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Et après Obama vous explique, sur toutes les télévisions du monde, sans sourciller : « Que les mots sont trop faibles face à des victimes innocentes »… Alors qu’il signe lui-même personnellement, l’arrêt de mort d’une bonne dizaine de personnes par jour, quel bande d’hypocrites...

Ce que je ne m'explique pas, dans le cas de cet article, c'est qu'avec leur système informatique ils devaient bien savoir que leurs cible(s) avaient aussi la nationalité américaine ? Donc, cela indique leur sentiment d'impunité et de toute puissance.

Mais avant tout, ce que je voulais valider et confirmer avec vous à travers ce billet, c'est ce « programme d'assassinats ciblés sans pilote » du gouvernement américain, dont on vous avait déjà parlé. Car, avec la perspective de voir voler 30,000 drones dans le ciel étatsunien d'ici 2020 (dont certains à base d'énergie nucléaire ou pouvant voler indéfiniment grâce à un rechargement par faisceau laser), je crois qu'en prenant en compte la capacité maladive qu'ont nos dirigeants de s'inspirer des États-Unis, il faut d'ores et déjà préventivement se mobiliser face à ce type de menace aérienne, ici, en Europe, et donc informer... Et notamment sur ce qui se passe en dehors de nos frontières...

Update 25.07.2012 :  Pour une analyse plus juridique des fondements des attaques Julien nous informe de l'existence du document « Les drones du Président »

Attaque Lethale De Drones Usa
Armés comme celui-ci les drones MQ-9 Reaper sont utilisés à la fois par l'armée américaine et la CIA. Photo : US Air Force

Les survivants des attaques ciblées de drones, qui ont tué trois Américains au Yémen l'an dernier, ont poursuivi des membres de haut rang du gouvernement des États-Unis, alléguant, mercredi, qu'ils ont tué illégalement les trois, y compris un jeune garçon de 16 ans, en violation du droit international des droits de l'Homme et de la Constitution US.

Jameel Jaffer, directeur adjoint juridique avec la American Civil Liberties Union, a déclaré dans un appel :

 « Le gouvernement a tué trois Américains. Il devra rendre compte de ses actions. Cette affaire nous donne l'occasion de le faire. »

La plainte (. pdf) est en litige par le Center for Constitutional Rights et l'ACLU. Il réclame des dommages non spécifiés et met en évidence ce que l'on appelle « le programme d’assassinats ciblés sans pilote du gouvernement ». L'ACLU et le Centre maintiennent que les attaques de drones ont tué des milliers de personnes, y compris des centaines d'innocents à l'étranger (selon d'autres estimations de la campagne arrivent à des conclusions très différentes).

La plainte est la première en son genre, et allègue que les États-Unis n'ont pas été engagés dans un conflit armé avec ou au Yémen, interdisant l'utilisation de la force létale, sauf « au moment où elle est appliquée ». La force meurtrière est un dernier recours pour se protéger contre une menace concrète et spécifique, une menace imminente de mort ou de graves blessures physiques. « L'affaire remet directement en question la décision du gouvernement de tuer des Américains, sans contrôle judiciaire. »

Au fond, Jaffer dit que : « La question est de savoir si le gouvernement a le droit de tuer des gens sans les inculper ou d’essayer quoi que ce soit. »

La poursuite est intentée au nom d'Anwar Al-Awlaki, un imam radical et un natif du Nouveau-Mexique. Il a été à l'origine connu pour son blog incendiaire et des vidéos sur YouTube. Mais, selon l'administration Obama, le rôle Awlaki s'est chargé de la revendication vers la planification d’opérations et le recrutement pour Al-Qaïda dans la péninsule arabique. Les autorités américaines affirment qu'il a eu des contacts avec les pirates de l'air du 9/11, et le kamikaze aux sous-vêtements piégés, ainsi que d’autres.

Il a été tué le 30 septembre l'année dernière. Samir Khan a aussi été tué, c’était le rédacteur en chef du magazine anglais Inspire, qui aurait été publié par Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Deux semaines plus tard, le fils d’Abdulrahman Al-Awlaki, un clerc âgé de 16 ans, a été tué dans une attaque séparée du Yémen.

Les défendeurs incluent le secrétaire à la Défense Leon Panetta, le directeur de la CIA David Petraeus, l’US Navy amiral William H. McRaven, et le major-général Joseph Votel de l'armée américaine.

Citant des responsables américains, le Washington Post a rapporté que le fils et Khan n’était pas des cibles préméditées.

Le ministère de la Justice n'a pas immédiatement répondu aux commentaires. L'administration refuse de libérer le mémo du ministère de la Justice qui justifie légalement le ciblage des Américains, et selon le New York Times, le président Obama "approuve ou rejette, tout ce qui est ajouté à la « liste des meurtres".

Mais le procureur général Eric Holder a dit dans un discours de Mars à l'école de Droit de l'Université du Nord-Ouest : « Notre autorité légale ne se limite pas aux champs de bataille en Afghanistan. » Il a dit que l'autorité légale du Congrès, adoptée à la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001, couvre le Yémen et la Somalie , où d'autres attaques de drones sans pilote ont été réalisées.

Holder a déclaré que l'administration prend des mesures avec « le consentement de la nation ou lorsqu’il s’agit d’ une décision que la nation est incapable de prendre ou à laquelle elle ne peut faire face efficacement dans le cadre d’une menace concernant les États-Unis. »

Dans une autre plainte, l'ACLU invoque le Freedom of Information Act, demandant des précisions sur le programme de drones du gouvernement. Dans ce cas, la CIA refuse de confirmer ou de nier l'utilisation militaire secrète de drones pour tuer des terroristes présumés à l'étranger.


Source : Blacklistednews, Wired

Traduction Folamour, Reproduction libre à condition de citer la source ainsi que celle de la traduction.

Informations complémentaires :

Crashdebug.fr : EADS - Drone Harfang

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