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Societe Generale 02 03 2016

Mediapart et Les Inrocks ont fait état, mardi 1er mars, d’un possible délit d’initiés autour des pertes attribuées à l’ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel. Ces informations ont amené le groupe bancaire à annoncer une plainte en diffamation contre les deux publications. Selon l’avocat de l’établissement, Jean Veil, ces articles mettent en cause son ancien patron Daniel Bouton. Des accusations jugées « intolérables ».

Des concurrents informés avant la révélation du scandale

Une journaliste financière affirme dans les colonnes de Mediapart et des Inrocks que M. Bouton avait informé plusieurs banquiers concurrents du « débouclage » imminent des positions prises par Jérôme Kerviel, bien avant l’annonce officielle du scandale, pour leur demander leur aide. L’un d’eux, interrogé par le site d’enquêtes, a toutefois démenti.

Selon des propos rapportés par la journaliste, l’ancien patron les aurait appelés dès le dimanche 20 janvier 2008, soit quatre jours avant la conférence de presse qui allait rendre publique « l’affaire Kerviel ». Ebruiter ainsi une opération boursière aussi sensible, qui consiste à solder pour plusieurs milliards d’euros de pertes, avant que les marchés ne soient officiellement informés, reviendrait à orchestrer un délit d’initiés et une manipulation.

Me Veil soutient que si M. Bouton a informé d’autres banquiers, il l’a fait dans les règles, c’est-à-dire, dans la soirée précédant la conférence de presse ou juste avant, hors ouverture des bourses.

Un « bluff » de la banque pour alourdir les pertes

La Société générale s’insurge également contre une autre information, mise en avant notamment par Les Inrocks : un éventuel « bluff » de la banque afin d’alourdir la perte attribuée à Jérôme Kerviel, officiellement 4,9 milliards d’euros. Cette manœuvre aurait permis de masquer d’autres défaillances, sans lien avec l’ex-trader.

Cette version avait été défendue, lors du procès en appel de M. Kerviel, par Philippe Houbé, alors employé d’une filiale du géant bancaire. Dans un communiqué, l’établissement évoque des « pseudo-révélations » qui n’ont « pas été retenues par les tribunaux » : un « travail de recyclage ».

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