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Allez, un peu d'espoir outre-Rhin. Décidément, il n'y a que les Français(es) qui n'ont toujours rien capté au film.  Enfin, ce n'est pas trop de leur faute, c'est surtout à cause de l'omerta des médias (information complémentaire).

William Jung, webmaster de CrashDebug.fr

Les opposants allemands à l'euro ont fait pour la première fois leur entrée dans un parlement régional, à l'issue d'un scrutin dimanche en Saxe (est), où les conservateurs de la chancelière Angela Merkel ont facilement conservé la majorité.

Selon des résultats officiels provisoires, le parti anti-euro Alternative für Deutschland (AfD), créé au printemps 2013, a obtenu 9,7% des voix, tandis que les chrétiens-démocrates (CDU) de Mme Merkel récoltaient entre 39,4% des suffrages (contre 40,2% il y a cinq ans).

"C'est un super résultat", s'est félicité Bernd Lucke, le professeur d'économie qui a fondé l'AfD. "C'est le moment pour un nouveau parti en Allemagne", a estimé cet homme, âgé de 52 ans, qui a régulièrement attaqué, sans succès, les plans de sauvetage de l'euro devant la Cour constitutionnelle allemande.

Son parti, qui a fait de la fin de l'euro son cheval de bataille, avait déjà effectué une percée aux élections européennes du 25 mai, à l'issue desquelles il avait obtenu sept députés au Parlement européen. Il avait échoué de peu à dans sa tentative d'entrer au Bundestag, aux législatives fédérales de septembre 2013.

La tête de liste de l'AfD en Saxe, Frauke Petry, une chimiste de formation de 39 ans, mère de quatre enfants, a tenté d'étoffer le discours de son parti, incitant notamment les couples à avoir plus d'enfants, la population allemande vieillissant à un rythme accéléré. L'AfD milite également pour le développement des référendums d'initiative populaire, par exemple sur la construction de mosquées et de minarets. Des thèmes qui font dire à la majorité des Allemands que l'AfD est un parti nationaliste et populiste.

Un taux de participation très faible

Le scrutin dans ce Land d'ex-RDA était le premier vote régional depuis le triomphe aux législatives de 2013 de Mme Merkel, qui a obtenu un troisième mandat de quatre ans à la tête de la première économie européenne.

Si les chrétiens-démocrates sont assurés de continuer à gouverner en Saxe comme ils le font depuis la Réunification allemande en 1990, ils devront trouver un nouveau partenaire de coalition, car leur ancien allié, le Parti libéral (FDP), n'a pas atteint les 5% nécessaires pour avoir des élus (3,8%). Avec la Saxe, les Libéraux quittent d'ailleurs le dernier parlement régional où ils étaient encore représentés. Ils ont déjà été éjectés du Bundestag à l'automne.

La gauche radicale Die Linke, dans les rangs de laquelle l'on retrouve nombre de communistes de la défunte RDA, reste la deuxième force politique de Saxe avec 18,9% des suffrages (contre 20,6% en 2009), suivie des sociaux-démocrates (SPD, 12,4%), qui devraient gouverner à Dresde avec la CDU comme ils le font à Berlin au niveau fédéral.

Le chef du gouvernement régional sortant, le très populaire chrétien-démocrate Stanislaw Tillich, a exclu dans la soirée de former une coalition avec l'AfD.

Les Verts ont obtenu 5,7% des voix, et le parti d'extrême droite NPD est éjecté d'extrême justesse du parlement régional, n'ayant pas atteint, avec 4,95% des suffrages, le seuil des 5%.Le taux de participation électorale en Saxe, en dessous des 50% (contre 52,2% en 2009), a été le deuxième plus faible dans un Etat régional allemand depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Seule la Saxe-Anhalt avait fait moins bien, en 2006 avec 44,4%.

Traditionnellement, la participation est toujours plus faible dans les Etats régionaux d'ex-RDA que dans ceux de l'Ouest. En outre, ce dimanche était le dernier jour des vacances scolaires d'été en Saxe, ce qui, selon les experts, a favorisé l'abstention.

Alors que l'Allemagne s'apprête à célébrer le 25e anniversaire de la chute du Mur de Berlin le 9 novembre, deux autres scrutins régionaux sont organisés le 14 septembre, dans le Brandebourg, qui entoure Berlin, et en Thuringe (centre). Ce dernier Land pourrait être pris par la gauche radicale de Die Linke aux conservateurs de Mme Merkel.

Source(s) : 7sur7.be via Businessbourse.com

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