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RIAA 11 10 2016

Comme chaque année, la Motion Picture Association of America (MPAA) vient de transmettre au gouvernement des États-Unis une liste des principaux sites « pirates » qu’elle aimerait voir disparaître. Une opération qui conduit ironiquement à faire de la publicité aux plateformes dénoncées...

En dépit d’une offre légale jugée « florissante », le puissant lobby des studios américains reconnaît que la contrefaçon en ligne « continue de poser un défi important et en constante évolution ». Aux logiciels de peer-to-peer ont en effet succédé les sites de streaming et de téléchargement direct, et voilà qu’apparaissent depuis quelques années des applications pour smartphone... Les nombreuses arrestations et condamnations ne semblent d’ailleurs guère changer la donne, même si la MPAA salue cette année la récente fermeture de Kickass Torrents.

De cette « vaste constellation de technologies faciles à utiliser », l’organisation épingle quelques exemples non exhaustifs mais finement choisis, notamment en raison de leur popularité (PDF).

Sites de liens et de streaming :

  • 123movies.to
  • Filmesonlinegratis.net
  • Kinogo.club
  • Movie4k.to
  • Newmovie-hd.com
  • Pelis24.com
  • Primewire.ag
  • Projectfreetv.at
  • Putlocker.is
  • Repelis.tv
  • Watchseries.ac (le seul à être hébergé par un acteur français, OVH)

Peer-to-peer :

  • 1337x.to
  • Extratorrent.cc
  • Rarbg.to
  • Rutracker.org
  • ThePirateBay.org

Hébergeurs de fichiers :

  • Allmyvideos.net
  • Nowvideo.sx
  • Openload.co
  • Rapidgator.net
  • Uploaded.net
  • VK.com

Applications :

  • IpPlayBox.tv
  • BeeVideo.tv

À l’appui de ce mini-catalogue, l’administration Obama pourra préparer sa « liste noire » officielle des sites accusés de piétiner allègrement les droits de propriété intellectuelle. La dernière étant sortie en décembre 2015, il faudra encore attendre plusieurs mois avant de connaître « le cru 2016 ». La RIAA, l’organisation des majors de la musique, devrait d’ici là transmettre elle aussi sa liste de doléances.

L’intérêt de ces manœuvres ? Pointer publiquement du doigt certains acteurs, mais aussi pousser les États les hébergeant à prendre des mesures de rétorsion à leur encontre (adaptation législative, opérations de police...). L’histoire montre cependant que la liste a beau évoluer d’année en année, elle reste toujours aussi remplie... Certains font par ailleurs figure d'abonnés historiques, à l'image de The Pirate Bay, ExtraTorrent ou Uploaded. 

 

Source : Nextinpact.com

 

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