Suspect de l’incendie de la mairie de Limoges : un militant d’ultragauche fiché S arrêté à l’aube (Le Figaro.fr)
Ça a dû lui faire tout drôle ce matin ! Le profil, lui, n’étonne guère : dans l’enquête sur l’incendie de la mairie de Limoges, le suspect interpellé par le RAID est présenté comme un militant d’ultragauche déjà fiché S.
Selon cet article, l’homme, un Creusois de 40 ans déjà connu pour des violences contre des policiers, a été arrêté mardi à 6 h 15 à Val-d’Issoire. Fait notable, c’est la Sous-direction antiterroriste qui a été saisie. Les dégâts, eux, sont immenses : l’hôtel de ville de 1883, classé, a perdu sa toiture et son campanile de 43 mètres. Le maire évoque des repérages préalables, donc un acte prémédité.
Moins de trois jours après les faits, cette arrestation vient appuyer ce que beaucoup pressentaient : derrière les cortèges contre la vie chère, des groupes organisés étaient venus pour détruire. Il reste présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé, mais l’enquête antiterroriste dira s’il a agi seul ou au sein d’un réseau. À lire pour les détails de l’interpellation.

Le suspect, un Creusois de 40 ans défavorablement connu des services de police, a été appréhendé ce mardi matin à 6h15, à Val-d’Issoire. La Sous-direction antiterroriste (SDAT) a été saisie de l’affaire.
Moins de trois jours après l’incendie criminel qui a ravagé la mairie de Limoges (Haute-Vienne), classée au patrimoine historique, un suspect a été interpellé mardi aux aurores à Val d’Issoire par le RAID de Bordeaux, a-t-on appris de sources concordantes. Selon une source policière, «Il s’agit d’un activiste d’ultragauche déjà fiché S».
Âgé de 40 ans et originaire de la Creuse, il est également connu des autorités, notamment pour des faits de «violences sur personne dépositaire de l’autorité publique». Contactée, la procureure de Limoges confirme l’interpellation du suspect sans plus de détails à ce stade. La Sous-direction antiterroriste (SDAT) a été saisie des investigations, en co-saisine avec la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Limoges.
Samedi, l’hôtel de ville de «la ville rouge» a été attaqué en marge d’une manifestation contre la vie chère, qui avait rassemblé environ 5500 personnes selon les autorités. En fin de rassemblement, des individus très organisés et déterminés ont pris pour cible le bâtiment inauguré en 1883 en s’y infiltrant par les caves puis en déclenchant un feu qui s’est rapidement propagé dans les combles.
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«On a l’assurance qu’il y a eu des repérages»
Malgré l’intervention des pompiers, mobilisés toute la nuit, la toiture s’est effondrée sur plusieurs étages, le campanile de 43 mètres s’est écroulé et une grande partie des façades a été détruite. Si aucune victime n’a été signalée, les dégâts matériels et patrimoniaux sont considérables.
Le maire (LR) Guillaume Guérin, a dénoncé une attaque contre un symbole de la République et mis en cause des militants radicaux. «La volonté d’incendier a été préméditée. On a l’assurance qu’il y a eu des repérages », a assuré l’édile auprès du Figaro TV dans l’émission «Points de Vue».
Pour lui, les coupables sont «des écervelés issus pour certains du centre-ville, souvent très jeunes, et des émeutiers issus de l’immigration. En cassant, ils ont le sentiment de découvrir des sensations fortes». Le sinistre a suscité une vive émotion parmi les habitants. Plusieurs milliers de personnes se sont ainsi réunies dimanche pour condamner ces violences.
Source : Le Figaro.fr
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