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Comme d'habitude, ils financent des terroristes, et après ils se plaignent....

Ag Ghali
Ag Ghali

Dans la lutte menée contre les islamistes au nord Mali, surgit un homme qui a des relations sans précédent avec les Allemands. En 2003, il a joué un rôle important dans le payement de la rançon qui a facilité la libération des touristes allemands pris en otage en Algérie.

Ce chef touareg se tient debout, avec un corps bien musclé et une barbe noire qu’il a laissé pousser ; les rares fois où il sourit, il  te donne l’impression d’être doux. Dans le passé, il était le chef de la tribu des Ifogas, qui vit dans les montagnes et les déserts du Grand Sahara, mais la France considère Iyad Ag Ghali comme l’ennemi juré de l’Occident.

Ag Ghali commande aujourd’hui le plus grand regroupement islamiste au Mali, Ansar Edine, qui compte quelque 1500 combattants, et contrôle 60% du territoire. Il livre une guerre contre l’armée française qui les combat avec ses avions militaires, ses hélicoptères et son infanterie. Berlin tente d’aider la France en assurant les avions de transports.

Il y a quelques années pourtant, les relations entre Ag Ghali et les Allemands étaient très bonnes. On le considérait, à l’époque, comme un allié, puisqu’il avait facilité, en 2003, la libération d’otages occidentaux dont 10 Allemands. Ag Ghali était loin d’être islamiste, en plus du fait qu’il n’a jamais été connu extrémiste. Mais à cause de la pression née de la rivalité entre Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (MUJAO), dissidente de la première (et qui disposent chacune de 500 combattants), Ag Ghali a, lui aussi, recouru à la religion il y a une semaine. Il a ainsi obligé l’application implacable de la charia dans les zones sous le contrôle d’Ansar Edine. Et, aujourd’hui, il tient un discours enflammé contre les « mécréants ».

Sans doute que sa vocation religieuse ne convient pas à son mode de vie. Même au moment des premiers raids aériens de l’armée française, ce chef que ses hommes appelle « le lion du Sahara » vivait dans une imposante maison construite pour lui par le défunt guide libyen, Mouammar Kadhafi, non loin de l’aéroport de Kidal.

Mais selon des informations recueillies par les services de renseignements allemands (le BND), il y a une étroite relation entre Ag Ghali et les groupes liés à AQMI dans la zone. Le gouvernement de Bamako espérait, jusqu’à une date récente, que l’argent parvienne à convaincre les forces touareg à renoncer à cette relation islamiste. Ag Ghali était même partie prenante dans les négociations. Mais le BND a mis en garde le gouvernement allemand contre des propos tenus par le chef des rebelles à ses hommes disant que les négociations ne sont qu’une manœuvre pour gagner du temps et pour mieux préparer l’attaque contre le sud.

« C’était notre homme »

Dans le passé Iyad Ag Ghali était un homme politique connu, à tel point que le gouvernement malien l’avait envoyé une fois, en tant que diplomate, en Arabie saoudite. Au printemps 2003, un groupe d’aventuriers occidentaux ont été enlevés dans le grand Sahara. Ag Ghali avait alors aidé les Allemands en jouant un rôle d’intermédiaire entre la capitale Bamako et le groupe islamiste responsable de l’enlèvement, à savoir le GSPC algérien (groupe salafiste pour le prêche et le combat).

Ag Ghali avait réussi, en fin de compte, à parvenir à un accord et, en août 2003, 14 otages ont été libérés contre une rançon de 5 millions d’euros (6,7 millions d’USD). Après cela, un haut responsable du ministère allemand des Affaires étrangères avait transporté l’argent à Bamako à bord d’un avion militaire ; il a remis le magot au gouvernement malien qui a envoyé, à son tour, Iyad Ag Ghali dans la zone frontalière entre le Mali et l’Algérie. Et comme le disait un ancien haut responsable dans le gouvernement allemand : « Ag Ghali était notre homme ».

 

Source : « Al jerida » (Kuweit) traduction : « El Hourriya ») via Chalouette

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