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Étant humainement impliqué... Et alors que je ne m’y attendais plus, j’avais reçu lundi une réponse amicale d’une personne qui me remerciait de mon soutien dans l’épreuve qu’elle traversait...

Alors, cela m’a fortement ému hier, lorsque j’ai fait le lien, et que j'ai appris, hélas, son décès prématuré…

Patrick Roy était un homme entier. J’avais eu la chance de l’entrevoir à l’Assemblée nationale, avec mon épouse, lors des débats Hadopi où, à l’instar du courageux député Lionel Tardy ou de la technique députée Mme Martine Billard, comme hélas PEU d’hommes ou femmes politiques le font, il défendit avec talents et avec fougue nos intérêts ! Face aux omniprésents lobbies et ... leurs sirènes

Il est donc certain que de nombreux collègues regretteront ses commentaires journaliers et bénévoles, hilarants, les ramenant tout droit vers leurs consciences... Pointé hier par le Petit Journal de Canal + (informations complémentaires)…

D'ailleurs, comme je lui rappelais une de mes maximes préférées : Les hommes marquent l’histoire à leur image...

Monsieur Patrick Roy, plus sérieusement, c’était « concrètement » aussi cela :

Sa dernière apparition remontait au lundi de Pâques, pour le 108e carnaval. Le visage émacié, affaibli par sa lutte courageuse contre la maladie, le député-maire Patrick Roy avait tenu à saluer une dernière fois ses administrés. Lui qui n'aimait que le metal s'en est allé sur un air de samba. Évocation d'un amour réciproque entre un homme et sa ville.

Il est des lignes que l'on se passerait bien d'écrire. Comme celles dans ces mêmes colonnes, un jour de novembre dernier, et qu'il avait pourtant fallu noircir. Lorsque Patrick Roy avait révélé à ses administrés le mal qui le rongeait depuis quelques semaines. « Un cancer des voies digestives », disait-il alors, combatif et optimiste à souhait. Avant de confier, un mois plus tard, dans un théâtre municipal rempli de Denaisiens émus aux larmes, que le combat s'avérerait peut-être plus ardu que prévu. En vérité, quand il s'attaque au pancréas, « le crabe » n'a de cesse de revenir à la charge dans un combat aux relents inégaux.

« Un homme politique atypique. » Le même trait sans cesse esquissé. Il n'est pas galvaudé, s'agissant de Patrick Roy, député (de la 19e) et maire socialiste de Denain, poil à gratter de la majorité sur les bancs de l'Assemblée. On pourrait ajouter :

« Attachant, profondément attachant », tant son contact apparaissait simple et humain. L'expression est en vogue, mais elle lui sied aussi bien que ses vestes visibles à mille lieues dans l'Hémicycle : une « belle personne ». La médiatisation de son combat ne faisant que dire à tous ce que chacun ici, dans sa circonscription depuis 2002 et dans sa ville depuis les élections municipales de 2008, savait intimement.

« Bouc'à chuques »

« Jamais je n'aurais voulu être maire d'une autre ville que Denain », avait-il confessé à ses concitoyens lors de cette cérémonie au théâtre. Elle résonne, depuis hier, comme un adieu non consenti. On peut retourner l'affection dans l'autre sens : « Quelle autre ville aurait bien voulu de lui comme maire » ? De cette « bouc'à chuques », fou passionné de musique metal et pitre parlementaire à la voix de stentor ? Au fond, l'un et l'autre ne se méritaient-ils pas, tout simplement ?

Car il serait trop simple de réduire Patrick Roy à ses seules facéties sur les bancs du Palais Bourbon. Le militant PS, qui avait essuyé ses premières luttes politiques aux briques du faubourg Duchateau, avait des ambitions pour cette ville, ravagée par la misère sociale. Et quand il enfilait ses fameux costumes, le député devenait caisse de résonance pour des « petites gens » qu'il représentait assidûment à Paris - ces victimes de l'amiante, pour ne citer que son combat le plus emblématique.

Quant à sa ville, il avait entrepris de lui redonner une image à la mesure des sacrifices passés. Pour grands services économiques rendus à la Nation, si chacun veut bien se retourner quelques dizaines d'années en arrière. La lutte contre l'habitat insalubre, la réhabilitation du parc Zola, la rénovation urbaine, la propreté, le devenir des friches industrielles... En trois petites années, Patrick Roy avait démarré tous ces chantiers. C'est de cela, et de cela seul, que les Denaisiens devront se souvenir. Et son (ou sa) successeur, garder à l'esprit. En plus de ce regard si pétillant de vie.

La population pourra rendre un hommage à Patrick Roy, ce vendredi, de 10 h à 17 heures, à l'hôtel de ville de Denain. Les obsèques auront lieu samedi, à 10 h 30, salle de la place Baudin.

Source : La Voix Du Nord

L'énergie ne disparaît pas : elle se transforme...

Bonne découverte universelle M. Patrick Roy... Plus d'embargo sur la connaissance...

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