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Cela va être de plus en plus le cas, avec la crise actuelle. En ce qui nous concerne nous avions une dette auprès d'une société de crédit, qui a été réglé lors de notre plan de surendettement il y a 10 ans, pourtant tout les ans.... Une nouvelle société de recouvrement essaye de nous faire payer cette dette qui a déjà été réglé, et TOUS LES ANS, nous renvoyons les justificatifs BDF passé, ce qui arrête immédiatement la polémique, il n'empéche que chaque année nous sommes harcelé par une nouvelle société de recouvrement qui nous menace de poursuite, et c'est fatiguant, surtout qu'on ne peut rien faire de plus.

finaref batards

Selon l'association de consommateurs, ces sociétés "rachètent à vil prix des créances jugées irrécouvrables par les banques", avant de faire "le forcing pour en récupérer le paiement en totalité".

Alors que les impayés atteignent "déjà 22 milliards d'euros, tous crédits confondus en 2020 (1700 euros par ménage emprunteur)" et qu'une "déflagration des impayés" est attendue en 2021 à cause de la crise, l'association de consommateurs UFC-Que Choisir a dénoncé jeudi 28 janvier "les pratiques scandaleuses et parfois proches du harcèlement" des sociétés de recouvrement de crédits.Une nouvelle fois, l'association "exhorte les législateurs européens à mettre au pas les pratiques délétères du secteur". En décembre, elle avait déjà appelé l'Union européenne à obliger les banques à proposer plus rapidement des mesures de restructuration à leurs clients "dès le deuxième incident de remboursement et, en tout état de cause, avant la vente d'un crédit impayé".

Selon elle, le plan d'action mis en place par la Commission européenne contre les conséquences économiques de l'épidémie de Covid-19 aboutit "à aider les banques à se débarrasser des crédits impayés à des tiers, principalement à des sociétés de recouvrement". Ces dernières "rachètent à vil prix des créances jugées irrécouvrables par les banques et dont certaines ne peuvent même plus être réclamées en justice (justificatifs perdus, dettes éteintes, etc.)", avant de faire "le forcing pour en récupérer le paiement en totalité". 

Selon l'association, cette pratique est "doublement scandaleuse" : "en premier lieu car elle s'impose aux emprunteurs, les banques étant libres de revendre à leur guise leurs créances sans même avoir à les en informer. En second lieu, car elle offre ces clients en pâture à des sociétés de recouvrement sans grande foi ni loi". L'UFC-Que Choisir s'alarme d'ailleurs de la "flambée des signalements sur les méthodes délétères" de ces dernières, débiteurs et leurs proches "contactés quasi quotidiennement durant des mois", ou "honteuses pressions" parmi lesquelles "culpabilisation ou chantage à la délation aux voisins".

L'association dénonce en outre l'attitude de "certains établissements de crédit" qui, "bien décidés à tirer profit de la crise", "n'ont rien trouvé de mieux que de ressusciter les publicités 'pousse-au-crime' pour inciter à souscrire des crédits à la consommation".

De son côté, la Fédération bancaire française souligne dans une réaction transmise par courriel à l'AFP que "le montant total des crédits à la consommation reste stable", et n'a "augmenté que de 0,5% entre novembre 2019 et novembre 2020". "Par rapport à ces chiffres, le risque de crédit est maîtrisé en France, le ratio des créances douteuses (non-performing loans) des banques françaises est plus faible que le ratio moyen des banques européennes : 2,3% contre 2,8% au troisième trimestre 2020", estime la même source. "La mobilisation des banques ne faiblit pas, en particulier en cette période, pour permettre à leurs clients de surmonter les difficultés consécutives à la crise sanitaire", a encore déclaré la FBF.

 

Source : Actu.orange.fr

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