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Ah lala ! Cela fait définitivement du BIEN ! Dans cette ambiance électrique pesante... Rien de tel qu'un peu de musique pour adoucir les mœurs... ; ) Alors (si vous le voulez bien...) montez dans ma dolorean avec entrain, et MONTEZ LE SON !!!! Je vous emmène quelques instants dans les mythiques et AUTHENTIQUES années 1980...

Ça changera de tout ces clowns qui s'étalent sur toutes les télés et qui font des albums de M. ! Ceci est un EXTRAIT de leur faramineuse production, accompagné de leur fiche wikipedia et de la  trace de leur sillon à travers l'HISTOIRE... Veuillez vous y référer pour plus de détails... Nul doute qu'ils ont été GÉNÉREUX, et ils véhiculait une IDÉOLOGIE pour notre plus grand BONHEUR !

The Clash1 est un groupe de punk britannique, formé à Londres dans les années 1970 et connu pour être un des quatuors majeurs de l'histoire du rock2 et du punk rock britannique. Il commence sa carrière en 1976 et se dissout en 1985. En 2003, la formation entre au Rock and Roll Hall of Fame3.

Ses personnalités les plus importantes sont Joe Strummer et Mick Jones, tous deux à la guitare et au chant, ainsi que le bassiste Paul Simonon. Son style, rattaché au mouvement punk, est principalement un rock contestataire dont l'importance des textes est primordiale4. C'est un groupe qui se caractérise également par sa capacité à intégrer à sa musique des sonorités différentes en puisant à la source des racines musicales de ses membres, parmi lesquelles le punk, le rock, le rockabilly, le reggae, le ska ou encore le dub5,6. Ainsi, The Clash est un des premiers groupes blancs à assimiler le reggae (reprise de Police & Thieves de Junior Murvin sur leur premier album et leur composition (White Man) In Hammersmith Palais en 1979).

Formation et succès britannique (1976-1978)

Origines du groupe

Au départ composé de Joe Strummer, Mick Jones, Paul Simonon, Keith Levene et Terry Chimes (crédité, avec un jeu de mot, sur leur premier LP en tant que « Tory Crimes »), The Clash se forme à Ladbroke Grove7 (banlieue ouest de Londres) en 1976, à l'époque de la première vague du punk britannique.

Après l'échec de leur bref groupe punk au nom provocateur de London SS avec Tony James (futur Generation X), Jones et Simonon commencent par recruter Joe Strummer sur les conseils de leur manager Bernie Rhodes tout en lui disant qu'il « assure mais que son groupe est de la merde »8,9.

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Strummer, de son vrai nom John Graham Mellor10,11, est alors légèrement plus âgé qu'eux et le chanteur des The 101'ers, un groupe de pub rock à la renommée naissante. Après deux jours de réflexion12, il accepte, séduit par l'énergie et le potentiel offert par ce nouveau mouvement musical, dont un concert des Sex Pistols vient de lui donner un avant-goût13.

De son côté, Keith Levene (qui plus tard intégrera Public Image Limited) est un ami de Mick Jones. Il participe en tant que guitariste et compositeur au sein du groupe.

« La jeunesse, après tout, n'est pas une condition permanente et un clash de générations n'est pas aussi dangereux, fondamentalement, pour le gouvernement que le serait un clash entre les gouvernants et les gouvernés. ». Cette phrase insérée au verso de la pochette de The Clash par Sebastian Conran résume le sens profond du nom du groupe14 trouvé par Paul Simonon, peu après que Terry Chimes eut été recruté. Ayant noté que ce mot est régulièrement répété dans le journal Evening Standard, Paul Simonon décide de le proposer aux autres membres qui acceptent15.


The Clash - London Calling par Alexander_Band

Débuts sur la scène anglaise

Le 4 juillet 1976, les Clash sont en première partie des Sex Pistols à Sheffield. Ils interprètent Janie Jones, London's Burning et 1977, montrant un goût certain pour le pur style punk au détriment de la diversité des mélodies. Présent sur place, Charles Shaar Murray, journaliste du New Musical Express, écrit plus tard dans sa critique : « Les Clash sont le genre de groupe de garage qui devraient rapidement retourner dans leur garage, de préférence avec la porte fermée et le moteur en marche. »16. Le groupe répond malicieusement à cette attaque en composant Garageland17.

À l'automne, ils signent chez CBS Records. Keith Levene est viré début septembre pour manque de travail18 et n'enregistre pas sur le premier album du groupe bien qu'il soit crédité.

Terry Chimes quitte le groupe fin novembre de la même année, remplacé brièvement par Rob Harper durant l’Anarchy Tour de décembre 1976, mais revient pour permettre au groupe l'enregistrement de leur premier album éponyme.

Ils sortent le simple White Riot / 1977 et l'album en 1977. Le succès est rapidement au rendez-vous au Royaume-Uni. Cependant CBS ne publie pas cet album aux États-Unis, attendant 1979 pour y sortir une version modifiée (expurgée du titre I'm So Bored With The USA) après qu'il eut été la plus grosse vente en importation de tous les temps pour un groupe britannique.

À la suite de la sortie de leur premier album The Clash, Chimes quitte de manière amicale mais définitivement le groupe, en raison de différents personnels avec les membres principaux19.

L'album obtient un excellent accueil20 et se classe numéro 12 des meilleures ventes à sa sortie21. Dans le numéro 9 de Sniffin' Glue, Mark Perry, qui a pourtant critiqué le groupe pour avoir signé chez CBS, est enthousiaste. Il écrit dans sa chronique : « L'album Clash est comme un miroir. Il reflète toute la merde. Il nous montre la vérité. Pour moi, c'est l'album le plus important jamais sorti. »22

Après une période de tests avec différents batteurs, le choix s'arrête finalement sur Nicholas Bowen Headon, surnommé « Topper » Headon par le groupe en raison de sa ressemblance avec un singe de dessin-animé. Doué, Topper sera même surnommé « The Human Drum Machine » par le producteur de Give 'Em Enough Rope, Sandy Pearlman, grâce à son impeccable timing et ses qualités23. Ce musicien doté d'un don pour la batterie a en réalité prévu de ne rester que brièvement dans le groupe, le temps pour lui de se faire une réputation avant de rejoindre un meilleur groupe. Mais, face au potentiel du groupe, il change ses plans et décide de rester.

Au départ, les membres de The Clash se font connaître pour leur vision politique de gauchiste véhémente et leurs vêtements caractéristiques, peints par eux-mêmes dans le style « éclaboussure » de Jackson Pollock et arborant des slogans révolutionnaires tels que « Sten Guns in Knightsbridge », « Under Heavy Manners », « Heavy Discipline ». Pendant l'année 1977, Strummer et Jones rencontrent des ennuis avec la police pour une série de délits mineurs allant du petit vandalisme au vol24, tandis que Simonon et Headon sont brièvement arrêtés pour avoir tiré sur des pigeons voyageurs avec des pistolets à air comprimé du toit de leur studio d'enregistrement. Cette dernière histoire est d'ailleurs la source d'inspiration de la chanson Guns On The Roof (1978).

Incarnation du punk politique et social

Dans les années 1970, le vide laissé au Royaume-Uni par le parti travailliste pousse l'émergence du punk et de son engagement politique. Idéalistes, avec une sensibilité poussée de gauche, les Clash sont l'un des groupes incarnant le plus cet aspect du punk, principalement porté par son leader Joe Strummer90. « Nous sommes anti-fascistes, nous sommes anti-violence, nous sommes anti-racistes et nous sommes pro-créatifs, sommes contre l'ignorance » dit d'ailleurs Strummer91,90.

La majeure partie des groupes punks britanniques contemporains des Clash ne font pas preuve d'un aussi grand sens politique, comme The Sex Pistols ou The Damned. Même la scène américaine des Ramones, Talking Heads et Blondie est dénuée de sens politique. Pour beaucoup, dont Billy Bragg, l'apport des Clash et en particulier de Joe Strummer dans ce domaine est donc déterminant : « S'il n'y avait pas eu les Clash, le punk aurait été simplement une raillerie, une épingle de sûreté et une paire de pantalon de servage »92.

Issu de la tradition des musiciens activistes93, l'un des combats politiques du groupe est de pousser la jeunesse à se rebeller contre le conservatisme oppressif du Thatcherisme94. C'est pourquoi Joe Strummer est parfois considéré depuis sa mort comme étant à la fois un compositeur et un activiste politique95.

Pour Lester Bangs, ce qui crédibilise le discours du groupe, c'est son authenticité plus que les origines sociales de ses membres. Ainsi, dans son article The Clash long d'une trentaine de pages, il écrit à leur sujet : « Le fait est que, comme Richard Hell le dit, le rock 'n' roll est une arène dans laquelle vous vous recréez, et tout ce qui est dit au sujet de l'authenticité est juste un tas de connerie. Les Clash sont authentiques parce que leur musique porte en elle une telle conviction brutale, pas parce que ce sont de Bons Sauvages. »96

Idéologie

Do It Yourself

349104atv03 Inspiré par le précepte du Do It Yourself97, le groupe choisit pourtant à ses débuts de signer dans une major plutôt que chez un label indépendant. Lorsque le groupe signe avec la firme CBS Records pour £100.00098, certains fans sont donc décontenancés99. Mark Perry déclare même à ce sujet : « Le punk est mort le jour où les Clash ont signé chez CBS. »100.

Conscient de ces critiques, Joe Strummer répond dans une interview pour Melody Maker : « Écoutez, nous voulons atteindre beaucoup de gens. Si nous avions monté notre propre label, nous serions seulement arrivés à toucher quelques centaines ou peut-être milliers de personnes. Où est le bien là-dedans quand vous essayez d'être réalistes sur ces choses ? »101. Mais au même moment le mouvement punk commence à se transformer en un vaste business102, la communauté éprouve donc de la défiance pour cette annonce et le groupe Crass compose la chanson Punk Is Dead dans laquelle il hurle : « CBS promeut les Clash / Mais ce n'est pas pour la révolution, c'est juste pour le cash. »103.


The Clash - Complete Control par BadBoy88