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clause moliere 21 03 2017
- Crédits photo : OZAN KOSE/AFP

La mesure, visant à combattre la présence de travailleurs détachés sur les chantiers initiés par la commande publique, est également saluée par les électeurs de gauche alors que le candidat socialiste à l'élection présidentielle y est opposé.

La «clause Molière», mesure adoptée récemment par plusieurs conseils régionaux de droite, obligeant les ouvriers à parler français sur les chantiers engagés par la commande publique, est largement plébiscitée par les Français. 80% d'entre eux y sont favorables (39% répondent «très favorable», 41% «plutôt favorable») selon un sondage Ifop publié lundi par Valeurs Actuelles .

Sans surprise, c'est surtout à droite et à l'extrême droite que le plébiscite est le plus important. 100% des électeurs de Nicolas Dupont-Aignan, 94% des électeurs Républicains et 93% des électeurs du Front national approuvent ce système relayé par Laurent Wauquiez dans le but de lutter contre les travailleurs détachés.

Malgré l'opposition des principaux responsables politiques de gauche à cette proposition, les électeurs l'approuvent. Ainsi 82% des sympathisants d'Emmanuel Macron valident l'idée, contre 67% au Parti socialiste et 57% au Front de gauche.

«Clause Tartuffe»

Dimanche, Benoît Hamon a pourtant lancé une lourde charge contre la «clause Molière», accusée d'être une «clause Tartuffe». «Mais comment aurait-on reconstruit la France sans les Polonais, sans les Portugais, sans les Italiens, sans les Espagnols, sans les Marocains, sans les Algériens, sans les Sénégalais ? Comment ? Tartuffe que vous êtes ! Tartuffe! Tartuffe Wauquiez, Tartuffe Pécresse, Tartuffe François Fillon! Et tout cela pour plaire à qui ? À Marine Le Pen!», a-t-il lancé lors de son meeting du Zénith. Le gouvernement est lui aussi hostile à la «clause Molière», le Premier ministre Bernard Cazeneuve ayant, de la même manière, parlé d'une «clause Tartuffe».

Quant à François Fillon, il a dit qu'il n'y était pas opposé vendredi dernier lors d'une interview à Radio classique, sans pour autant faire preuve d'un enthousiasme débordant. L'ancien premier ministre dit vouloir «aller plus loin» et préfère proposer «une remise en cause complète du statut de travailleurs détachés, afin d'empêcher le dumping social».

Source : Le Figaro.fr

 

 

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