C'est catastrophique ces moteurs diesel équipent nos SNLE, c'est notre force de dissuasion nucléaire qui est visée, encore une fois le président pourrait interdire cette vente, Macron n'en fera rien. La cession d'Everllence (ex-MAN Energy Solutions), dont le site stratégique de Saint-Nazaire équipe la Marine nationale et nos centrales nucléaires, au fonds américain Bain Capital illustre un abandon coupable de souveraineté. Alors que le décret Montebourg permettrait d'exiger le contrôle de l'État, le silence politique demeure absolu face à la braderie de notre industrie de défense.
Un transfert stratégique sous pavillon américain qui menace la défense
Le rachat d'Everllence par le fonds américain Bain Capital dépasse le cadre d'une simple transaction financière. Il s'agit d'une perte d'autonomie directe sur des composants industriels cruciaux. L'usine de Saint-Nazaire, héritière du savoir-faire historique de Pilstick, emploie plus de 600 salariés hautement qualifiés. En passant sous contrôle étranger, la maîtrise technique de nos équipements militaires échappe une nouvelle fois à la France.
Les moteurs Everllence au cœur de la force de dissuasion nucléaire (SNLE)
Les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) constituent la colonne vertébrale de la dissuasion nucléaire française. Tous sont équipés de systèmes de secours diesel fabriqués sur le site de Saint-Nazaire. De plus, les sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) dépendent également de ces technologies. Placer l'entretien, les pièces détachées et les évolutions de ces moteurs sous la dépendance d'un fonds d'investissement américain expose la France à des pressions géopolitiques majeures et à un risque d'ingérence étrangère sur notre outil de défense souverain.
Centrales nucléaires et frégates : un risque de dépendance globale
L'impact ne se limite pas aux sous-marins. Les moteurs produits par Everllence équipent :
Les frégates de premier rang de la Marine nationale.
Les porte-hélicoptères amphibies (PHA) de classe Mistral.
Les groupes électrogènes de secours des centrales nucléaires d'EDF.
Une rupture d'approvisionnement ou une décision unilatérale de délocalisation de la part de l'actionnaire américain mettrait en péril tant la sécurité militaire nationale que la sûreté de notre réseau électrique civil.
Décret Montebourg : pourquoi l'État refuse-t-il d'intervenir ?
La législation française offre pourtant des levées d'action claires. Le décret sur les investissements étrangers soumis à autorisation préalable (dit « décret Montebourg ») autorise le ministre de l'Économie à bloquer la vente d'une entreprise exerçant une activité stratégique pour la défense ou la sécurité nationale. Le siège social et l'usine d'Everllence se trouvant à Saint-Nazaire, la souveraineté juridique de la France s'applique pleinement.
Le précédent Alstom Turbine et l'inaction d'Emmanuel Macron
Pour l'économiste Philippe Murer et l'expert Fabien Bouglé, la situation actuelle rappelle cruellement le dossier Alstom. En 2014, la branche énergie d'Alstom et ses turbines Arabelle — cœur de nos centrales nucléaires — avaient été cédées à l'américain General Electric avec l'aval d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, avant d'être rachetées quelques années plus tard à un prix exorbitant. Le refus d'activer le décret Montebourg pour Everllence témoigne de la répétition des mêmes erreurs stratégiques.
Les failles du contrôle européen face aux fonds d'investissement américains
Si la Commission européenne a donné son feu vert à la transaction, c'est en vertu de règles axées uniquement sur la concurrence du marché, sans considération pour l'indépendance nationale des États membres. La doctrine ultra-libérale de Bruxelles laisse ainsi filer des pans entiers du tissu industriel stratégique européen vers des acteurs extra-européens sans protectionnisme ciblé.
Du désastre industriel à la ruine économique : le cercle vicieux
Chaque cession d'entreprise industrielle clé affaiblit l'économie nationale. Lorsque l'État renonce à protéger ses usines, il dégrade son budget à long terme et détruit l'écosystème local.
Commande publique et souveraineté : le vrai coût des délocalisations
Privilégier un achat national coûte souvent moins cher à la collectivité qu'une importation :
Recettes fiscales et sociales : Environ 25 % du montant d'une commande publique passée à une entreprise basée en France revient directement dans les caisses de l'État (cotisations, impôts).
Effet d'entraînement économique : Les salaires versés restent dans le circuit économique local, soutenant la consommation, l'emploi et le financement des services publics.
Protection sociale : Sans base industrielle solide pour produire de la valeur réelle, le modèle social français ne peut plus être financé durablement sans recours excessif à la dette.
Source(s) : Crashdebug.fr sur la piste de Profession Gendarme, vidéo Youtube.com
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