Neuf établissements pénitentiaires ont été visés par des attaques depuis la nuit du dimanche 13 avril.
Dans la nuit de dimanche à lundi, sept véhicules ont été "détruits ou dégradés en raison d'un incendie" sur le parking de l'École nationale d'administration pénitentiaire à Agen. L'intervention rapide des pompiers a évité que le feu ne se propage et des centaines d'élèves ont été évacués temporairement.
Dans la nuit de dimanche à lundi, à Réau en Seine-et-Marne, le véhicule d'une surveillante a aussi été incendié et des traces d'hydrocarbures ont été retrouvées sur trois autres véhicules.
La nuit suivante, sept autres établissements ont été visés par des attaques. Un véhicule a été incendié devant la maison d’arrêt de Nîmes. Les premiers éléments de vidéosurveillance récoltés par les enquêteurs montrent trois suspects en train de mettre le feu au véhicule à l’aide de bidons d’essence. Au centre pénitentiaire de Toulon-La Farlède, plusieurs personnes ont tiré à l'arme lourde sur la porte de l'établissement.
En région parisienne, des véhicules ont aussi été incendiés aux maisons d'arrêt de Villepinte et Nanterre. Des individus ont été vus en train de mettre le feu aux voitures d'employés sur les parkings de ces deux établissements et des bidons d'essence ont été retrouvés sur place.

Au centre pénitentiaire d'Aix-Luynes, à Aix-en-Provence, deux véhicules ont été incendiés et le portail des équipes régionales d'intervention et de sécurité a été pris pour cible. À Marseille, des véhicules ont été tagués et un autre incendié près de locaux de la protection judiciaire de la jeunesse sur le parking d'une résidence de logements sociaux occupés par de nombreux agents de l'administration pénitentiaire.
Deux voitures de surveillants ont aussi été incendiées devant le centre pénitentiaire de Valence. Un individu encagoulé, venu en trottinette, a répandu un liquide sur les véhicules avant de les enflammer.
Des enquêtes ont d'abord été ouvertes par les parquets locaux. Le Parquet national antiterroriste a ensuite annoncé qu'il se saisissait de l'enquête, confiée à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, aux directions zonales de la police nationale concernées et à la Direction générale de la sécurité intérieure. Les chefs d'accusation sont association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteinte à la personne et dégradation ou détérioration en bande organisée du bien d'autrui. À Toulon, l'enquête concerne aussi une tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste commise sur une personne dépositaire de l'autorité publique.
Selon une source proche du dossier, il s'agit d'une attaque coordonnée possiblement en relation avec l'instauration de prisons de haute sécurité dédiées aux détenus les plus dangereux provenant de la criminalité organisée. Le garde des Sceaux a également établi ce lien. Interrogé sur les graffitis retrouvés sur les véhicules et la piste de l'ultra-gauche évoquée par certains, Gérald Darmanin a affirmé ignorer leur signification. Selon lui, cela ressemble à des gens qui sont payés quelques centaines de milliers d'euros qui vont remplir quelques contrats pour intimider.
Source : Mail
Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.
Terms & Conditions
Subscribe
Report
My comments