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Et voilà, c’est parti. Il faut croire que Éric Besson a moins peur de ces compteurs que les agents EDF, et finalement notre ministre aura plié face au poids de ce lobby national. Cela faisait un bout de temps que c’était dans les tuyaux…

Même si aucun gain n’est à prévoir pour les usagers (voire plutôt des soucis…), il faut voir l’avantage du système pour le fournisseur, avec de tels équipements sur l’eau, le gaz, et l’électricité, quand vous serez chômeurs en fin de droit et que l'on vous auras retiré votre carte bancaire, si vous ne pouvez plus payer, l’un ou l’autre...  Ils pourront de facto vous couper immédiatement ces ressources énergétiques une à une… Sans avoir à risquer la vie d’un agent !

Ne doutez pas qu’à cette époque, comme planifié, l’argent liquide aura sûrement disparu, et vous disparaîtrez de la circulation comme lui, si vous n’êtes plus dans le « cycle » des consommateurs… Ah c’est beau le progrès ! Bravo Éric Besson… Membre d’un gouvernement de visionnaires «  humanistes » à défaut d'être humains…

ALeqM5jcqdfx6LWsuKtMgvtaB1XAe3lspQPARIS — Le gouvernement a approuvé mercredi l'installation à partir de 2013 de 35 millions de nouveaux compteurs électriques intelligents "Linky", en promettant que ce vaste chantier estimé à 4,3 milliards d'euros serait gratuit et bénéfique pour le client et pas seulement pour ERDF.

Pour cette généralisation du boîtier fluo à tous les foyers français, les installations se feront "à partir de 2013 au rythme de sept millions d'appareils par année", soit une conversion complète des anciens aux nouveaux compteurs à horizon 2018 avec à la clé 10.000 emplois, selon le ministre de l'Energie, Eric Besson.

Ce dernier a renouvelé la promesse du gouvernement au printemps : les "surcoûts" liés aux nouveaux compteurs seront pris en charge par ERDF, la filiale d'EDF chargée de la distribution du courant, et pas par le consommateur qui n'aura rien à payer.

Outre la gratuité de la pose, le gouvernement a exigé des industriels une offre gratuite de services "suffisamment étoffée" pour permettre de suivre sa consommation, a dit M. Besson, même si d'autres services payants à la carte pourraient ensuite se développer pour compléter.

"Mais la pose comme son utilisation seront gratuites pour les consommateurs", a insisté le ministre.

Déjà testé "avec succès" selon le gouvernement pendant un an chez 300.000 clients en Touraine et à Lyon, le compteur "communicant" a pour principal atout de relever et transmettre la consommation d'électricité à distance et en temps réel, également affichée sur le boîtier pour être lue par le client.

Outre d'éviter le déplacement d'un technicien, il permet de facturer la consommation réelle et non plus des estimations intermédiaires parfois très décalées. Il permet également à ERDF de repérer facilement des pannes et des coupures de courant tout en réduisant la possibilité de fraude.

Autre avantage de taille : le distributeur saura beaucoup plus précisément la quantité d'électricité qu'il lui faudra injecter dans le réseau, évitant les pertes liées au décalage entre l'offre et la demande, une question cruciale avec l'émergence des énergies aléatoires comme l'éolien et le solaire.

Mais un point fréquemment mis en avant pour défendre le nouveau compteur fait débat : permettra-t-il réellement au consommateur de faire baisser sa consommation et donc d'être plus écologique ?

En dénonçant certaines "défaillances techniques" lors des tests et une décision "précipitée", l'UFC-Que Choisir a affirmé que "Linky n'a pas permis aux consommateurs à qui a été imposée l'expérimentation de réduire leur facture".

Suivant plusieurs associations de consommateurs et l'Ademe, le médiateur de l'Energie a proposé mercredi un affichage "déporté", permettant de suivre depuis chez soi sa consommation, sans avoir à aller jusqu'à un compteur situé dans un endroit peu accessible ou dans 50 % des cas à l'extérieur.

Cette possibilité "est à l'étude", a expliqué Michèle Bellon, la présidente d'ERDF.

Autre question de taille : les gains de Linky suffiront-ils réellement au distributeur pour financer un investissement de plus de 4 milliards d'euros, soit près de 120 euros par compteur ?

"Nous avons établi un "business plan", nous avons établi nos dépenses et nos recettes. Et normalement, sur 20 ans, nous sommes à l'équilibre", fait valoir Michèle Bellon.

La question du financement n'est néanmoins pas bouclée, a-t-elle concédé, et sera étudiée par un "comité de déploiement" annoncé mercredi. "Il reste du travail à faire", a dit Mme Bellon. "Il faut vérifier que l'équilibre est réel et comment les modalités sont appliquées" avant le lancement de l'appel d'offres.

Des compteurs intelligents ont déjà été lancés, par exemple en Suède, au Danemark et plus récemment en Italie. Les modèles de Linky utilisés dans la phase de tests ont été fabriqués dans l'Hexagone par les français Itron et Landis+Gyr, ainsi que par le slovène Iskraemeco.

Source : AFP via Chalouette

Informations complémentaires :

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