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Ce sont toutes et tous des lâches, alors que la dictature sanitaire s'impose tout les jours un peu plus, et ce n'est pas fini, seul Florient Philippot et François Asselineau s'y opposent franchement.

Opposition Fantome
Assemblée nationale : Jean-Luc Mélenchon écoute Jean Castex / MARTIN BUREAU / AFP

Comment critiquer l’exécutif sans être taxé de « déni sanitaire » ? Une équation que tentent de résoudre les principaux opposants à Emmanuel Macron

Quel chemin emprunter ? Comment s’attaquer à un gouvernement qui, en pleine crise sanitaire, tente tant bien que mal de réduire le nombre de morts ? Il n’est pas étonnant que depuis une semaine, les relations se soient considérablement tendues entre les membres de l’exécutif et les oppositions. La campagne présidentielle approche. À moins de dix-huit mois de l’élection structurante de la vie politique française, les potentiels adversaires d’Emmanuel Macron sont placés devant un dilemme impossible. S’ils confinent leurs ambitions et leurs critiques envers l’exécutif avant même le pic de la deuxième vague, ils sont peu à peu condamnés à disparaître du champ du débat public, tant la crise sanitaire, et ses désastreuses conséquences, écrase tout.

Mais s’ils attaquent, sabre au clair, poussés dans le dos, pensent-ils, par une opinion publique qui accorde une confiance toute relative au gouvernement pour lutter efficacement contre l’épidémie, ils peuvent facilement être taxés de « déni sanitaire ». Une posture trumpienne qu’aucun responsable politique n’assume aujourd’hui en France, et surtout pas une Marine Le Pen en quête de hauteur, alors que les sondages montrent que la santé est redevenue la priorité numéro 1 de nos concitoyens. Une étude Elabe publiée vendredi matin révèle même que l’adhésion au confinement est en progression, malgré une semaine marquée par les couacs à répétition de l’exécutif à propos de la mise en œuvre des restrictions.

Olivier Véran sorti perdant d'une passe d'armes à l'Assemblée

Ce prétendu « déni sanitaire » de l’opposition est devenu l’angle d’attaque préféré du gouvernement. Dans Le Figaro de ce vendredi, le porte-parole Gabriel Attal, accuse par exemple Les Républicains qui ont soutenu les petits commerçants, de vouloir inventer un « confinement gruyère dont on ne verrait plus que les trous ». « De la non-assistance à pays en danger » selon lui. « Nos opposants sont des irresponsables », abonde une ministre, en off.

Quel chemin emprunter ? Comment s’attaquer à un gouvernement qui, en pleine crise sanitaire, tente tant bien que mal de réduire le nombre de morts ? Il n’est pas étonnant que depuis une semaine, les relations se soient considérablement tendues entre les membres de l’exécutif et les oppositions. La campagne présidentielle approche. À moins de dix-huit mois de l’élection structurante de la vie politique française, les potentiels adversaires d’Emmanuel Macron sont placés devant un dilemme impossible. S’ils confinent leurs ambitions et leurs critiques envers l’exécutif avant même le pic de la deuxième vague, ils sont peu à peu condamnés à disparaître du champ du débat public, tant la crise sanitaire, et ses désastreuses conséquences, écrase tout.

Mais s’ils attaquent, sabre au clair, poussés dans le dos, pensent-ils, par une opinion publique qui accorde une confiance toute relative au gouvernement pour lutter efficacement contre l’épidémie, ils peuvent facilement être taxés de « déni sanitaire ». Une posture trumpienne qu’aucun responsable politique n’assume aujourd’hui en France, et surtout pas une Marine Le Pen en quête de hauteur, alors que les sondages montrent que la santé est redevenue la priorité numéro 1 de nos concitoyens. Une étude Elabe publiée vendredi matin révèle même que l’adhésion au confinement est en progression, malgré une semaine marquée par les couacs à répétition de l’exécutif à propos de la mise en œuvre des restrictions.

Olivier Véran sorti perdant d'une passe d'armes à l'Assemblée

Ce prétendu « déni sanitaire » de l’opposition est devenu l’angle d’attaque préféré du gouvernement. Dans Le Figaro de ce vendredi, le porte-parole Gabriel Attal, accuse par exemple Les Républicains qui ont soutenu les petits commerçants, de vouloir inventer un « confinement gruyère dont on ne verrait plus que les trous ». « De la non-assistance à pays en danger » selon lui. « Nos opposants sont des irresponsables », abonde une ministre, en off.

Pour exister, les oppositions font feu de tout bois au parlement. Et obtiennent quelques victoires symboliques comme le vote surprise à l’Assemblée nationale mardi dernier de deux amendements dont l’un raccourcissant la durée de l’Etat d’urgence sanitaire, alors que la majorité avait en partie déserté l’hémicycle. L’occasion d’une passe d’armes dont le ministre de la Santé, Olivier Véran, excédé, n’est pas sorti gagnant. « On n’a jamais raison de perdre son calme même s’il peut y avoir des raisons de le perdre » a-t-il concédé, dans un demi mea culpa.

Éviter de laisser Anne Hidalgo prendre le leadership

Les Insoumis mènent eux la charge contre la multiplication des Conseils de Défense. Autant de « comités secrets » autour d'Emmanuel Macron pour « se protéger judiciairement » et « mettre tout le monde à l'abri », peste Jean-Luc Mélenchon.

L’exécutif a à peine pris le temps de lui répondre, déjà tendu vers un autre objectif : éviter de laisser Anne Hidalgo prendre le leadership du camp du bon sens dans cette période chahutée. Lors du premier confinement, la maire de Paris avait bataillé pour l’ouverture des parcs et jardins. Cette fois-ci, elle réclame la réouverture des librairies. Elle est en phase avec les Français qui sont 62% à les ranger dans la catégorie des commerces essentiels nous apprend encore ce même sondage Elabe. Pour éviter de lui donner un argument supplémentaire, le Premier ministre Jean Castex n’a pas hésité à désavouer Gabriel Attal qui avait annoncé un peu trop vite un nouveau couvre-feu dans certains commerces parisiens. Et Anne Hidalgo a pu valider elle-même la mesure deux jours plus tard au micro de Jean-Jacques Bourdin, bien installée dans ses habits d’opposante raisonnable et de possible candidate écolo-socialiste à la présidentielle.

Car nous assistons bien aux premiers soubresauts d’une campagne dans laquelle Jean-Luc Mélenchon s’apprête à sauter à pieds joints dès ce samedi. Invité vendredi matin sur LCI, l’un de ses proches, le député Alexis Corbière a confirmé que le leader des Insoumis devrait faire part de ses intentions après une réunion avec les parlementaires de son mouvement. Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat a, lui, choisi le même week-end pour expédier une lettre à ses sympathisants dans laquelle il promet « de remettre la France en ordre ». Comme si pour les possibles adversaires d’Emmanuel Macron, le seul salut reposait dans un grand bond vers le monde d’après, celui de 2022.

 

Source : Marianne.net

 

Information complémentaire :

Crashdebug.fr : Reconfinement : Réaction de François Asselineau (UPR)

 

 

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