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Bonjour, j'espère que vous allez bien. Pas grand-chose dans l'actualité ce matin, à part le bras de fer entre la BCE et la Cour de Karlsruhe. D'ailleurs, vous avez vu, il pleut des milliards partout !!!!! (Pas chez vous ? Étonnant ! ...) Alors justement puisque l'on parle dette, j'ai trouvé l'article de Marianne intéressant, pour savoir si le commun des mortels pouvait s'attendre à quelques miettes de ce 'plan de relance' français.

Et donc en fait , non, ... Car comme le gouvernement a dépensé 150 milliards en lois de finances rectificatives pour soutenir les entreprises, et que cela a plombé le déficit public à -11,4%, ils ne comptent pas soutenir la 'demande' (comprenez votre pouvoir d'achat), mais encore une fois (comme depuis 20 ans...) favoriser les entreprises et 'l'offre'.

Ce qui est stupide (on vous explique ici pourquoi), mais on ne change pas une équipe qui gagne (ça fait gagner tellement d'argent aux actionnaires)... Voilà, donc ils espèrent que les Français dépenseront les '100 milliards d'€uros' qu'ils ont 'économisés' pendant le confinement... LOL...

Alors, je ne sais pas d'où ils tiennent leurs chiffres, mais si je me fie à mon cas personnel, vu comment les prix de l'alimentation (et le reste) ont flambé pendant ce confinement, je ne pense pas que les gens aient pu épargner quoi que ce soit, au contraire...

Enfin, en tout cas ça les faits saliver.

Alors méfiez-vous..., si ça ne vient pas gentiment, peut-être qu'ils seront plus 'persuasifs...'  ? (Je crois qu'il y a 400 milliards qui dorment sur les comptes courants des Français).

On en saura plus le 5 Août.....

Amitiés,

f.

On Ne Change Pas Une Equipe Qui Gagne
Bruno Le Maire estime que la France a moins de marges de manœuvre budgétaire que son voisin allemand.
ERIC PIERMONT / AFP

Par Mathias Thépot

Bercy estime que la France a quasiment épuisé ses marges de manœuvre budgétaires. Le plan de relance de l’économie attendu pour cet été aura donc une ampleur très limitée, et se concentrera sur quelques soutiens à l’offre. Il n’y aura rien à attendre du côté de la stimulation de la demande.

Il ne faudra pas s’attendre à des annonces mirobolantes cet été lorsque le gouvernement annoncera son fameux plan de relance de sortie de crise économique. D'un point de vue budgétaire, les principales mesures ont en fait déjà été prises : les différents plans de sauvetage sectoriels (tourisme, automobile, aéronautique, tech) qui représentent, garanties comprises, un montant de 40 milliards d’euros, seront intégrés à un troisième projet de loi de finances rectificative qui sera présenté la semaine prochaine en Conseil des ministres. Ces montants viennent s’ajouter aux 110 milliards d’euros des deux projets de loi de finances rectificative précédents destinés à éviter la faillite des entreprises mises à l’arrêt, avec comme mesure phare le chômage partiel qui concerne 12 millions de salariés.

Par conséquent, le gouvernement revoit à la hausse sa prévision de déficit public pour 2020, désormais attendu à -11,4% du PIB, contre une prévision de -9% à la mi-avril. La dette publique prévue s'élève quant à elle à 120,9% du PIB en 2020, contre 98,1% avant la crise du coronavirus. "Nous avons la chance de nous endetter à des taux favorables", tempère-t-on à Bercy. Mais que les partisans de l’équilibre des comptes publics se rassurent, une fois la crise terminée, "viendra le temps où il faudra redresser nos finances publiques", assure-t-on au ministère de Finances. Dès lors, il n’y a pas de nouvelle envolée budgétaire à attendre cet été pour le fameux plan de relance de sortie de crise qui, bien au-delà du sauvetage de l’économie, devait reconfigurer le système économique français en tirant les leçons des crises passées.

La priorité à l'offre, la demande oubliée

Selon Bercy, ce plan se limitera à "des instruments de renforcement de l’offre et de la compétitivité dans le cadre d’une économie décarbonée". Preuve que l’envie dépensière est passée, il n’a pas encore été décidé si les mesures seraient intégrées dans un quatrième projet de loi de finances rectificative. "Ce ne seront pas que des mesures à impact budgétaire, elles seront aussi de nature législative et règlementaire", justifie-t-on à Bercy.

On peut d'ores et déjà avancer que le grand oublié de ce plan de relance sera le soutien à la demande. Par exemple, une baisse de TVA, comme celle de 20 milliards d’euros actée par la coalition allemande dans le cadre de son plan de relance de 130 milliards d’euros, n’est clairement pas à l’ordre du jour dans l’Hexagone. "La baisse de la TVA ne correspond pas à ce dont a besoin la France", a réagi dans Les Echos le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Bercy estime que les baisses de TVA sont moins de nature à stimuler la consommation des Français que celle des Allemands, plus précautionneux avec leurs économies, et qui ont besoin de davantage d’incitations. Par ailleurs, "nous n’envisageons pas une telle mesure, très coûteuse et peu ciblée, qui profiterait surtout aux importations et n’est pas adaptée au contexte français", ajoute-t-on à Bercy. En France, environ 70% des biens consommés sont importés, selon le ministère. "Nous ne voulons pas financer les importations chinoises mais réindustrialiser le pays", résume Bruno Le Maire.

Miser sur la consommation de l'épargne des Français

Le ministre reconnaît enfin que "les Allemands ont davantage de marges de manœuvre" sur leurs finances publiques - leur endettement était de près de 30 points de PIB inférieur à la France avant la crise. Bref, au sens du gouvernement, ce n'est plus le moment d’engager massivement les deniers publics. Pourtant, la reprise de la consommation des ménages, qui représente 52% du PIB, sera le principal levier de la relance économique.

Pour la stimuler, Bercy espère en fait que le surplus d'épargne de 100 milliards d'euros emmagasiné durant la crise sera dépensé au second semestre. Mais pour ce faire, les ménages devront avoir confiance en l'avenir. Un pari risqué.

 

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Source : Marianne.net

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