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Sans vouloir négliger les 'amicales' propositions de M. Servier, je capitule... Ce n'est pas possible, ont-ils été galvanisés par le discours d'Eric Zemmour ? ; ) Car après la tendance européenne tout est 'constant' dans la communication 'presque' millimétrée du gouvernement. D'ailleurs, François Fillon s'en émeut et semble être le seul à avoir du sens dans cette 'firme' ? Après la position sur le nécessaire débat sur l’Islam, il réagit au message fort envoyé par Chantal Brunel qui fait la une de la presse internationale... Il le sait, les Français sont bien plus subtils, et ils savent dans leur mémoire collective que c'est à la base la droite, sur ordre du patronat, qui a fait venir les immigrés en 1945, pour les mettre en concurrence avec les salariés français, et que ce type d'annonce va au final les desservir, alors il dit, je cite :

"Nous avons la responsabilité collective d'élever le débat républicain..."

A fait valoir François Fillon, qui avait déjà pris ses distances ces derniers temps avec le débat sur l'islam réclamé par la direction de l'UMP.

En tout cas moi ça m’a fait bien rire de voir un membre du gouvernement se lâcher en live. Enfin, de toutes manières, tout comme le FN, ils ont tout intérêt à nous faire peur. On va voir jusqu'où va nous mener la surenchère... Soyez alerte et à l'écoute, ça fait, hélas, partie de leur stratégie

PARIS (Reuters) - François Fillon a appelé mercredi droite et gauche à "élever le débat républicain" après la vive polémique déclenchée par les propos de la député UMP Chantal Brunel sur l'immigration, qu'il a publiquement désapprouvés.

"Je sais bien que depuis quelques jours c'est l'extrême droite qui fixe le calendrier médiatique et politique, eh bien cela doit cesser", a dit le Premier ministre à l'Assemblée.

Le recadrage du chef du gouvernement semblait viser tout à la fois l'opposition, qui s'est indignée des déclarations de Chantal Brunel, que la majorité, divisée sur l'attitude à adopter face à la poussée du Front national.

"Nous avons la responsabilité collective d'élever le débat républicain", a fait valoir François Fillon, qui avait déjà pris ses distances ces derniers temps avec le débat sur l'islam réclamé par la direction de l'UMP.

A quatorze mois de l'élection présidentielle, la campagne doit s'engager "projet contre projet et pas invective contre invective", a-t-il souligné.

A l'heure où l'Europe craint une vague d'immigration venue d'Afrique du Nord, "nous avons la responsabilité collective d'aborder froidement et avec dignité les angoisses de nos concitoyens mais surtout de leur offrir une autre image de la France", a estimé François Fillon.

L'Union européenne, à la recherche d'une "réponse collective" sur l'immigration, fait tout pour que les populations déplacées en Tunisie, en Egypte et en Libye "ne deviennent pas des populations immigrées", a-t-il expliqué.

Il faut également "prendre en charge collectivement l'accueil des populations qui sont en danger et que notre tradition humaniste nous conduit à accueillir", a-t-il dit.

Chantal Brunel, ancienne porte-parole de l'UMP, s'est excusée mercredi après avoir suggéré de remettre "dans les bateaux" les candidats à l'immigration venus de la rive sud de la Méditerranée.

La député de Seine-et-Marne a cependant revendiqué le droit d'utiliser les mêmes mots que le Front national pour, a-t-elle expliqué, mieux le contrer.

AUBRY "EFFRAYÉE"

Pour François Fillon, "Chantal Brunel a tenu des propos que nous n'approuvons pas pour lesquels elle s'est excusée".

En déplacement dans la région lyonnaise, le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, s'est dite "effrayée" de ces propos.

"Quand on est député, quand on défend les valeurs de la Republique et qu'on essaie de faire peur aux Français en faisant croire que les Tunisiens, les Egyptiens, les Libyens vont se précipiter chez nous, c'est proprement scandaleux", a dit la maire de Lille.

Pour Martine Aubry, Nicolas Sarkozy, qui a réclamé le débat sur la laïcité et l'islam, est à l'origine de ces dérives.

"La France s'abîme avec des propos inacceptables tenus par un député et même parfois par le président de la République", a-t-elle dit.

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a désavoué Chantal Brunel tout en minimisant la polémique.

"On ne va pas en faire un plat pendant trois semaines. Il y a des sujets autrement plus importants", a-t-il dit lors du point de presse du parti majoritaire.

Le député UMP de Paris Claude Goasguen a fait montre de moins de mansuétude à l'égard de Chantal Brunel.

"C'est gênant, c'est ridicule et cela donne des armes à la gauche pour nous attaquer en disant qu'on va sur le terrain du Front national", a-t-il expliqué sur France 3.

Pour le député PS Jean-Marie Le Guen, certains élus UMP "se rattachent à n'importe quelle branche". "On sent une espèce de course à l'échalote vers les propos les plus extrêmes", a-t-il dit sur i>Télé.

A l'instar de François Fillon, Laurent Hénart, numéro deux du Parti radical, a invité la classe politique à "se ressaisir".

Pour le président du MoDem, François Bayrou, la voix de la France est en jeu. "Les vagues qu'on nous annonçait, les dizaines de milliers, les centaines de milliers (d'immigrés), il n'y en a aucun", a-t-il dit sur LCI. "Tout ceci est en réalité, pour moi, une atteinte à ce que la France devrait être et au message qu'elle devrait envoyer".

Laure Bretton et Elizabeth Pineau, avec Emmanuel Jarry et à Lyon Catherine Lagrange, édité par Patrick Vignal

Source : Reuters

Informations complémentaires :

AFP : Copé s'en prend aux médias
The associated press : Remettre les réfugiés sur les bateaux : Fillon désapprouve les propos de Brunel
20 Minutes.Fr : Martine Aubry est «effrayée» par les propos de Chantal Brunel

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