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Nous pouvons tous déjà contribuer à l'équilibre de la nature, et en mettant un petit peu de lavande ou une plante mellifère sur nos balcons ou dans nos potagers, pour aider les abeilles a butiner le pari n'est pas stupide. C'est tellement mieux d'avoir un peu de verdure avec soi, tout en aidant des abeilles à polléniser autour d'elles. Pour le reste, vous n'avez de limites que votre imagination et votre espace cultivable, et bien sûr votre portefeuille... Mais faite preuve d'originalité !  

Associer les citadins aux mesures de préservation de la Nature, c’est tout l’enjeu du concept d’écologie de la réconciliation testé par l’Université de l’Arizona.

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Les jardins peuvent être transformés en réserves naturelles et accueillir des espèces indigènes.
Valeriy Lukyanov/NEWSCOM/SIPA


L’écologie de la réconciliation veut faire cohabiter avec harmonie humain et monde naturel en protégeant activement la biodiversité indigène. « La menace sur la biodiversité est beaucoup, beaucoup plus importante que ce que les gens comprennent » explique Michael Rosenzweig, de l’université de l’Arizona et directeur de l’Alliance pour l’écologie de la réconciliation.

Ses recherches montrent que, sans intervention, le nombre d'espèces que la planète peut supporter à long terme a diminué de plus de 90 pour cent au cours du siècle dernier. « Le maintien de la diversité nécessite beaucoup de bons habitats » ajoute le chercheur. Pour autant, il ne compte pas transformer la moitié de la Terre en réserve naturelle.

Les villes et les banlieues peuvent fournir une grande partie de l'habitat nécessaire, estime-t-il, pour se faire, les gens doivent utiliser leurs jardins, leurs parcs et les terres autour des établissements comme les écoles, les lieux de culte ou les entreprises pour fournir un habitat aux espèces indigènes.

C’est lors de l’assemblée annuelle de l'Ecological Society of America que Michael Rosenzweig a exposé ces idées et décrit comment il allait les tester en grandeur réelle avec la collaboration des habitants de Tucson, deuxième ville d’Arizona.

Avec son équipe, il a recensé 300 plantes indigènes retrouvées sur Tumamoc Hill, une réserve naturelle au centre de la ville. Ils ont ensuite appariés des sous-ensembles de 12 à 40 espèces en fonction de leur capacité à coexister ensemble.

En plus d'utiliser les caractéristiques écologiques des plantes, la base de données comprend les caractéristiques importantes : date de floraison, aspect extérieur, taille présumée…Dès lors, chaque habitant de Tucson peut venir récupérer un lot de plante qui lui convient et qu’il pourra planter dans son jardin ou dans un parc.

Cette initiative qui débute à peine pourra être pleinement évaluée que d’ici cinq à dix ans. Elle constitue une façon originale d’impliquer le grand public dans la préservation de la biodiversité.

J.I

Source : Science & Avenir

 

 

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