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Alors que Sandy gronde aux porte de New York (h-24h), c’est Silvio Berlusconi qui remporte encore la page internationale aujourd'hui. Certes, j’ai déjà parlé de lui récemment lors de sa condamnation, mais là aussi je ne pouvais faire l’impasse. Cet homme est un monstre d’hypocrisie, mais il est tellement excentrique et décalé que cela en devient drôle ; ). Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas la fierté qui l’étouffe, ce qui me fait le plus rire c'est qu'il veut « réformer la justice », faut-il comprendre régler ses comptes avec les juges ? Car ce que je n’arrive encore pas à savoir c'est s’il est plus ou moins dangereux que Mario Monti. Quoi qu’il en soit, des États-Unis à l’Italie, en passant par la France, je crois bien que toutes les options « officielles » sont biaisées. Aussi, comme on vous l’a déjà dit, il vous faudra être plus éveillé qu’à l’accoutumée dans vos choix pour tenter de sortir de cette spirale mondialiste infernale…

Silvio Will Be Back
Berlusconi a été condamné à une peine de quatre ans de prison, peine réduite de facto à un an grâce
à une amnistie. (Andrew Medichini/AP/SIPA)

Condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale, l'ancien chef du gouvernement italien dit vouloir "réformer la planète justice"

Silvio Berlusconi ne se laissera pas faire. Après sa condamnation la veille à quatre ans de prison ferme dont trois amnistiés pour fraude fiscale, l'ancien chef du gouvernement italien riposte et affirme, samedi 27 octobre, qu'il se sent "obligé" de rester en politique "pour réformer la planète justice". Mais il a par ailleurs confirmé qu'il renonçait à être candidat au poste de chef du gouvernement.

Il a dans la journée levé toute ambiguïté, en confirmant sa décision annoncée mercredi. "Je confirme ma décision de ne pas présenter ma candidature à la présidence du Conseil", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse impromptue convoquée en fin d'après-midi à Lesmo, à une quarantaine de km au nord de Milan.

Sur l'une de ses chaînes de télévision, TG5, Berlusconi avait entretenu plus tôt le suspense, en annonçant qu'il "y aurait des conséquences", après le vecdict prononcé contre lui. "Je me sens obligé de rester dans le champ (politique) pour réformer la planète justice", avait-il dit de manière sibylline en expliquant que certains "citoyens n'ont pas compris" ce qui lui est arrivé.

Mercredi, le Cavaliere, 76 ans, avait annoncé solennellement qu'il renonçait à présenter sa candidature au poste de chef du gouvernement, lors des législatives prévues au printemps 2013. Il n'avait toutefois pas déclaré qu'il renonçait à toute activité politique. "Je demeure aux côtés des plus jeunes qui doivent jouer et marquer des buts", avait-il dit.

Deux jours plus tard, il était condamné à une peine de quatre ans de prison pour fraude fiscale dans l'affaire Mediaset, peine réduite de facto à un an grâce à une amnistie. Il lui est aussi interdit d'exercer toute fonction publique pendant cinq ans.

"De la pure science-fiction"

Ces peines ne sont toutefois pas exécutoires tant qu'un jugement définitif - après appel et arrêt de la Cour de Cassation - n'aura pas été prononcé. Or d'ici-là, les faits ont largement le temps d'être prescrits. Ses avocats ont déjà annoncé qu'ils déposeraient un recours en appel d'ici au 9 ou 10 novembre.

"Ce qui m'est reproché est de la pure science-fiction", estime Silvio Berlusconi. "Entre 2006 et 2010, j'ai versé 5,44 milliards [NDLR : d'impôts]", explique l'un des hommes les plus riches d'Italie, qui rappelle qu'il est "l'un des principaux contribuables italiens".

Le Cavaliere s'insurge aussi contre les termes très durs employés dans leurs motivations par les magistrats, qui y parlent notamment de sa "capacité particulière à commettre des délits". "C'est la partie la plus incroyable des motivations. Je ne suis pas d'un âge très vert. Je pense avoir démontré que j'étais un bon entrepreneur, qui est arrivé à avoir 56.000 collaborateurs", plaide-t-il.

"J'ai un casier judiciaire vierge"

"J'ai été président du Conseil pendant presque dix ans, je suis le seul personnage de la politique mondiale à avoir présidé trois fois le G8. Je suis un très bon père de cinq enfants et très bon grand-père de six petits-enfants. Et puis j'ai un casier judiciaire vierge. C'est incroyable ce que les juges affirment", s'indigne-t-il.

Silvio Berlusconi a été condamné à trois reprises en première instance en 1997 et 1998 à un total de 6 ans et 5 mois de prison ferme pour corruption, faux en bilan et financement illicite d'un parti politique. Mais il a été à chaque fois acquitté par la suite ou a bénéficié de la prescription pour ces délits. De son côté, l'Association nationale des magistrats italiens (ANM) s'est insurgée contre les critiques prononcées la veille par le Cavaliere à l'égard des juges milanais.

"Nous repoussons avec fermeté les attaques et les offenses: on ne peut absolument pas parler de sentence politique et de barbarie", a affirmé le président de l'ANM, Rodolfo Sabelli, en affirmant sa "solidarité" avec les magistrats.

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Source : Tempsreel.nouvelobs.com

 

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