5.0 of 5 (5 Votes)
Temps de lecture : 6 min

La réponse de l'agriculteur (à la télé) est que c'est impossible, car cela lui coûte 33% de sa surface, et qu'il est prêt à migrer bio, mais il lui faudra plusieurs années. Or, on sait la dangerosité de ces produits phytosanitaires, on sait faire autrement avec un rendement presque égal, mais cela demande juste plus de temps. 3h pour pulvériser un champ de glyphosate, et 9 heures pour le retourner, etc., mais c'est faisable. C'est là où le gouvernement devrait aider les agriculteurs au lieu de leur mettre des bâtons dans les roues en ne payant pas en temps et en heure leur aide à la conversion bio...

Pesticides 18 08 2019
Des affiches soutenant l’arrêté de Daniel Cueff, qui interdit l’usage des pesticides à moins de 150 mètres des
habitations, à Langouët, le 17 juin. CAMILLE MICHEL POUR « LE MONDE »

Une centaine de personnes se sont rassemblées samedi 17 août à Rennes devant la préfecture de Bretagne pour soutenir le maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), convoqué devant la justice pour un arrêté interdisant l’utilisation des pesticides près des habitations.

« Madame la préfète, laissez nos maires nous protéger », « Pesticides, riverains, agriculteurs, tous victimes », « Stop pesticides, nous voulons des coquelicots », pouvait-on lire sur des banderoles. Les participants répondaient à l’appel du collectif Nous voulons des coquelicots de Langouët, village de 602 habitants situé à une vingtaine de kilomètres de Rennes.

Retrouvez le portrait de Daniel Cueff : Le maire breton qui invente le village de l’après-pétrole

« Carence de l’Etat »

« J’habite à Langouët dans une longère au milieu des champs, et ça fait très longtemps que les pesticides m’inquiètent, aussi bien pour mes enfants que pour mes petits-enfants », témoigne Nicole Duperron-Anneix, membre du collectif. « Les enfants de Langouët mangent bio à la cantine, habitent dans des bâtiments écoconçus mais ils se déplacent et vivent près des champs et on a retrouvé des taux de glyphosate très élevés dans les urines de deux d’entre eux », ajoute-t-elle.

« J’ai deux filles et je n’ai pas envie qu’elles tombent malades, on a des taux élevés de glyphosate dans nos urines alors qu’on mange bio et qu’on cultive notre jardin », abonde Hélène Heuré, employée communale.

Le maire de Langouët, Daniel Cueff, a pris le 18 mai un arrêté interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel ». « Il est légitime qu’un maire agisse face à une carence de l’Etat », avait-il déclaré, mettant en avant une « problématique de santé publique ». L’élu est convoqué jeudi devant le tribunal administratif de Rennes à la demande de la préfecture, qui exige l’annulation de l’arrêté.

Lire aussi : Le glyphosate, « vrai poison » ou « faux sujet » ? Petit manuel pour comprendre le débat sur l’herbicide controversé

« Un héros »

Classé comme « cancérigène probable » depuis 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’herbicide est utilisé sous diverses marques depuis que le brevet détenu par l’américain Monsanto est tombé dans le domaine public en 2000.

Article réservé à nos abonnés - Lire aussi : Glyphosate : une étude montre une nette augmentation du risque de lymphome

« La décision du maire est une décision de rupture », déclare Michel Besnard, président du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, tout en rappelant que le Conseil d’Etat a partiellement annulé le 26 juin un arrêté réglementant l’utilisation des pesticides au motif qu’il « ne protégeait pas suffisamment la santé des riverains ».

« Le maire de #Langouet a entièrement raison. Dans quelques années, il sera reconnu comme un héros », a affirmé Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement. « Nous sommes contaminés, les abeilles disparaissent, les algues vertes pullulent mais l’Etat et sa préfète préfèrent s’acharner sur un maire responsable et autoriser les pires élevages industriels. Lamentable ! », a renchéri sur Twitter Yannick Jadot, député européen écologiste.

 

Source(s) : Lemonde.fr via Les Moutons Enragés.fr

 

Vous aimez ce que vous lisez ? Notre travail est gratuit et indépendant, mais il a un coût. Vous pouvez nous soutenir librement grâce à un don via Tipeee ou PayPal. Si vous ne pouvez pas nous aider financièrement (ce que je peux comprendre parfaitement), vous pouvez partager les articles sur vos réseaux sociaux, et parler du site autour de vous. Merci à celles et ceux qui rendent tout cela possible.

Informations complémentaires :

Partager sur les réseaux sociaux

Publier 0Nombre de partages sur X
0Nombre de partages sur X
Partager 0Nombre de partages sur Facebook
0Nombre de partages sur Facebook
Partager 0Nombre de partages sur Linkedin
0Nombre de partages sur Linkedin
E-mail 0Nombre de partages sur Email
0Nombre de partages sur Email
WhatsApp 0Nombre de partages sur Whatsapp
0Nombre de partages sur Whatsapp
Télégramme 0Nombre de partages sur Telegram
0Nombre de partages sur Telegram

1000 Characters left


 

Vous appréciez Crashdebug.fr ?

Pour nous soutenir, vous pouvez nous aider à financer ce serveur :

Faire un don ponctuel via paypal

Faire un don ponctuel ou mensuel via Tipeee

Ne perdez rien de notre actualité, rejoignez-nous sur Twitter (X), Youtube, ou Facebook ou encore Telegram (pas de filtrage algorithmique), avec la censure de Google, nous avons plus que jamais besoin de votre soutien.

Tous les commentaires publiés sont sous la responsabilité de leurs auteurs respectifs. Crashdebug.fr ne saurait être tenu responsable de leur contenu ou orientation.

Vidéo bloqué qui ne se lance pas ?

Comment nous contacter ?

Vous avez des questions ?

Merci,

Sites ami(e)s