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Je suis désolé d'être pesant, mais ce qui saute au yeux (enfin à mon sens), c'est que la Libye, la Syrie, l'Irak, l'Iran, tout ces pays ont un dénominateur commun.

Syrie 03 07 2014
Deir Ezzor, le 28 mars 2014. © AHMAD ABOUD / AFP PHOTO

L'EI contrôle désormais la majorité de la province pétrolifère de Deir ez-Zor ainsi que la majorité des champs pétroliers dans cette région.

Les djihadistes de l'État islamique (EI) ont pris le contrôle jeudi du champ pétrolier d'Al-Omar dans l'est de la Syrie, un des plus grands du pays, après le retrait de combattants rivaux, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'EI contrôle désormais la majorité de la province pétrolifère de Deir ez-Zor, où se situe Al-Omar, ainsi que la majorité des champs pétroliers dans cette région, selon l'ONG. Avant la révolte contre le régime qui a basculé en guerre civile il y a trois ans, la production de ce champ s'élevait à près de 30 000 barils par jour (bpj).

En novembre 2013, le Front Al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaida et alliée des rebelles dans le combat contre le régime, s'était emparé de ce champ et, depuis, "vendait 10 000 bpj", selon l'OSDH. Mais avec la poussée de l'EI, ennemi à la fois d'Al-Nosra et des rebelles, le groupe a pris graduellement le contrôle de Deir ez-Zor et des champs pétroliers.

"Ils ont fui comme des rats"

Une vidéo postée par des sympathisants de l'EI sur Twitter montre un homme portant une longue barbe noire annonçant : "Nous avons pris le contrôle (du champ) sans combat. Ils ont fui comme des rats." Le caméraman, le commandant et des hommes armés à leurs côtés scandent "L'État islamique est là pour rester". À côté de lui, on voit une enseigne à l'entrée du champ sur laquelle est écrit "Société Al-Furat, champ Al-Omar".

Une importante ville de Deir ez-Zor, Al-Mayadeen, est tombée jeudi aux mains de l'EI, qui contrôle désormais la quasi-totalité de la province. L'EI, un groupe accusé des pires atrocités, notamment des exécutions sommaires et même des crucifixions, a annoncé le 30 juin l'établissement d'un "califat" islamique, mais cette annonce a été rejetée par la majorité des groupes islamistes dans la région.

 

Source : Lepoint.fr

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