Coup de chaud sur la planète Terre, l'ONU tire la sonnette d'alarme

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On le voit bien du reste pour ce mois de novembre, mais d'autres théories qui se détachent du réchauffement climatique anthropique viennent étayer ce fait... (Informations complémentaires)

L'année 2011 comptera parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées, indique mardi l'Onu dans un nouveau rapport, alors que se tient en ce moment la conférence sur le climat à Durban. A la clé, un risque de voir disparaître des îles.

Coup de froid à Durban, en Afrique du sud, alors que les délégués de près de 200 pays sont réunis depuis lundi sur le climat, un nouveau rapport de l'ONU indique mardi que la planète continue de se réchauffer. L'année 2011 est une des années les plus chaudes jamais enregistrée, selon l'Organisation météorologique mondiale. L'agence des Nations unies précise que les 13 années les plus chaudes au plan mondial ont été enregistrées depuis 1997, année de la conclusion du protocole de Kyoto
 
La hausse des températures a d'ores et déjà favorisé des conditions climatiques extrêmes, qui accroissent l'intensité des sécheresses et de précipitations ici et là à travers le monde, explique le rapport.  "Notre expertise est solide et prouve sans aucune ambiguïté que le monde se réchauffe, et que ce phénomène est dû aux activités de l'homme",  a précisé le secrétaire général adjoint de l'OMM, Jerry Lengoasa, à la presse.  
 
Cette année, le climat de la planète a été fortement sous l'influence du phénomène climatique appelé La Nina, généralement associé à une météo extrême dans la région Asie-Pacifique mais aussi en Amérique du Sud et en Afrique. Ce phénomène est apparu de manière inattendue dans la zone tropicale du Pacifique au second semestre 2010. Cette Nina, l'une des plus marquées en 60 ans, est associée de près à la sécheresse constatée en Afrique de l'Est, aux Etats-Unis et dans la zone équatoriale centrale du Pacifique, ainsi qu'à de graves inondations dans d'autres régions du monde.
 
Plus de canicules dans le monde  
   
Les concentrations de gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère ont atteint un nouveau niveau record, selon l'OMM. "Ils se rapprochent rapidement d'un niveau entraînant une hausse de 2 à 2,4° Celsius de la température moyenne mondiale, hausse qui, selon la communauté scientifique, pourrait déclencher des modifications de grande ampleur et irréversibles sur notre Terre, dans sa biosphère et dans les océans", a prévenu son secrétaire général Michel Jarraud.
 
C'est la Russie qui connaît la plus forte variation par rapport à la moyenne. De janvier à octobre, les régions boréales de ce pays ont enregistré des températures supérieures par endroits de 4° à la moyenne, indique l'OMM. Des scientifiques de l'Onu ont averti ce mois-ci dans un autre rapport qu'une augmentation du nombre de canicules était quasi certaine à travers le monde. Le réchauffement s'accompagnerait  vraisemblablement d'un surcroît d'inondations, de cyclones plus puissants et de coulées de boues plus nombreuses, mais aussi de sécheresses plus intenses.
 
L'Organisation de coopération de développement économiques (OCDE) estime pour sa part que la moyenne des températures mondiales pourrait augmenter de 3 à 6° Celsius d'ici la fin du XXIe siècle, si les Etats ne freinent pas le niveau d'émissions de GES. La fonte des glaciers et la hausse du niveau des mers s'accompagneront de destructions sans précédent et certains micro-Etats insulaires risquent de disparaître, ajoute l'OCDE.

Source : TF1 news

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