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Après une grosse frayeur pour ISS et son équipage, la question de sa survie à plus long terme est posée. Eh oui, la réduction des coûts risque de nous priver de toute présence humaine dans l'espace. Pas mal pour l'humanité, et un siècle qui se veut tout entier tourné vers l'espace...

Si on ne peut plus envoyer de relève aux six spationautes actuellement sur place, la station devrait rester sans personnel humain, du moins durant une certaine durée. Par Frédéric Soumois

Peut-on faire fonctionner la Station spatiale internationale (ISS) sans être humain à bord ? C’est la question qui se pose depuis la perte, la semaine dernière, d’un vaisseau cargo lancé vers l’ISS avec 2,9 tonnes de vivres et de carburant à bord et la suspension des tirs des lanceurs russes. Or, depuis le dernier vol de la navette Atlantis en juillet, la Nasa dépend désormais exclusivement des Soyouz russes pour le transport d’astronautes vers l’ISS. Un vaisseau américain est censé prendre la relève, mais pas avant 2015.

Or, à Moscou, le vent semble avoir tourné : il y a 15 jours, le nouveau patron de l’agence russe avait regretté l’accent mis sur les vols habités. Mercredi, les autorités spatiales russes ont estimé « qu’une présence permanente de spationautes dans l’espace n’était à l’avenir pas indispensable ».

Si on ne peut plus envoyer de relève aux six spationautes actuellement sur place, la station devrait rester sans personnel humain, du moins durant une certaine durée. Certaines des expériences scientifiques qui y sont menées sont automatiques, mais d’autres projets demandent une intervention humaine et seraient affectés. Heureusement, il ne faut pas qu’un vaisseau quitte la terre pour permettre l’évacuation des spationautes actuellement dans la station, mais qui ne peuvent pas rester plus de six mois sans risques pour la santé, en raison de l’exposition aux rayons solaires : deux vaisseaux Soyouz sont amarrés en permanence à la station pour permettre l’évacuation. Il y a suffisamment de vivres à bord de l’ISS pour tenir jusqu’à l’été 2012. Par contre, la mi-novembre est considérée comme une limite pour faire revenir un Soyouz dans les steppes kazakhes, à cause du manque de luminosité.

Source : Le soir.be

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