Le suspens est de mise pour notre missile balistique... Rêverait-il déjà à la victoire ? Rien n'est joué...

L'élection d'un héritier politique de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP, le premier parti d'opposition en France, a tourné dimanche soir à la guerre ouverte. Les deux candidats ont tous les deux revendiqué la victoire sur fond d'accusation réciproque de fraudes.
La confusion a succédé au suspense au terme d'un scrutin interne sans précédent pour la formation néo-gaulliste. Dans la nuit, peu après 3h30, la commission interne, chargée de départager les deux candidats, a interrompu ses travaux en indiquant qu'elle ne pouvait pas encore déclarer de vainqueur.
"Il nous manque les procès-verbaux de 50% des départements. Nous sommes dans l'incapacité de dire qui a gagné car les chiffres sont très proches l'un de l'autre", a expliqué le président de la commission Patrice Gélard. La procédure de vérification devait reprendre à 10h00.
Fillon furieux
Furieux de la tournure des événements, François Fillon, dont les sondages avaient prédit la victoire, est arrivé vers 03h15 au siège de l'UMP, d'où Jean-François Copé était parti, pour exprimer son indignation. "C'est un dysfonctionnement majeur. (...) Je suis extrêmement choqué", a déclaré l'ancien premier ministre.
Vers 23h30, M. Copé avait tiré le premier en délivrant un véritable "discours de la victoire" depuis le siège de l'UMP devant ses partisans. Il a revendiqué 1000 voix d'avance. Un "putsch médiatique", pour un proche de M. Fillon.
Quelques minutes plus tard, dans son quartier-général, François Fillon avait également revendiqué la victoire avec "224 voix" d'avance, en prévenant: "Je ne laisserai pas voler la victoire aux militants".
Fraudes dénoncées
L'équipe de M. Copé affirme avoir constaté des irrégularités à Nice (sud-est), place forte de la droite et fief du directeur de campagne de François Fillon, et à Paris, dont l'ancien premier ministre est député.
"Nous formulerons un certain nombre de contestations, bien supérieures à celles de Jean-François Copé", a rétorqué à Paris le député Bernard Debré, proche de François Fillon.
(ats / 19.11.2012 05h37)
Source : Romandie.com
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