(Temps de lecture: 4 - 7 minutes)
1 1 1 1 1 Rating 5.00 (1 Vote)
Ils évoquent les nouvelles armes lourdes de l'EI, alors est-ce que cela a un rapport avec les infos que Dreuz avait publiées... ? (En tout cas les villes ou la région correspondent...)
 
Syrie 15 07 2014
Des Syriens marchent le long d'une route dévastée au nord de la localité de Deir Ezzor, le 4 janvier 2014. A cette
période, les rebelles syriens s'étaient unis pour lutter contre l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL
aujourd'hui EI). Désormais, la ville est aux mains du groupe qui monte en puissance.  | AFP/AHMAD ABOUD

Selon l'observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui rapporte l'information, les groupes rebelles, qui tenaient jusqu'ici la localité - à l'instar du Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaïda-, se sont retirés.

D'autres ont prêté allégeance à l'EI, qui contrôle désormais la moitié de la ville et le régime l'autre moitié.

Cette nouvelle prise du groupe jihadiste intervient après une offensive fulgurante en Irak, pays voisin, entamée début juin par environ 15.000 combattants. L'Etat islamique revendique désormais la formation d'un «califat», du nord de la Syrie jusqu'à l'est de l'Irak. En Syrie, quelque 10.000 autres combattants de l'EI gagnent du terrain depuis plusieurs mois années.

Le chaos laissé par une guerre civile, qui dure depuis maintenant trois ans et demi, a offert aux jihadistes radicaux un boulevard.

Les secteurs rebelles tombés après l'échec de négociations avec l'EI  

Un seul petit bastion de rebelles a résisté. «Entre 95 à 98% de la province de Deir Ezzor est désormais aux mains de l'EI», qui contrôle également de larges pans du territoire irakien frontalier, détaille l'OSDH. «Seule la deuxième moitié de la ville, l'aéroport militaire situé à la périphérie et quelques villages de la province échappent encore à l'EI.»

Les secteurs rebelles sont tombés après l'échec de négociations avec l'EI, précise l'OSDH. «Des combattants du Front Al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda) et du mouvement islamiste Ahrar al-Cham se sont alors retirés de leurs sièges dans la ville, tandis que d'autres ont prêté allégeance», a expliqué l'observatoire. «Le commandant d'Al-Nosra à Deir Ezzor a été abattu par l'EI, qui a hissé son drapeau à l'intérieur de la ville.»

Assi al-Hussein, un présent dans Deir Ezzor, a expliqué qu'il était «plus judicieux que les rebelles se retirent face à la force que représente l'EI». Cette localité de quelques centaines de milliers d'habitants, était avant la guerre le fleuron de l’industrie pétrolière syrienne. Ravagée, la ville est depuis juin 2012 la cible des obus et roquettes.

Les combats devenus «asymétriques» face à EI selon le porte-parole des rebelles

Le porte-parole des rebelles à Deir Ezzor a confirmé ces informations, accusant la communauté internationale de ne pas avoir apporté le soutien nécessaire à la rébellion. 

«Le retrait est la conséquence d'un manque de soutien aussi bien de l'opposition (en exil) que de la communauté internationale», a déclaré Omar Abou Leyla, via . «L'EI ne connaît pas de pénurie d'armes, de munitions ou de combattants, et la bataille est devenue complètement asymétrique, surtout depuis la prise (de la ville irakienne de) Mossoul», où l'EI s'est emparé d'un arsenal «d'armes lourdes», a-t-il ajouté.

En janvier dernier, face à une offensive violente et radicale de l'Etat islamique, en Syrie, les rebelles syriens, dont le Front al-Nosra, avaient formé un front pour contrer le groupe jihadistes, accusé d'être trop radical et violent. Mi-janvier, dans la ville de Raqa, l’EIIL avait alors exécuté 99 prisonniers membres du Front al-Nosra et du groupe Ahrar al-Sham.

L'Etat islamique exécute quatre «espions» syriens présumés

La stratégie de la terreur, comme toujours. Selon un médecin et plusieurs témoins, des jihadistes de l’État islamique (EI, ou Daech) ont exécuté en public quatre Syriens accusés d'espionnage pour le compte du régime de Bachar el-Assad. Le massacre s'est tenu dans une ville de l'ouest de l'Irak, ce lundi.

Des membres de EI, brandissant le drapeau de ce groupe ultra-radical, ont emmené dimanche les quatre hommes sur la principale rue d'Al-Qaïm, localité située à la frontière avec la Syrie, dans un convoi de camionnettes.

Un des jihadistes a déclaré que les quatre hommes espionnaient pour le régime de Damas. Les «espions» présumés, les mains liées, ont été exécutés par balle un à un. Leurs corps ont été ensuite transportés dans une ambulance. Ces morts ont été confirmées par le Dr Moustafa Shawqi, de l'hôpital d'Al-Qaïm.



Source : Leparisien.fr

Informations complémentaires :