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Ils sont bien le Figaro quand même (auquel on a un abonnement), ils sont franchement de droite, mais pas que... Pour le reste, comme nous l'enseigne l'économie... ce n'est pas une fatalité... (Informations complémentaires).

Zemmour 37 01 2018
- Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA

CHRONIQUE - La mondialisation fait sauter les frontières, délocalise des emplois, retire aux peuples leur identité et crée un monde qui ne profite qu'au haut du panier.

C'est le chiffre qui tue. Un chiffre publié à dessein à la veille de l'annuelle réunion des grands patrons à Davos. Un chiffre donné par une ONG, Oxfam, mais qui corrobore d'autres plus officiels : 82% de la richesse créée l'an dernier dans le monde a terminé entre les mains du 1% le plus riche de la population de la planète. Notre ONG n'est pas la première ni la seule. Politiques de gauche, de droite, intellectuels, économistes, grands patrons mêmes, tous ont déjà tiré la sonnette d'alarme sur la concentration inouïe des richesses depuis des décennies.

Les effets de cette concentration, ce sont les inégalités ; la cause, c'est la mondialisation. L'ouverture des frontières, la suppression des droits de douane, les délocalisations massives d'usines, et pour les emplois non délocalisables, logement, restauration, etc., c'est l'immigration à tout-va.

Montée du populisme

Bref, un système dont on a très vite compris la logique qui favorise les riches des pays pauvres au détriment des pauvres des pays riches. Un système qui repose sur l'exploitation des pauvres des pays pauvres pour fabriquer des produits de consommation à bas prix qui permettent aux pauvres des pays riches de croire qu'ils font des affaires ; illusions qu'ils paient de leur emploi mais aussi de l'unité des peuples européens, dynamitée par l'immigration de masse. Les bénéficiaires, on les connaît : les riches des pays riches et les riches des pays pauvres. De plus en plus riches et de plus en plus nombreux. C'est le «boom des milliardaires».

Les conséquences politiques, on les connaît aussi : la montée en puissance de ce que les élites appellent avec mépris le populisme, et qui n'est en réalité que la tentative des peuples de reprendre en main leur destin et de sauver leur identité.

» LIRE AUSSI - Luc Rouban : «Le populisme traduit la “question sociale” du XXIe siècle»

Cela donne Trump, le Brexit, Orbán, la droite polonaise, les nationalistes hindous, ou même Erdogan. C'est pour cela que Trump, plus cohérent et moins fou qu'on ne le dit, s'efforce de s'extraire de la logique libre-échangiste dans laquelle la classe ouvrière américaine s'est enlisée. C'est pourquoi les Gafa, qui vivent fastueusement de ce système mondialisé, lui crachent au visage chaque matin. C'est pourquoi la Chine donne des leçons de libre-échange. C'est pourquoi l'Allemagne tire son épingle du jeu car elle a accepté délibérément d'organiser son économie selon un système dual, hauts salaires pour ses ouvriers des industries exportatrices (automobile, machines-outils) et revenus dérisoires pour les services. C'est pourquoi la gauche française (et la droite qui la suit) est morte : son universalisme abstrait lui a interdit de s'opposer à une mondialisation qui a détruit sa base électorale, se contentant de faire payer une généreuse redistribution par une dette colossale. C'est pourquoi Emmanuel Macron a pris le parti de se soumettre résolument à cette mondialisation, en faisant croire que les premiers de cordée en feront profiter les autres. Un leurre et en même temps une illusion.

 

Source(s) : Le Figaro.fr via Contributeur anonyme

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