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Capitol

Comme nous l'avions déja souligné, une autre commission US dénonce les chiffres du piratage en Chine du BSA, qui seraient tous simplement imaginaires, épatant ! Après tout on n'est jamais mieux servit que par soi-même... Ont-ils les mêmes types de sources pour l'Europe et les USA ? ;)

À la demande de la Commission des Finances du Sénat américain, une agence fédérale de statistiques baptisée «Commission Américaine pour le Commerce International» (US International Trade Commission - USITC) a commencé deux enquêtes pour estimer les effets sur l'économie et les emplois américains des infractions au droit d'auteur en Chine.

Ces enquêtes sont rendues nécessaires par un rapport de la GAO (la cour des comptes américaine) rendu en avril. Il
avait démontré que les chiffres utilisés pour estimer la valeur des contrefaçons importées aux États-Unis et leur impact sur l'économie étaient pour certains imaginaires (ou en tout cas sans sources fiables), et pour d'autres basés sur une méthodologie biaisée. Du coup, le gouvernement et les parlementaires se sont retrouvés sans chiffres pour décider de leurs politiques, et le Sénat a commandé ces enquêtes officielles.

Pour préparer cette enquête, l'USITC a reçu mardi en audience des économistes et autres spécialistes de la contrefaçon. Et ce que ces témoins avaient sur le cœur et ont partagé avec la Commission, ce sont les chiffres du piratage donnés par l'industrie.

Méfiez-vous des chiffres de l'industrie

C'est ainsi que le Professeur Fritz Foley de la Harvard Business
School aurait déclaré, selon PCWorld : « faites attention en utilisant les informations fournies par les multinationales. J'imagine qu'elles ont une raison de présenter leurs pertes comme étant très, très élevées ». Il a en particulier critiqué le taux de substitution d'une "contrefaçon pour un produit authentique" généralement utilisé par l'industrie : « ça semble un peu fou de penser que quelqu'un qui paierait un prix bas pour un produit piraté serait le genre de consommateur à payer six à dix fois plus pour un vrai produit ».

En contraste, la Business Software Alliance a défendu
ses chiffres. Robert Holleyman, le PDG de la BSA a ainsi réitéré qu'en Chine 79 % des logiciels étaient piratés, pour une valeur de 7,6 milliards de dollars. Les entreprises chinoises qui ne payent pas leurs logiciels ont aussi un avantage compétitif injuste face à leurs concurrentes américaines honnêtes ajoute-t-il.

Prendre une approche globale

Toujours selon PCWorld, le professeur Peter Yu, enseignant les lois sur la Propriété Intellectuelle à l'Université Drake en Iowa, a remis en cause la tendance à se concentrer sur une seule industrie. Il explique ainsi que bien que les professionels
du cinéma américains soient lésés par les pirates chinois, les États-Unis bénéficient peut-être d'autres retours positifs. Des salariés américains peuvent être employés par des entreprises piratant des produits en Chine, les Américains peuvent vendre des matières premières utilisées par les contrefacteurs, et les produits culturels piratés dans l'Empire du Milieu aident peut-être à y diffuser les idéaux démocratiques. Sans compter que les consommateurs sont parfois les grands gagnants d'une baisse des prix provoquée par la contrefaçon.

Pour conclure, il explique qu'il sera « compliqué » d'avoir une estimation de l'impact de la contrefaçon sur l'économie américaine en général.

Quelle solution alors ?

Pour avoir de meilleures estimations, Daniel Chow, un professeur de droit à l'Université d'État de l'Ohio, a proposé à la Commission de mettre la pression sur les industriels pour qu'ils dévoilent des chiffres plus fiables et non travaillés, justifiant leurs prétentions.

Et comme piste pour résoudre le problème de la contrefaçon, il a suggéré que les entreprises américaines arrêtent d'être « obsédées » par les poursuites judiciaires, et commencent plutôt à éduquer le public chinois sur les bénéfices des droits d'auteurs. Les fonctionnaires chinois en ont marre des leçons à propos des lois sur le droit d'auteur. Il conclut en disant : « leur approche ne fonctionne pas. Les entreprises doivent penser à long terme ».

 


Source :
Pc INpact

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