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Patience requise pour de nouvelles informations sur les exoplanètes



Le télescope Kepler de la NASA est un observatoire spatial conçu spécifiquement pour détecter les exoplanètes loin dans l'univers. Ses instruments précis assurent qu'il puisse détecter des corps célestes à peu près de la taille de la Terre, là où les astronomes pensent que la vie a le plus de chances de s'être développée. Le télescope a un champ de vision comprenant plus de 156000 étoiles, et l'équipe qui s'en charge était supposée, selon le plan initial, délivrer ses données en juin. Cependant, une commission de la NASA les a autorisé à garder leurs résultats secrets.

Les données concernant près de 400 "objets d'intérêt" devraient alors être gardées secrètes jusqu'à février 2011 au minimum. Ces objets sont vraisemblablement des exoplanètes qui tournent autour de leur étoile dans ce qui est appelé "la zone habitable", un endroit où les températures sont assez bonnes pour permettre l'existence d'eau liquide. Pour le moment, les astrobiologistes pensent que ce composé chimique est une des conditions prérequise pour le développement de formes de vie.

Les scientifiques souhaitent avoir plus de temps

La principale raison pour cette dissimulation est de donner aux scientifiques de la NASA plus de temps pour vérifier leurs trouvailles en profondeur, écarter les faux positifs et écrire des articles scientifiques sur ces découvertes. Une autre raison est que cette approche garantira une place de choix aux astronomes de la NASA dans la littérature scientifique vu qu'ils seront les premiers à décrire l'existence et les traits de planètes semblables à la Terre tournant autour d'autres étoiles. Par conséquent, l'agence spatiale ne souhaite pas prendre le risque que ses experts publient des données erronées pour devoir ensuite les rétracter le cas échéant.

Williamborucki

Selon William Borucki, principal expert sur la mission Kepler au NASA Ames Research Center, 328 planètes candidates supplémentaires ont été découvertes jusqu'à la semaine dernière, mais que 50 % d'entre elles pourraient être de faux positifs, car des structures cosmiques comme des systèmes d'étoiles binaires peuvent altérer les résultats. - Source

La question du secret

Mais cet avis ne fait pas l'unanimité, les astronomes qui sont hors de la mission Kepler notamment sont très critiques et jugent cette approche trop précautionneuse. Scott Gaudi, astronome à l'Ohio State university à Colombus, pense que des astronomes extérieurs peuvent aider l'équipe Kepler, estimant qu'elle ne sera pas capable seule de suivre et confirmer par elle même toutes les candidates.

Kepler n'est pas le seul télescope à la recherche d'exoplanètes, il y a aussi CoRoT (Convection, Rotation et Transits planétaires) pour la mission française de l'Agence Spatiale Européenne lancée en 2006. Malcolm Fridlung notamment, chef de projet sur cette mission, pense que l'équipe américaine ne devrait pas se faire de soucis concernant l'utilisation de leur données par d'autres agences et les battant à leur propre jeu. Eux notamment sont déjà extrêmement occupés à analyser les données de CoRoT et la confirmation de plusieurs centaines de candidates.

Corot Terre 380

Cependant, CoRoT a le même regard sur ses données et elles sont elles aussi gardées secrètes pour un an minimum. Mais Fridlung souhaite faire différemment pour sa prochaine mission de recherche d'exoplanètes : PLATO (PLAnetary Transits and Oscillations of stars). La ligne de conduite inclura la dissémination immédiate de toutes les données. Il ajoute "vous avez une plus grande communauté et vous avez une puissance de travail plus importante gratuitement, il est clair que plus vous avez de personnes impliquées, plus vous avez de soutien". - Source

Source : Ovni-Usa
 

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