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Sachez que ce ne sera qu'une étape, car quand les usines nanos vont voir le jour, et que l'on pourra télécharger n'importe quel objet et l'imprimer en 3D, atome par atome, à l'échelle nano...
 
Il n'y aura pas de limites aux applications. Et moi, ce qui me vient tout de suite à l'esprit, c'est, que deviendront toutes ces usines et ouvriers conventionels ? Qui, de facto, n'auront quasiment plus de raison d'être ?
 
Armes Plastique
Le « Liberator », un pistolet à un coup de petit calibre, entièrement réalisé en résine avec une imprimante
3D. Crédits photo : Viraliz.com

La police britannique a découvert fin octobre à Manchester des pièces d'un pistolet «fait maison» à l'aide d'une imprimante 3D. Les services de police espagnols, suisses, allemands et britanniques se seraient dotés d'imprimantes 3D pour explorer ses possibilités et évaluer le danger des armes conçues de la sorte.

Le phénomène n'a pas encore été signalé en France par les autorités, mais inquiète les polices d'Europe selon l'International New York Times. Après avoir déclenché un intense débat de société aux États-Unis, les armes «imprimées» sur des imprimantes 3D - une machine qui, en déposant des couches successives de matière plastique, permet de créer, à partir de plans numérisés, des objets - tracassent la police britannique.

Lors d'une perquisition le 24 octobre dans une maison de la banlieue de Manchester, elle a découvert une imprimante 3D, une gâchette et un chargeur à balles sculptés dans du plastique. «Si ce que nous avons saisi est utilisé pour fabriquer une arme à feu fonctionnelle, on peut parler de tournant dans la lutte contre le crime organisé, notait l'inspecteur Chris Mossop, inquiet de sa découverte. Cela montre que les bandes criminelles sont en train de s'approprier une technologie qu'on trouve dans le commerce pour fabriquer les armes de demain qui, comme elles sont en plastique, peuvent facilement tromper les systèmes de détection.» Selon le journal américain, les services de police espagnols, suisses, allemands et britanniques se seraient dotés de ces machines pour explorer ses possibilités et évaluer le danger.

Fabriquées «à la maison», ces armes échappent au moindre contrôle

En mai dernier, un étudiant américain avait défrayé la chronique en diffusant sur son site les plans du «Liberator», un pistolet à un coup de petit calibre, entièrement réalisé en résine via cet outil. En une quinzaine de pièces, le pistolet était produit en quelques dizaines d'heures, pour un coût très modéré: un investissement de 1500 euros environ pour la machine et quelques dizaines d'euros de résine pour la fabrication en elle-même.

PHO29cd749a 4476 11e3 A4fa 704d93ba2342 300x200Aussitôt, les autorités américaines s'étaient inquiétées de la mise en libre circulation des plans du «Liberator». Car l'arme, quoique rudimentaire, pose de nombreux problèmes. En étant fabriquée «à la maison», elle échappe au moindre contrôle. En plastique, à l'exception de son aiguille de percuteur - de la taille d'un simple clou - en métal, elle échappe aux systèmes de détection couramment utilisés. Plusieurs solutions ont été imaginées: imposer l'introduction dans l'arme d'une masse métallique la rendant repérable, demander aux fabricants d'imprimantes de rendre les logiciels de pilotage de ces machines incapables de reproduire certaines pièces (comme les photocopieurs et scanners qui sont équipés pour éviter la reproduction de billets de banque). Sans pour autant régler le problème de manière convaincante, puisque les plans de l'arme sont toujours disponibles sur différents sites de partage de données.

Loin d'être fiable

Pour autant, le risque reste mesuré, puisque le «Liberator» - qui tient son nom d'une arme aux caractéristiques similaires produit durant la Seconde Guerre mondiale par les États-Unis à destination des résistances européennes - est loin d'être fiable. La police australienne a ainsi fait le test, qui démontre deux choses. La première, que l'arme, à bout portant et malgré son faible calibre, est létale. L'autre, qu'elle a de grandes chances de tomber en miettes lors de son utilisation, aux risques et périls du tireur. Internet regorge ainsi de témoignages de curieux qui ont tenté l'expérience et sont déçus du manque de fiabilité. Mais les promoteurs de cette technologie encore balbutiante pourraient expérimenter de nouveaux matériaux, plus résistants que les plastiques actuellement disponibles, et de nouveaux plans pourraient bien apparaître, pour des armes plus sophistiquées…

Quant à la question de la détection de ces armes, des journalistes ont démontré les failles du système. Ainsi, des reporters du Mail on Sunday britannique ont embarqué le «Liberator» à bord d'un Eurostar. D'autres, du quotidien israélien Haaretz, l'ont fait entrer dans une salle de presse du Parlement israélien, durant un discours du premier ministre…

 

Source : Lefigaro.fr

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