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Il s’agit d’une des plus importantes menaces pesant sur notre planète, et pourtant, il semble bien que la volonté et les efforts collectifs engagés lors du protocole de Montréal en 1987 commencent à porter leurs fruits.

La « couche » d’ozone se situe entre 20 et 40km d’altitude au plein coeur de la stratosphère. C’est à cette altitude que se trouve 90% de l’ozone sur notre planète. Cette « couche » absorbe les rayons ultraviolets du soleil et est donc vitale pour l’ensemble des organismes vivants et la chaîne alimentaire.

Cette récente étude publiée le 30 juin dans la revue américaine Science a été notamment menée par Susan Solomon, professeur au MIT de Boston, Etats-Unis, en chimie et science du climat. Les résultats sont formels, ils indiquent que le trou de la couche d’ozone s’est résorbé de 4 millions de kilomètres carrés depuis 2000. C’est l’équivalent de la moitié de la surface des Etats-Unis. Dans l’article, Susan Solomon conclue :

« Globalement, le trou d’ozone paraît être sur la voie de la guérison. »

Les principaux responsables de ce fameux « trou » ? Le développement des chlorofluorocarbones (gaz CFC) liés à l’activité humaine que l’on retrouve dans les climatisations, les systèmes de réfrigération, certaines industries ou les aérosols, ainsi que certains effets climatiques et l’activité volcanique. Le protocole de Montréal, signé par 196 pays, prévoit une interdiction progressive des gaz CFC. Depuis 1990, leur concentration dans l’atmosphère a baissé de 10 à 15%. Selon le rapport 2015 du Programme des Nations Unies pour l’Environnement :

« Le Protocole de Montréal a contribué à réduire de presque 100 % la production et la consommation de substances appauvrissant la couche d’ozone à travers le monde. »

Chaque année, le trou de la couche d’ozone connait un pic au dessus du pôle sud de septembre à novembre. C’est d’ailleurs à cette période que sont réalisées les principales mesures permettant d’en suivre l’évolution.

L’un des principaux pic a été enregistré en 2015 suite à l’éruption du Calbuco et à cause de l’activité volcanique intense de cette année.

Pourtant, en analysant les résultats et les mesures prises chaque année un peu plus tôt dans la saison, le professeur Susan Solomon a pu montrer que la tendance était clairement positive et que la guérison était en route.

Dans les lignes du Monde, Sophie Godin-Beekmann, directrice de recherche au CNRS explique :

« On avait déjà constaté que le trou ne s’aggravait plus depuis la fin des années 1990, il stagnait, mais c’est la première fois qu’on constate qu’il diminue. »

D’après les estimations, il serait possible d’attendre une guérison complète de la couche d’ozone d’ici 2040.

Des actions fortes, concrètes et une volonté collective récompensées par des résultats. Allez, manque plus qu’à faire preuve de la même efficacité avec les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique.

 

Source : Positivr.fr

Information complémentaire :

Crashdebug.fr :

Couche Ozone 04 07 2016

 

 

 

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