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Même si l'origine de cette phrase est à vérifier Albert Einstein prédisait la fin de l'humanité 4 ans après l'extinction des abeilles. Ceci à cause de leur rôle fertilisateur. Je pense que c'est plausible, en tout cas je n'ai pas envie de prendre le risque. C'est pourquoi ne pouvant accueillir une ruche, je planterai des plantes mellifères dans mon tout petit potager, malgré les protestations de mon épouse. Pour les plus chanceux d'entre vous qui peuvent aussi planter ce type de plantes, ou mieux accueillir une ou des ruches, je vous propose ce dossier de Futura Science. Pensez que beaucoup d'entre nous vivent en ville...

L’abeille va mal. Les causes de ce mal être et de la disparition massive des colonies sont diverses : manque de nourriture dû à l’appauvrissement du biotope, pesticides, fongicides, maladies… La vie quotidienne des hommes de plus en plus éloignée de la nature modifie les grands principes de cette dernière et entraîne la disparition d’espèces animales et végétales. L’abeille, comme tant d’autres est entrain de faire les frais de la volonté humaine de dominer la nature.

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Cerisier en fleurs  © Sylvie Nomblot

Cela aurait pu passer inaperçu, de nombreuses espèces animales et végétales ont disparu de la surface de la Terre, les ours blancs, les grands singes, …. risquent de subir le même sort. L’abeille aurait pu faire partie de cette liste noire sans que personne ne se préoccupe de sa destinée, et pourtant, les médias, les politiques en parlent.

Pourquoi ? Car l’abeille a une valeur économique. Grâce à elle nous pouvons manger du miel, cirer nos meubles, nous soigner : notre société moderne redécouvre les vertus de l’apithérapie oubliée. Et puis, et surtout, le rôle de pollinisatrice de l’abeille nous permet de savourer des cerises, prunes, pommes, tomates, courgettes…. toutes sortes de fruits et légumes, qui sans cette petite bête laborieuse volant de fleur en fleur, se couvrant de pollen, n’arriveraient pas dans nos assiettes.

Là se joue le drame, si l’abeille disparaît l’homme devra se débrouiller pour polliniser artificiellement les fleurs de multiples végétaux ce qui représentera un travail colossal et un coût important. A terme les générations futures comme de nombreuses espèces d’animaux fructivores risquent de connaître de graves difficultés pour s’alimenter.

A notre petit niveau, nous ne pouvons pas faire grand chose contre la disparition des ours blancs et des grands singes, par contre, nous pouvons agir pour la préservation des abeilles en accueillant quelques ruches dans nos jardins, en leur permettant de trouver de quoi se nourrir sur nos pelouses ou dans nos jardinières.

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Ancolies  © Sylvie Nomblot


Pour ceux qui ne peuvent où ne veulent pas accueillir d’abeilles chez eux mais souhaitent agir pour leur bien être voici quelques conseils : Plantez des plantes mellifères, il en existe de nombreuses mais certaines sont plus visitées que d’autres : phacélie, lavande, mélilot, bruyère et callune, lierre, bourrache, tournesol, ancolie, trèfle blanc, luzerne, sauge, ail des ours, épilobe en épi, pissenlit.

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 Abeille sur mellilot  © Sylvie Nomblot

Faites en sorte que votre jardin soit pourvu de plantes mellifères en toutes saisons et ne tondez pas les pissenlits, les trèfles, les fleurs qui égayent votre pelouse.

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Liondent butiné par une abeille  © Sylvie Nomblot

Un gazon bien tondu n’a aucune valeur nutritive pour les insectes… espacez les tontes. Surtout pas de produits chimiques, c’est mauvais pour votre santé et pour nos amies les abeilles.

Aux chanceux qui veulent accueillir des abeilles et le peuvent, ce dossier vous est destiné.  Bonne lecture.


Folamour,

 

Vous êtes ici : Accueil Arrow Sciences Arrow Dossier Futura Science : Abeilles - accueillir une ruche chez soi - 17 juin 2010