Cameroun : l'Elysée confirme la libération des otages français

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Enfin une bonne nouvelle, voilà qui devrait redonner des couleurs à l'exécutif... Du reste Alain Marsaud (UMP) indiquait à I-Télé ce matin à 11h55 que le groupe qui avait enlevé les otages était a priori un groupe crapuleux et non pas la secte Boko Haram.

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Une image des otages français diffusée par les ravisseurs et captée sur You Tube le 25 février - AFP

Le président camerounais Paul Biya a annoncé vendredi la libération des sept otages français, un collaborateur de GDF Suez et sa famille, dont quatre enfants, enlevés en février dans le nord du Cameroun par le groupe islamiste nigérian Boko Haram et détenus depuis au Nigeria.

« Le président de la République du Cameroun, Paul Biya, annonce à l'opinion publique nationale et internationale que les sept otages français enlevés le 19 février 2013 à Dabanga (nord) ont été rendus cette nuit aux autorités camerounaises », selon un communiqué lu à la radio nationale.

L'information a ensuite été confirmée par la présidence de la République.

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C'est avec un immense soulagement et une grande joie que le Président de la République confirme la libération des sept membres de la famille Moulin-Fournier enlevée le 19 février dernier au Cameroun. Ils sont tous en bonne santé et ont rejoint Yaoundé explique l'Elysée dans son communiqué.

'Laurent Fabius s'est immédiatement rendu sur place. Et la famille Moulin-Fournier sera le plus vite possible rapatriée en France complète le communiqué qui rappelle par ailleurs que huit autres ressortissants français sont toujours détenus au Sahel.

Enlèvement revendiqué en février

Les sept Français, trois adultes et quatre enfants, avaient été enlevés lors d'une excursion dans le nord du Cameroun, près de la frontière avec le Nigeria où, selon les autorités camerounaises, ils avaient été rapidement transférés par leurs ravisseurs.Tanguy Moulin-Fournier, le père, est un cadre de GDF Suez en poste au Cameroun depuis 2011.

Dans les jours qui avaient suivi l'enlèvement, Paris avait envoyé au Cameroun des soldats chargés de participer à l'enquête et aux recherches.

Le groupe islamiste nigérian Boko Haram avait revendiqué l'enlèvement le 25 février et il réclamait, en échange de leur libération, celle de femmes et d'enfants membres de l'organisation détenus dans les prisons nigérianes et camerounaises.

Une vidéo montrant les sept otages avait été diffusée fin février et mi-mars, dans un enregistrement sonore, un homme se présentant comme Tanguy Moulin-Fournier, avait demandé aux autorités françaises et au président camerounais, Paul Biya, de « tout mettre en oeuvre » pour qu'une solution soit trouvée.

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Source : Lesechos.fr

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