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A mon sens, vu le potentiel fiasco de l'EPR, seuls les réacteurs à sels fondus nous permettraient de brûler tout nos embarassants déchets nucléaires, pour lesquels nous n'avons pas de solution pérenne... (à part de les enfouir... cf. Cigéo), et nous alimenter en énergie de façon sûre et contrôlée (en évitant tout désastre semblable à Fukushima), mais ça ne permet pas de faire de bombe atomique...

Qui a encore besoin de bombes atomiques ?

Et on ne parle pas de sortir du nucléaire conventionnel (à base d'uranium) en deux semaines...

Mais de se projeter dans l'avenir....

Amitiés,

L'Amourfou.

Ca Vas Bien Se Passer  01 03 2018
Le centre de contrôle des Réseaux de transport d'électricité (RTE). - Crédits photo : GERARD JULIEN/AFP

INFOGRAPHIES - Avec la vague de froid qui traverse actuellement l'Europe, la France a atteint mercredi matin son pic de consommation en électricité cet hiver. Pour répondre à la demande, elle a importé plusieurs milliers de mégawatts produits chez ses voisins.

Quoi de plus normal que de vouloir se réchauffer quand l'hiver vous agresse ? Ce matin, à 9h41 précise, la France a atteint son pic de consommation en énergie électrique. L'Hexagone a consommé près de 95.817 mégawatts (MW), ce qui devrait être son record cet hiver. Ce soir, aux alentours de 19h, elle a connu une nouvelle pointe proche des 95.000MW. À la même période l'an dernier les Français avaient consommé en moyenne entre 30 et 40% de moins sur la même période.

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«La France est un pays thermosensible, sa consommation en énergie dépend principalement de la météo», explique la communication des Réseaux de transport d'électricité (RTE). «En période de grand froid, chaque degré Celsius en dessous de zéro génère un surplus de consommation de 2400 MW, soit l'équivalent de la consommation totale de Paris intra-muros en temps normal», poursuit RTE.

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WEB 201808 Conso Electricite

L'électricité ne pouvant être stockée, Il faut pouvoir répondre quasiment en temps réel à la demande énergétique. Ce matin, la France a donc fait appel à ses plus proches voisins européens. À neuf heures, elle importait près de 2283MW depuis la Belgique au nord et 2152MW en provenance d'Espagne au sud. Dans le même temps, elle recevait 1978MW de l'Angleterre à l'ouest et 1507MW depuis l'Allemagne à l'est.

Seule l'Italie recevait 60 MW d'électricité française.

WEB 201808 Echange Electrique

Si les besoins en énergie varient selon la météo, «importer n'est pas forcément synonyme de difficultés mais plutôt d'opportunités économiques ou environnementales», explique RTE. Les fournisseurs en électricité (EDF et Engie, NDLR) «peuvent très bien préférer acheter de l'énergie bon marché produite par des panneaux photovoltaïques en Allemagne, plutôt que de démarrer une centrale à charbon moins économique et plus polluante en France», souligne le groupe. Malgré les importations d'électricité, «deux centrales au fioul et cinq à charbons ont dû être mises en marche mardi», indique le gestionnaire du réseau électrique. «Elles fonctionneront de nouveau ce mercredi soir», précise-t-il.

La France a importé 52 jours d'électricité en 2017

En 2017, le nombre de «jours importateurs» de la France s'élevait à 52. Théoriquement, le pays a un potentiel total de production électrique de 130.000 MW. Cependant, durant l'année, les sources génératrices d'électricité ne sont pas toutes disponibles en même temps. Les centrales nucléaires ou thermiques nécessitent parfois des opérations de maintenance. «C'est notamment le cas en ce moment», précise RTE. Ce mercredi à 15h, neuf réacteurs nucléaires étaient à l'arrêt pour différentes raisons techniques. Aussi, les installations éoliennes ou photovoltaïques génèrent plus ou moins d'électricité en fonction de la météo. «Ce mercredi, à 9h41, lors de la pointe de consommation, l'éolien a produit 5200 MW et le photovoltaïque 1150 MW», indique RTE. Ils ont représenté à eux seuls l'équivalent de la production de 6 réacteurs nucléaires. «Nous devrions pouvoir continuer à subvenir aux besoins électriques de tout le monde», déclare l'organisme en charge du réseau.

«Annuellement, la France affiche un solde exportateur en électricité toujours positif» précise RTE. En 2017, il s'établit à 38 térawatt-heure, soit un léger recul par rapport à 2016 (36,1TWh) et le solde le plus bas depuis 2010, selon les données du groupe.

 

Source : LeFigaro.fr

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