dans ce domaine, la journaliste de Grist dresse finalement un "inévitable" parallèle avec les aliments génétiquement modifiés : "Comme avec les OGM, la stratégie semble être : premièrement, les diffuser dans les produits alimentaires en masse ; et évaluer les risques ensuite (ou jamais)."
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