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Les responsables américains ont estimé qu'il y a environ 800 prisonniers de quatre douzaines de pays dans une série de prisons et de centres de détention gérés par des Kurdes dans le nord de la Syrie.

Syrie 18 02 2019
La lutte contre les militants de l'État islamique se poursuit dans le village de Baghouz, en Syrie. Photo : PA

Le président américain Donald Trump a exigé que l'Europe accueille des centaines de combattants de l'État islamique capturés en Syrie, menaçant que les États-Unis soient autrement forcés de les libérer.

« Les États-Unis demandent à la Grande-Bretagne, à la France, à l'Allemagne et à d'autres alliés européens de reprendre plus de 800 combattants de l'ISIS que nous avons capturés en Syrie et de les traduire en justice », a écrit le président dans une multitude de tweets.

« Le califat est prêt à tomber. L'alternative n'est pas bonne, car nous serons obligés de les libérer. »

« Les Etats-Unis ne veulent pas voir ces combattants d'ISIS s'infiltrer en Europe et c'est là qu'ils sont censés aller. »

« Nous faisons tant de choses et dépensons tant - Du temps pour que les autres fassent le travail qu'ils sont tellement capables de faire. Nous nous retirons après une victoire califale à 100% ! »

    Les États-Unis demandent à la Grande-Bretagne, à la France, à l'Allemagne et à d'autres alliés européens de reprendre plus de 800 chasseurs ISIS que nous avons capturés en Syrie et de les juger. Le califat est prêt à tomber. L'alternative n'est pas bonne, car nous serons obligés de les libérer.................................................................... - Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 17 février 2019

    ... Les États-Unis ne veulent pas voir ces combatants d’ISIS s'infiltrer en Europe, où ils sont censés aller. Nous faisons tant de choses et dépensons tant - Du temps pour que les autres fassent le travail qu'ils sont capables de faire. Nous nous retirons après une victoire califale à 100% ! - Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 17 février 2019

Les Forces démocratiques syriennes, ou SDF, une milice kurde soutenue par les États-Unis, ont lancé ce mois-ci une offensive pour déloger l'État islamique du village de Baghuz, la seule zone encore sous son contrôle, près de la frontière irakienne.

Une fois que la coalition dirigée par les Etats-Unis aura déclaré qu'elle a pris tous les territoires de la SI, la Maison-Blanche devrait retirer ses troupes américaines.


Lorsque cela se produira, le risque sera grand que des « combattants terroristes étrangers » échappent au contrôle du SDF et reprennent les armes.

Les responsables américains ont estimé qu'il y a environ 800 prisonniers de quatre douzaines de pays dans une série de prisons et de centres de détention gérés par des Kurdes dans le nord de la Syrie.

Les autorités kurdes ont estimé que le nombre de membres des familles des combattants capturés pourrait s'élever à plus de 4000.

Un autre sort possible pour les prisonniers militants est qu'ils finissent sous la garde du régime du président syrien Bachar al-Assad.

Donald 18 02 2019
Le président américain Donald Trump. Photo : PA


Les États-Unis ont préféré que les pays d'origine des combattants de l'ISIS en assument la responsabilité.

Mais la plupart des gouvernements étrangers ont hésité à le faire de peur de radicaliser leurs compagnons de cellule ou d'épuiser leurs ressources.

Les États-Unis envisagent le transfert de certains des combattants les plus endurcis vers le camp militaire américain de Guantanamo Bay, à Cuba, où les auteurs présumés des attentats du 11 septembre sont toujours détenus.

Trump n'a pas mentionné cette possibilité dans ses tweets du samedi soir.

Vendredi, Trump a dit que les annonces sur la chute du califat seraient faites « au cours des prochaines 24 heures », mais cette date butoir est arrivée et elle est passée.

Un commandant du SDF a déclaré que ses forces soutenues par les États-Unis avaient ralenti leur progression pour protéger les civils.

Les djihadistes ont déclaré un « califat » dans une grande partie de la Syrie et de l'Irak voisin en 2014, mais ils ont depuis perdu presque toute une partie de leur territoire près de la frontière irakienne.

Le retrait de Trump de la Syrie a mis en évidence le profond fossé transatlantique qui s'est creusé sous sa présidence, et les divergences de vues des deux parties ont été exposées samedi lors d'une conférence sur la sécurité à Munich.

Une source du gouvernement français a critiqué l'approche de l'administration Trump en disant que « nous partons, vous restez » et a ajouté : «  Ils essaient de gérer les conséquences d'une décision précipitée et de nous rendre. »

 

Tribune News Service, Agence France-Presse, Bloomberg

Cet article est paru dans l'édition imprimée du South China Morning Post sous le titre : europe told : take back i.s. fighters

 

Source : Scmp.com

 

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